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18/10/2012

Les charmants travers de nos semblables

Déjà l'avant-dernier tome de la série (en tout cas traduite en français, car le 9e tome a été publié il y a quelques mois en anglais, il s'intitule The uncommon appeal of clouds). Mais comme je l'ai dit dans mon billet précédent, une nouvelle petite série de billets va suivre apportant, je l'espère, un petit plus à la série, et l'envie pour ceux qui ne sont pas (encore, voyez l'optimisme poindre) convaincus. Par ailleurs, je tiens à repréciser que ce derniers tomes vient de sortir en poche chez 10/18.

9782264058973.jpgComme dans chaque roman de la série, Les charmants travers de nos semblables se noue autour de plusieurs petites intrigues. Dans celui-ci, la réputation d'Isabel se confirme: on vient désormais la solliciter. Alors que dans les premiers romans Isabel agit par le biais d'un hasard malencontreux (c'est-à-dire que le mystère à résoudre arrive sur son chemin par coïncidence); dans les trois derniers, on lui demande son aide expressément. J'aime assez cette évolution, qui fait d'Isabel une femme relativement connue dans les beaux milieux d'Edimbourg (pour autre chose que son activité, sa position et son intérêt pour l'art en général), mais qui fait également passer la ville pour un grand village, élément qui est d'ailleurs plusieurs fois évoqué lors de la série, et plus particulièrement dans cet opus. Edimbourg, Edimbourg, Edimbourg, j'écris ton nom. Ici, c'est la femme du directeur administratif d'un pensionnat pour garçons qui demande à Isabel de se renseigner sur trois candidats potentiels pour remplacer le directeur qui part vers d'autres horizons...

Mais ce n'est pas tout! Isabel doit faire face à une intrigue qui la touche bien plus personnellement et qui bouscule quelque peu sa relation avec le charmant Jamie. La confiance au sein d'un couple est si fragile, et Isabel verra ses doutes ressurgir quant à la viabilité de son couple. Ce manque d'assurance est assez touchant, surtout chez une femme si distinguée et sûre d'elle-même dans l'ensemble. J'aime ses réactions spontanées, le fait qu'elle ne puisse pas cacher ses sentiments et l'honnêteté de ses réactions. Isabel, enveloppée dans sa vie assez parfaite (qui me contredira?) n'en est pas moins une personne comme tout le monde et McCall Smith n'a pas son pareil pour transmettre les émotions de son personnage. 

Comme dans chaque roman, un petit détour par les âffres de la direction de la revue philosophique, avec de nouveau cet affreux Christopher Dove et le professeur Lettuce qui n'ont pas fini de tourmenter Isabel. Des lettres aussi piquantes que polies aux injonctions dissimulées par une plume affinée, Isabel ne se laisse certes pas faire, mais tout ça soulève de nombreuses questions éthiques et la met dans des positions parfois délicates: poor Isabel!

Ne manquez pas le billet de Shopgirl, par ici.

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Les charmants travers de nos semblables, Alexander McCall Smith, 10/18, 2011, 262 pages.