Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/02/2013

The Alexander McCall Smith Challenge

Chers lecteurs, 

En ce 1er février, j'ai le plaisir de lancer le Challenge Alexander McCall Smith! Nombreux d'entre vous savent à quel point j'aime cet auteur, et je suis très heureuse d'organiser cet évènement. J'espère qu'il sera, pour nombreux d'entre vous, l'occasion de creuser davantage dans l'écriture de McCall Smith ou tout simplement de faire sa connaissance.

images-2.jpeg

A propos de l'auteur...

A. McCall Smith s'est fait connaître en tant qu'auteur avec sa série mettant en scène Mma Ramotswe, détective au Botswana. Avant ce succès, il enseignait le droit médical dans les universités du Royaume-Uni ainsi qu'à l'étranger. La renommée des aventures de Precious Ramotswe lui a permis de se consacrer uniquement à l'écriture. Et grand bien lui en a pris! Il est à ce jour l'auteur de très nombreux romans issus de plusieurs séries.

La plus chère à mon coeur, et celle dont je vous ai déjà parlé à de nombreuses reprises (tous les tomes sortis en français sont chroniqués sur ce blog), est celle dont l'héroïne est la merveilleuse Isabel Dalhousie, philosophe de son état et édimbourgeoise jusqu'au bout des ongles. Mais il ne faut pas passer à côté d'une autre série à succès: celle peuplée des habitants du 44 Scotland Street dont les aventures sont d'abord apparues sous forme de chroniques dans The Scotsman, avant d'être compilées en romans. Ces trois séries de livres sont traduites en français (chez 10/18 pour les formats poche).

images-3.jpeg

Viennent ensuite d'autres séries comme Corduroy Mansions dont le schéma de base se calque sur 44 Scotland Street mais dont les personnages sont des habitants d'un immeuble londonien. Il y a également la série Pr. Von Igelfeld qui m'a l'air délicieusement loufoque. Dernièrement, nous avons également eu droit à un roman ne se plaçant pas dans une série Trains & lovers (dont j'ai parlé ici), mais il y a également eu La's orchestra saves the world. McCall Smith a également écrit pour la jeunesse, et je dois avouer que je suis assez curieuse de voir ce que ça donne. Malheureusement pour les non-anglophones, ces romans ne sont pas (encore?) traduits.

Voilà un peu pour le topo livresque. Si ça vous intéresse, et pour plus de clareté, je peux consacrer un billet-listing de l'ensemble des titres.

Si je devais parler de la plume de McCall Smith, je dirais qu'elle mêle humour et intelligence. Ses livres me rappellent les plaisirs simples de la vie, ils traitent avec drôlerie les travers de chacun, nous dépeignent un art de vivre à la fois anodin et particulier, et surtout, des personnages loufoques, qui vont et qui viennent, qui vivottent, qui nous font rire ou nous agacent. McCall Smith a un don pour capter les interactions sociales du quotidien, celles qu'on estime insignifiantes mais qui sont finalement la vie. Et puis bien sûr, il y a la ville d'Edimbourg qui, dans sa série Isabel Dalhousie et 44 Scotland Street, est un personnage à elle-seule. Il en parle avec tellement d'amour qu'il est impossible de ne pas se languir de la découvrir C'est aussi grâce à ses mots que je suis allée la visiter l'année dernière (il y a 1 an jour pour jour, j'y étais...) et que j'en suis tombée follement amoureuse.

Alors voilà pourquoi ce challenge me tient autant à coeur! Mais ne perdons plus de temps, place aux règles, mes très chers!

Règles du Challenge

1. Le challenge se terminera le 15 mars 2014. Il débute maintenant.

2. J'ai beaucoup réfléchi à l'organisation du challenge sans parvenir à me décider. Comme il s'agit d'un challenge basé sur un auteur, et non pas sur un thème plus large, les lectures sont réduites (même si McCall Smith est prolifique) et me lancer dans plusieurs niveaux n'aurait pas vraiment été pertinent. Je me suis donc arrêtée sur un minimum de 3 romans à découvrir, étalés sur au moins 2 séries. 

Je souhaite mettre en avant l'aspect sériel des écrits de l'auteur, car je trouve que c'est important (en plus d'être chouette) d'entrer dans plusieurs de ses univers pour le découvrir vraiment. De plus, ses romans ne sont en général pas bien épais, de sorte que ça ne rend pas la tâche à accomplir trop fastidieuse, right?

Si vous êtes incroyablement motivés et que la fièvre vous emporte dans un élan de lecture mccallsmith-esques, un système de bonus est mis en place. 5 points par lecture supplémentaire et 10 points s'il s'agit d'une troisième ou quatrième série découverte. Bonus de 20 points pour quiconque serait à jour dans l'une de ses séries (et peu importe si la lecture de 2 romans vous suffit à décrocher le bonus). Au terme du challenge, celui qui l'aura relevé haut la main et qui aura accumulé le plus de points recevra une petite récompense (ne me demandez pas, je ne sais pas du tout ce que je vais concocter!). 

3. Voici les logos. J'espère qu'ils vous plaisent! J'en referai peut-être d'autres en cours d'année, mais pour l'instant, je suis assez contente de ceux-ci. Pour marquer votre participation, apposez un des logos en fin de billet et mettez un lien vers le billet du challenge. 

AMCSC1.jpeg

AMCSC3.jpeg

AMCSC2.jpeg  AMCSC4.jpeg

4. N'oubliez pas ensuite de m'envoyer le lien de votre billet soit par email, soit dans les commentaires sur un des billets du challenge. J'ajouterai alors un lien à côté de votre nom vers votre chronique dans mon billet/page récapitulatif. 

Rien de bien compliqué en somme, un challenge assez traditionnel et qui, je l'espère, nous procurera beaucoup de plaisir de lecture ensemble.

Les participantes:

- Shelbylee

- Shopgirl: Billet de présentation

- Trillian : Le club des philosophes amateurs ; Amis, amants, chocolat

- Emma

- Maéva

- La plume et la page

- Céline: Billet de présentation

- FondantoChocolat : Une question d'attitude

- Lauranne

- Estellecalim

- Mrs Pepys

- Soukee : Billet de présentation

 

Pour vous inscrire, rien de plus simple:

laissez-moi un petit commentaire ci-dessous!

19/01/2013

Trains & lovers

alexander mccall smith,littérature écossaise,coups de coeur,in englishJe vous retrouve aujourd'hui pour une chronique littéraire sur mon premier coup de coeur de l'année (et pas le dernier, je peux vous l'assurer). Bon, vous le savez, Alexander McCall Smith est un de mes auteurs favoris, voire même mon écrivain contemporain préféré. Je suis loin encore d'avoir tout lu (ce qui par ailleurs me ravit), mais chaque nouvelle publication est un vrai plaisir, y compris les nouveaux tomes de ses séries, alors même que je ne suis à jour que dans la série Isabel Dalhousie. Mais oui, rien que de découvrir une nouvelle couverture, un nouveau titre (ils sont toujours tellement réussis), c'est toujours un plaisir sans nom pour moi.

Trains & lovers est sorti au mois de novembre dernier, et est bien vite arrivé sur mes étagères. Après mes lectures de saison, je l'ai directement ouvert, sur les chaudes recommendations de Maéva à qui je l'avais offert pour Noël et qui l'avait lu avec beaucoup de plaisir. Bref, que du bonheur en perspective, et je n'allais certainement pas m'en priver.

Et mes chers, mais quel plaisir de lecture! Ce roman est de cette simplicité qui rend les choses particulières, spéciales. Tout le génie de McCall Smith est de pouvoir parler des sentiments humains et de leurs relations avec une finesse et un humour que je trouve uniques.

Trains & lovers nous fait embarquer à bord du train Edinburgh-London, en compagnie de 4 personnes assises en face et à côté les unes des autres pour un voyage d'environ 4 heures. Prenez place à côté d'eux, et laissez vagabonder votre oreille à la découverte de leurs histoires.

Nous rencontrons donc David, Kay, Andrew et Hugh. Chacun nous raconte brièvement des bouts de leur histoire personnelle, souvent en lien avec le coeur. On nous parle du "premier" grand amour, de l'amour né d'un hasard, en passant par l'amour parental et l'amour à sens unique. Chaque tranche de vie est très agréable à suivre. Nous devenons nous-mêmes un personnage du roman, nous écoutons chaque récit, et inconsciemment, on se met en quête nous aussi d'une histoire qui nous a touchés et qui était, de près ou de loin, en rapport avec un train. Car le titre du livre n'a pas seulement avoir avec le fait qu'ils se trouvent effectivement dans un train au moment de la narratation, mais plutôt que chacune de leur histoire a une "connexion ferroviaire" en quelque sorte. C'est très réussi.

C'est aussi bien écrit, simple, un vrai comfort book qui fera un excellent compagnon lors d'un voyage (en train, de préférence, bien évidemment). Du McCall Smith comme on l'aime, et je vous le recommande chaudement. 

Passez un bon samedi mes adorables lecteurs!

Alexander McCall Smith, Trains & lovers, Polygon, 2012, 224 p.

***

Mis à part ça, j'ai pensé à l'éventualité d'organiser un Challenge Alexander McCall Smith, mais je voudrais vous demander votre avis d'abord. Y participeriez-vous? Dites-moi tout dans les commentaires ci-dessous!

22/10/2012

Les lointains tourments de la jeunesse

Avec quelques jours de retard, je vous parle ce soir du tout dernier tome traduit en français de la série Isabel Dalhousie d'Alexander McCall Smith. J'ai vraiment adoré vous parler de tous ces livres qui, s'ils se ressemblent, apportent tous quelque chose et nous plongent dans un univers très réconfortant. 

Je tiens à remercier la maison d'édition des 2 terres car cette dernière m'a gentiment proposé de découvrir ce roman, venant tout juste de sortir. 

isabel dalhousie,alexander mccall smith,littérature écossaise,les lointains tourments de la jeunesse,the forgotten affairs of youthDans Les lointains tourments de la jeunesse, Isabel vient en aide à une collègue philosophe. Celle-ci essaie de retrouver ses parents biologiques, anciens étudiants édimbourgeois. Isabel fait jouer ses relations afin d'en savoir plus, et aide ainsi sa consoeur. 

Ce qui est agréable dans ce roman-ci, c'est de voir Isabel échanger avec une autre philosophe. C'est l'occasion pour elle de laisser son esprit divaguer, mais en paroles cette fois. Et en plus, cela donne lieu à un joli échange en fin de roman, sur une situation bien réelle, et pas sur des hypothèses, comme c'est souvent le cas avec Isabel. L'éthique est décidément partout!

Dire, ou ne pas dire? Jusqu'à quel point la vérité est-elle nécessaire? Son frein résiderait-il dans les conséquences que sa révélation engendrerait? Doit-on "peser" la vérité? La question est centrale dans ce roman: mentir pour se protéger, mentir pour sa famille, mentir pour ne pas avoir à affronter la réalité de plein fouet? La question reste posée, et c'est absolument délicieux de se laisser porter par ces mille et une interrogations.

Un roman en compagnie d'Isabel n'en serait pas un si nous ne nous promenions pas dans Edimbourg et ne prenions pas part entière à la vie de notre chère héroïne. McCall Smith arrive à garder le même ton dans chacun de ses romans. C'est une série que je trouve très égale, et c'est un vrai bonheur; pas possible d'être déçu par l'ensemble, si d'emblée, vous accrochez avec le premier tome. 

Pour terminer cette série de notes livresques, je ne saurais souhaiter qu'une chose: que je vous aie donné l'envie d'ouvrir Le club des philosophes amateurs et que celui-ci vous séduise autant qu'il m'a séduite. Je vous encourage à venir me livrer vos impressions si vous vous décidez de partir à la rencontre d'Isabel et de son club très privé de philosophes en herbe!

Vous pouvez découvrir le billet de Shopgirl, par ici.

Et demain, guettez le nouveau billet Living like Isabel!

isabel dalhousie,alexander mccall smith,littérature écossaise,les lointains tourments de la jeunesse,the forgotten affairs of youth

Les lointains tourments de la jeunesse, Alexander McCall Smith, Editions Les deux terres, 2012, 298 pages.

18/10/2012

Les charmants travers de nos semblables

Déjà l'avant-dernier tome de la série (en tout cas traduite en français, car le 9e tome a été publié il y a quelques mois en anglais, il s'intitule The uncommon appeal of clouds). Mais comme je l'ai dit dans mon billet précédent, une nouvelle petite série de billets va suivre apportant, je l'espère, un petit plus à la série, et l'envie pour ceux qui ne sont pas (encore, voyez l'optimisme poindre) convaincus. Par ailleurs, je tiens à repréciser que ce derniers tomes vient de sortir en poche chez 10/18.

9782264058973.jpgComme dans chaque roman de la série, Les charmants travers de nos semblables se noue autour de plusieurs petites intrigues. Dans celui-ci, la réputation d'Isabel se confirme: on vient désormais la solliciter. Alors que dans les premiers romans Isabel agit par le biais d'un hasard malencontreux (c'est-à-dire que le mystère à résoudre arrive sur son chemin par coïncidence); dans les trois derniers, on lui demande son aide expressément. J'aime assez cette évolution, qui fait d'Isabel une femme relativement connue dans les beaux milieux d'Edimbourg (pour autre chose que son activité, sa position et son intérêt pour l'art en général), mais qui fait également passer la ville pour un grand village, élément qui est d'ailleurs plusieurs fois évoqué lors de la série, et plus particulièrement dans cet opus. Edimbourg, Edimbourg, Edimbourg, j'écris ton nom. Ici, c'est la femme du directeur administratif d'un pensionnat pour garçons qui demande à Isabel de se renseigner sur trois candidats potentiels pour remplacer le directeur qui part vers d'autres horizons...

Mais ce n'est pas tout! Isabel doit faire face à une intrigue qui la touche bien plus personnellement et qui bouscule quelque peu sa relation avec le charmant Jamie. La confiance au sein d'un couple est si fragile, et Isabel verra ses doutes ressurgir quant à la viabilité de son couple. Ce manque d'assurance est assez touchant, surtout chez une femme si distinguée et sûre d'elle-même dans l'ensemble. J'aime ses réactions spontanées, le fait qu'elle ne puisse pas cacher ses sentiments et l'honnêteté de ses réactions. Isabel, enveloppée dans sa vie assez parfaite (qui me contredira?) n'en est pas moins une personne comme tout le monde et McCall Smith n'a pas son pareil pour transmettre les émotions de son personnage. 

Comme dans chaque roman, un petit détour par les âffres de la direction de la revue philosophique, avec de nouveau cet affreux Christopher Dove et le professeur Lettuce qui n'ont pas fini de tourmenter Isabel. Des lettres aussi piquantes que polies aux injonctions dissimulées par une plume affinée, Isabel ne se laisse certes pas faire, mais tout ça soulève de nombreuses questions éthiques et la met dans des positions parfois délicates: poor Isabel!

Ne manquez pas le billet de Shopgirl, par ici.

isa1.jpeg

 

Les charmants travers de nos semblables, Alexander McCall Smith, 10/18, 2011, 262 pages.

16/10/2012

L'importance d'être reconnaissant

Me voici de retour avec le sixième tome des aventures d'Isabel, et oui, déjà! En tout cas, c'est bien mon sentiment.

Ces derniers jours, plusieurs idées ont mûri dans mon esprit, et avec la collaboraiton d'une très chère amie et ex-colocataire londonienne, admiratrice, elle-aussi, de notre Isabel, je compte vous préparer quelques billets toujours sur le thème Isabel Dalhousie, mais ne traitant pas des livres directement. Surprise, surprise! Mais ce n'est pas tout, je compte organiser un petit concours et faire gagner quelques exemplaires, j'en reparle très vite!

isabel dalhousie,alexander mccall smith,littérature écossaiseSans surprise, je me suis de nouveau laissée envelopper dans ce roman, comme on s'envelopperait d'une couverture bien moëlleuse. Je l'ai dégusté avidement, comme une bonne tasse de thé; rapidement pour pas qu'elle ne refroidisse trop, mais par petites gorgées bien dosées. Lire cette série, c'est une petite dose de bonheur quotidienne. Je le dis, je le redis, et je le redirai encore...

Ce tome-ci est construit autour de deux petites intrigues, un peu comme à chaque fois; l'une reliée à la revue de philosophie qu'Isabel dirige, et l'autre, à l'entourage (très lointain) d'Isabel. Nous retrouvons d'ailleurs un personnage du premier tome et le moins qu'on puisse dire est que le tout est assez bien ficelé! J'adore les tours que nous joue McCall Smith en nous présentant des protagonistes dont les personnalités nous foulent aux pieds.

Pour faire un peu les choses différemment, je vous propose une petite sélection de passages que j'ai repérés et particulièrement aimés durant ma lecture. L'écriture de McCall Smith est tellement succulente que ça serait bien malheureux de ne pas en lire quelques passages avec vous.

"Le lendemain matin, quand elle se leva pour s'occuper de Charlie, elle retrouva son univers habituel: elle était toujours Isabel Dalhousie, avec un enfant, une maison et une revue à gérer, propriétaire d'un jardin un peu indiscipliné, avec massifs de rhododendrons et renard familier, conduisant une voiture suédoise verte, et pourvue d'une nièce lunatique et imprévisible". (p.96) 

"Elle se rendit à l'espace dédié aux revues philosophiques, à l'étage. Il y avait peu de monde à ce niveau: elle ressentit l'impression étrange que l'on a en se retrouvant seul ou presque dans une pièce très vaste, sentiment encore accentué ici par les rangées de livres s'étendant à l'infini. Les livres ne sont pas muets, songea-t-elle en rêvassant, ils ont des choses à se dire tout bas. Dans cette salle, aucun mur ne vient étouffer leurs chuchotements". (p.103-104)

"Le monde extérieur voit l'Edimbourg officielle, les élégantes places géorgiennes, l'alignement des drapeaux flottants sur Princes Street, les orchestres, les spectacles, tout en ignorant ces cours arrière, les petites allées, les rues où vivent les gens ordinaires. Mais il est tout à fait possible d'aimer à la fois l'Ecosse romantique des affiches touristiques et l'Ecosse sans fard de la vie quotidienne. Elle els aimait toutes deux et n'avait pas honte, contrairement à beaucoup, de la vision romancée. Le mythe peut être aussi nourrissant que la réalité, et parfois même plus. Elle quitta le bassin et se dirigea vers Lothian Road. Comme cela se voit souvent dans les grandes villes, Edimbourg peut changer du tout au tout d'une rue à l'autre". (p.218)

Vous pouvez lire l'avis de Shopgirl sur ce tome par ici

isabel dalhousie,alexander mccall smith,littérature écossaise

L'importance d'être reconnaissant, Alexander McCall Smith, 10/18, 2010, 298 pages.

14/10/2012

La douce tranquillité des samedis

J'ai lu ce roman presque d'une traite jeudi dernier lors d'une journée passée à Bruxelles. Chaque nouveau roman de la série à une saveur particulière, je trouve. A les lire d'affilée, il est facile de les mélanger, je suis donc contente d'écrire mes pensées au fur et à mesure que je les lis. 

La-douce-tranquillite-des-samedis.jpgJ'ai de nouveau adoré mon incursion dans la vie d'Isabel. Je suis de plus en plus familière de son quotidien, mais le plaisir de lecture reste intact. Il est même à chaque fois plus grand. 

Dans cet épisode, Isabel est sollicitée par une femme qui l'appelle à la rescousse pour l'aider à sortir son mari de la déprime. Selon elle, les accusations portées à son égard ne sont que le résultat d'une machination, et comme vous pouvez l'imaginer, l'injustice ne fait pas partie du vocabulaire de notre chère philosophe.

De nouveau, ces pérégrinations sont secondaires. La vie d'Isabel évolue doucement, confortablement. On se sent de plus en plus proche d'elle, on aime sa simplicité et sa perspicacité. Sa vie est douce, normale sans vraiment l'être, avec les quelques petits soucis du quotidien. Charlie est toujours aussi charmant, tout comme l'est son paternel! Les moments entre Isabel et Jamie sont attendrissants, mais pas mièvres. 

Ce que j'ai bien aimé dans ce tome est la part un peu plus grande qui est accordée à Eddie, l'employé de Cat, la nièce d'Isabel. Il y a un côté qu'Isabel n'arrive pas à cerner chez le jeune homme. Elle se doute que quelque chose lui est arrivé par le passé sans savoir mettre le doigt dessus. Et c'est bien notre cas aussi. Je me demande quand Alexander McCall Smith nous dévoilera ce qu'il en est!

En bref, mon enthousiasme ne diminue pas! Shopgirl l'a lu également, vous pouvez lire son avis ici

Je reviens tout à l'heure pour papoter un peu!

isa1.jpeg

La douce tranquillité des samedis, Alexander McCall Smith, 10/18,  2010, 283 pages.

13/10/2012

Le bon usage des compliments

bon-usage-des-compliment-09.jpg

Ce quatrième tome figure parmi mes préférés, on y sent une réelle évolution dans la série, et dans la vie d'Isabel. Elle reste elle-même mais beaucoup de choses changent. Ici, il n'y a pas vraiment d'intrigue particulière qui occupe Isabel comme dans les tomes précédents; le petite histoire qui se greffe est en rapport avec un tableau qui a séduit notre philosophe passionnée d'art écossais, qu'elle souhaite acquérir mais qui ne sait trop pourquoi, éprouve un sentiment étrange à son égard. Mmmh, quelque chose cloche, et Isabel veut savoir ce qu'il en est, as usual!

Comme à chaque fois, des réflexions sur la vie et des vers du poète Auden, mais on apprend également mieux à connaître Isabel. Avec l'arrivée de Charlie, nous assistons à une jolie évolution du personnage qui reste pourtant fidèle à lui-même. Ses prises de bec avec Grace sont assez attendrissantes, tout comme l'est sa relation avec le charmant Jamie. C'est mignon, mais pas niais, juste dans le bon ton. C'est là tout l'art de McCall Smith je pense. Il arrive à faire évoluer sa série avec finesse, humour et le tout sonne juste. Isabel est une personne très humaine, en qui je me retrouve beaucoup, malgré la différence d'âge, oui, oui.  Elle est de nature indépendante, mais recherche la compagnie. C'est une femme forte mais qui a besoin d'être rassurée. Même si elle vit beaucoup par la pensée, elle sait aussi agir, et j'ai beaucoup aimé le tour de force qu'elle met en place pour faire un pied de nez à ce petit vicieux de Christopher Dove! Well done, Isabel!

Ce que j'aime ces romans.

isa1.jpeg

Le bon usage des compliments, Alexander McCall Smith, 10/18,  2009, 295 pages.

12/10/2012

Une question d'attitude

Les aventures d'Isabel continuent sur The lost art, avec ce troisième tome. Voici encore une lecture que j'ai beaucoup appréciée.

9782264044020.jpgDans Une question d'attitude, Isabel accueille à Edimbourg sa cousine Mimi qui lui fera quelques révélations sur le passé de sa mère. Ces évènements permettront de remettre certains éléments du quotidien de notre philosophe adorée en perspective, notamment ses sentiments pour Jamie, son ami musicien d'enciron 10 ans son cadet. Isabel fera enfin face à ses sentiments, mais vaincra-t-elle ses préjugés? Par de nombreux aspects, ce roman est un roman charnière de la série; il va, en un tour de bras, faire basculer la vie d'Isabel et lui faire prendre une autre dimension, et franchement, c'est assez réjouissant.

Pour le reste, nous retrouvons tout ce que l'on aime dans la série: l'ambiance arty et intellectuelle d'Edimbourg, le café de Cat, les amours farfelues de celle-ci, le délicieux Jamie tellement attendrissant, les réflexions toujours très parlantes d'Isabel, sa tendance à se mêler de ce qui ne la regarde pas, une petite intrigue secondaire,... Le tout, mis en scène par la plume pétillante d'A. McCall Smith. Rien à redire, et encore plus envie de continuer!

CIMG1633.JPG

J'ai lu il y a déjà un bout de temps, mais je ne vous en avais pas encore parlé, honte à moi! Shopgirl l'a fait, elle, et vous pouvez lire son avis ici. Rendez-vous demain pour le tome 4!

isa1.jpeg

Une question d'attitude, Alexander McCall Smith, 10/18, 2007, 250 pages.