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16/02/2013

L'école de la nuit

Voici aujourd'hui mon billet sur L'école de la nuit (Shadow of the night pour le titre original) de Deborah Harkness. J'ai republié mon billet sur le premier tome avant-hier, vous pouvez le lire juste en dessous. Je vais essayer de faire un billet sans spoilers, en tout cas pour ceux qui ont déjà lu le premier volet. Je pense qu'il est toujours difficile de parler d'un second tome sans évoquer le premier alors si ceux qui n'ont encore rien lu de la série souhaitent garder une surprise totale, je vous suggère de vous arrêter là :-) Enfin si, juste une dernière chose: j'ai totalement a-do-ré ce second tome!

ecole_10.jpgL'histoire reprend là où nous l'avions laissée et nous nous retrouvons propulsés, avec Diana et Matthew, en pleine angleterre élizabéthaine. Là, nos tourtereaux espèrent pouvoir évoluer en paix, afin de laisser le temps à Diana d'apprendre à maîtriser ses pouvoirs, et d'en découvrir l'étendue, mais aussi d'en savoir plus sur ce fameux manuscrit. 

Pour moi, ce second tome est une version améliorée du premier. L'auteur en a gommé les petits défauts, tout en gardant son style inimitable. L'école de la nuit est aussi dense que son prédécesseur, pour autant, il ne s'y passe pas énormément de choses au niveau action. Nous nous installons en Angleterre sous le règne d'Elizabeth en compagnie de Matthew et Diana, et nous vivottons à leurs côtés. Quand bien même, pour moi, Deborah Harkness fait preuve d'une virtuosité de maîtrise de son récit et de ses personnages. Son écriture a quelque chose de très impressionnant. C'est vivant, bien écrit, exhaustif. Elle a le don en plus de mêler les petites histoires aux grandes histoires, de nous dresser des portraits de personnages uniques et d'étoffer leurs histoires personnelles. Je pense particulièrement à l'histoire de Matthew ici qui est davantage développée, notamment grâce à la connaissance d'un membre de sa famille que nous n'avions pas eu l'occasion de rencontrer jusqu'ici. Mais tous les autres personnages secondaires que nous rencontrons sont tous excellents, eux aussi. On ressent une vraie effervescence à ce niveau dans cet opus, et c'est un véritable régal.

Autre très bon point, les passages entre Diana et Matthew sont beaucoup plus réussis que précédemment. Nous les sentons s'installer dans leur vie de couple, avec toutes les tensions et désaccords que ça implique. Leurs liens n'en sont d'ailleurs que plus forts et il est impossible de ne pas se prendre d'affection pour ce couple "insolite", et plus du tout mièvre. Pour moi, c'est une très grande avancée par rapport au premier tome. Je pourrais encore dire des tas de choses sur ce roman, mais pour éviter les spoilers, il vaut mieux que je m'en tienne là. 

Je suis impatiente de lire la troisième et dernière partie de l'histoire. Il y a pas mal d'éléments qui viennent se greffer à l'intrigue, et on referme le roman en nous demandant ce qu'il a bien pu se passer dans le présent pendant que Diana et Matthew étaient dans le passé. A ce titre, j'ai beaucoup aimé les chapitres qui entrecoupent le récit et qui nous donnent quelques informations sur le présent de nos héros. Je me demande vraiment ce qu'il en sera dans le dernier volet. J'ai hâââââtee! Mais aucune date n'est encore annoncée, donc patience!

Je vous renvoie vers l'avis de Shopgirl qui devrait bientôt être en ligne.

 

Deborah Harkness, L'école de la nuit, Orbit, 2012, 552 pages.

15/02/2013

Le livre perdu des sortilèges

le_livre_perdu_des_sortile_ges.jpg

En prévision de ma lecture commune de L'école de la nuit avec Shopgirl, je vous propose aujourd'hui la republication de mon billet sur le premier tome de la série écrite par Deborah Harkness

Je comptais publier ce billet plus tôt cette semaine, mais ça a été une semaine assez folle dans l'ensemble, donc me voici ce soir, en quatrième vitesse car mon billet sur le deuxième tome est prévu pour demain. J'ai lu Le livre perdu des sortilèges il y a à peu près un an et je l'avais beaucoup aimé. Voici l'avis que j'avais publié alors (bien que légèrement modifié).

Diana Bishop est la dernière d’une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé dpuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous – démons, sorcières et vampires – le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu’énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au coeur de la toumente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.

Voici mon avis découpé en quelques points:

- L’ancrage de l’histoire, le fond historique, les mythes… sont ultra-travaillés. On se sent « pris en charge » et en confiance. L’auteur parsème son histoire de zones d’ombre et de questions sans réponse définitive mais elle n’accumule pas les incompréhensions et abreuve son lecteur d’informations, de détails dont on sait qu’ils auront leur importance à un moment ou à un autre. On peut déplorer parfois des répétitions, mais je dois avouer qu’il y a tellement d’informations que ce n’est pas forcément un défaut, et ce n’est pas une mauvaise chose de se voir rappeler certains faits pour garder en tête les éléments importants. Bien entendu, j’ai lu ce livre sur une période assez longue, alors les personnes qui l’ont dévoré ne l’ont peut-être pas entendu de la même façon.

- J’ai adoré la façon dont l’auteur a créé le mythe des familles de vampires: leur mode de fonctionnement, la façon dont s’organisent leurs familles, les règles à respecter, etc… J’ai aussi apprécié découvrir les familles de sorciers mais l’auteur reste encore assez floue, sans doute car l’héroïne, Diana, est elle-même  novice dans le domaine car elle s’est volontairement détachée de ce monde-là. Et puis, je pense aussi qu’il y a beaucoup d’éléments importants propre à l’histoire des sorciers qui entrent en ligne de compte pour la résolution de l’intrigue principale de l’histoire. Les informations sont donc assez diluées. Par contre, j’aurais aimé en savoir plus sur les démons, ils ont l’air fascinant, mais chaque chose en son temps…

- Je veux la même maison que les Bishop! Ohlala, j’ai eu un tel coup de coeur pour cette maison et ses petits tours de passe-passe absolument adorables, et si imaginatifs! Dignes de JK Rowling! Ceux qui ont lu, sauront de quoi je parle!

- L’histoire entre Diana et Matthew est touchante et j’ai beaucoup aimé l'évolution de leur relation, bien que parfois certains dialogues sont un peu trop niais. Ca ne me dérange pas du tout dans l’absolu, c’est juste que ça ne colle pas vraiment avec le ton du roman qui se veut sérieux, et exhaustif. 

- J’aime les lieux que l’auteur a utilisés: la grande bibliothèque bodléienne d’Oxford (le rêve!), le campus, la petite ville américaine, le château en France… On voyage beaucoup, et les différents endroits rythment très agréablement le récit. Ils permettent aussi d'entrer davantage dans la vie de tel ou tel personnage, selon le lien qu'il a avec le lieu où nous nous trouvons.

- Le style de l’auteur est fluide, et ne rend pas le roman indigeste, ce qui aurait très bien pu être le cas, vu de sa densité.

Bien sûr, je peux encore dire des tas de choses sur ce roman, mais j'espère vous avoir déjà donné envie de vous y plonger! A savoir qu'il est disponible en poche, si ce n'est pas beau tout ça! Je vous retrouve dimanche pour mon billet sur L'école de la nuit, suite et deuxième volet de la trilogie All Souls.

Bonne soirée, et passez un excellent weekend!

 

Deborah Harkness, Le livre perdu des sortilèges, Orbit,  2011, 528 pages