Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/10/2012

Living like Isabel: places #3

Nous revoilà aujourd'hui pour un troisième billet axé sur la vie édimbourgeoise d'Isabel. La ville est cette fois-ci au coeur de notre attention, et je vous garantis une très belle balade!

Je laisse la parole à Maéva qui vous a concocté un très beau billet!

-----------------------------

This was a townscape raised in the teeth of cold winds from the east; a city of winding cobbled streets and haughty pillars; a city of dark nights and candle lights, and intellect”.

("La ville se dressait contre la morsure des vents froids sifflant de l'est, et ses rues pavées de gris s'insinuaient entre des murs imposants. Ville de nuits sombres et de pâles chandelles, ville de recueillement et de méditation...")

Le club des philosophes amateurs

Tout est dit. Cette citation issue du premier tome des aventures d’Isabel fait totalement apparaître les sentiments de notre cher Alexander McCall Smith pour sa ville : la bien-aimée Edimbourg, ou Edinburgh en anglais. Rien que le fait d’avoir deux orthographes, deux façons bien particulières de se prononcer donne un je ne sais quoi de mystérieux à cette ville merveilleuse. Une ville entre mer du Nord et paysages des Highlands, à l’architecture de couleur grise si particulière, riche en musées, cafés, monuments historiques et où il fait toujours bon vivre (au sens figuré du moins car les conditions climatiques écossaises sont ce qu’elles sont)

Aujourd’hui je vous emmène donc visiter les lieux que fréquente Isabel. Une des particularités de la série des Isabel Dalhousie est la description précise des itinéraires de balades d’Isabel dans Edimbourg. Quand j’ai commencé à lire les livres, j’avais toujours mon Lonely Planet pour suivre ses pérégrinations. La vie douce, culturelle et classe d’Isabel est en total accord avec Edimbourg. Alexander McCall Smith ne pouvait trouver accord plus judicieux. Et si je me laissais aller à une explication de texte poussée (mon esprit corrompu par des années d’études universitaires littéraires ne peut s’en empêcher), je dirais qu’Isabel est certainement une personnification de la ville d’Edimbourg. Elle sait apprécier tous les quartiers de sa ville, ne se verrait pas vivre ailleurs. Isabel est un pur produit de sa ville. Je trouve toujours fascinant de voir l’héritage d’un endroit, une région, une ville sur quelqu’un.

Je vous propose un tour du quartier d’Isabel, des rues qu’elle aime visiter, les cafés, musées où elle aime flâner, et nous finirons par quelques excursions hors d’Edimbourg où Isabel et Jamie ont parfois fait quelques escapades.

Quartier de Bruntsfield & The Meadows

Isabel habite une rue qui suit Merchiston Crescent, dans le quartier de Bruntsfield. C’est un quartier résidentiel qui compte de nombreux cafés, épiceries et théatres notamment dans la rue Bruntsfield Place. C’est d’ailleurs ici que le Delicatessen (épicerie fine) de Cat, la nièce d’Isabel se trouve.

merchiston-cres.jpg    bruntsfield.jpg

king's theatre on home street.jpg

Merchiston Crescent, Brunstfield Place et ses nombreuses boutiques et le King’s Theatre sur Leven Street où Isabel se rend parfois.

Isabel se rend souvent dans le centre ville d’Edimbourg. Elle apprécie le quartier historique du château d’Edimbourg et de Castle Rock, mais elle se rend plus dans le quartier de l’autre côté des Princes Street Gardens qu’on appelle New Town. C’est un quartier de style Géorgien plus récent, mais c’est là que Jamie habite (ceci explique cela). Depuis sa maison de Bruntsfield, Isabel aime marcher donc elle doit traverser The Meadows, un parc qui fait la jonction entre son quartier et le centre ville.

 

The_Meadows_-_geograph.org.uk_-_6104.jpg  Spring_in_the_Meadows,_Edinburgh_-_geograph.org.uk_-_350540.jpg

tumblr_m07yyfAGdG1qb0bzxo1_500.jpg

Je ne sais pas vous, mais je trouve ce parc ravissant !!

 

New Town

Jamie habite donc l’autre côté d’Edimbourg dans une rue qui s’appelle Saxe-Coburg Street (très classe et aristocratique comme nom, n’est-ce pas ?)

saxe-coburg street 2.jpg   saxe-coburg street.jpg

Saxe-Coburg Street

Cat quant à elle habite Fettes Row, une rue se trouvant également dans le quartier de New Town. Je trouve intéressant cette séparation entre le quartier d’Isabel qui semble représenter l’ancien Edimbourg et avec cela toutes les valeurs, l’héritage, les traditions et la sagesse philosophique et le quartier plus jeune où résident Jamie et Cat. C’est précisément avec cette opposition qu’Alexander McCall Smith joue. La relation entre Isabel et Jamie détruit cette sépration. C’est encore un cri d’amour pour Edimbourg où les traditions et le neuf se rejoignent sans problème.

fettes row - cat's flat.jpg

Fettes Row et ses immeubles de style Géorgien

howe street.jpg  gloucester lane - cobbled street.jpg

ramsay gardens - friend flat 2.jpg

Howe Street en haut, Gloucester Lane en dessous sont deux rues qu’Isabel emprunte souvent pour retrouver Jamie. Ramsay Garden est une rue qui relie New Town et le château où des amis d’Isabel résident. Elle dîne de temps en temps chez eux.

Cafés, Restaurants, Bars

Isabel aime se poser dans des cafés, pâtisseries ou restaurants pour réfléchir aux nombreuses questions philosophiques qu’elle se pose ainsi qu’aux nombreuses affaires dans lesquelles elle se retrouve impliquée.

glass-thompson.jpg patisserie corner of st stephen street.jpg

cafe_saint_honoré thistle street.jpg

Glass & Thompson sur Dundas Street dans New Town est le café préféré d’Isabel, il est très souvent cité. La pâtisserie Florentin se trouve au coin de St Stephen Street, une rue proche de chez Jamie. Le Café Saint Honoré est situé sur Thistle Street dans New Town également.

Isabel est une fervente consommatrice de whisky en bonne écossaise et elle ne manque pas une occasion de fréquenter les superbes pubs et bars de la ville.

bennet's bar on home street.jpg  bennet's bar.png

St Bennet’s Bar sur Home Street, extérieur et intérieur arty et cosy.

st vincent bar.jpg

Le bar le plus proche de chez Jamie

Musées

Isabel s’épanouie lorqu’elle visite les musées, théâtres et opéras de sa ville. Elle a de nombreux amis dans le milieu de l’art, et elle n’hésite pas à emmener baby Charlie s’éveiller aux joies des musées.

scottish gallery dundas street.jpg  scottish-national-portrait-gallery-edinburgh.jpg

La Scottish Gallery sur Dundas Street est très appréciée d’Isabel. Son ami Guy Peploe y travaille. En dessous, admirez la façade de la Scottish National Portrait Gallery.

dean gllery - scottish national gallery of modern art.jpg  scottish arts club in rutland square.jpg

La Scottish National Gallery of Modern Art, où Isabel aime aller déjeuner et ensuite parcourir le parc qui l’entoure, longeant la rivière Leith. Et le Scottish Arts Club sur Rutland Square, où Isabel a sa carte de membre.

queen's hall exterior.jpg usher-hall.jpg

Queen’s Hall où Jamie se produit souvent et où Isabel assiste à de nombreuses représentations. Il s’agit d’une ancienne église reconvertie en auditorium d’où son aspect extérieur. A droite, l’intérieur d’Usher Hall où l’intrigue du 1er roman débute.

 

En-dehors d’Edimbourg

Même si Edimbourg est au cœur de la série (et dans le cœur d’Isabel), il y a quelques excursions en dehors de la ville dans les livres. Ne serait-ce que quand Isabel et Jamie emmènent Charlie se promener sur les hauteurs des Pentland Hills qui dominent Edimbourg. Regardez cette merveille !

 

pentland hills - walk with jamie & charlie.jpg flotterstone1.jpg

Dans le troisième tome des aventures d’Isabel, Une question d’attitude, elle se rend à Peebles avec sa cousine Mimi, le mari de celle-ci et Jamie. Ce séjour se révèlera être un tournant dans la relation entre Isabel et Jamie et au vu des photos, je me dis que les environs y ont certainement joué un rôle !

peebles.jpg neidpath-castle-peebles.jpg

Enfin, dans le quatrième livre, Le bon usage des compliments, Isabel et Jamie se rendent sur l’île de Jura, dans les Hébrides intérieures.

jura.jpg

Quel magnifique voyage ! De plus, cette enquête sur un peintre au suicide mystérieux est vraiment prenante. Elle a un côté très Agatha Christie !

JuraScotland460.jpg  corryvreckan -.jpg

Les paysages typiques de l’île de Jura.

corryvreckan.jpg barnhill - jura - george orwell wrote 1984.jpg

Pour l’anecdote, en haut, le fameux « Corryvreckan », courant dont personne ne réchappe et où le peintre se serait suicidé. Et ci-dessus, Barnhill, où George Orwell à écrit 1984.

J’espère que cette balade vous aura encore plus donné envie d’aller visiter Edimbourg et l’Ecosse, ce pays de mystères, de charmes et de beauté naturelle.

-----------------------------

Je vous retrouve bientôt pour le dernier billet de la série!

Bon après-midi!

23/10/2012

Living like Isabel: her house #2

Nous continuons nos billets dérivés sur l'héroïne de McCall Smith avec aujourd'hui, un aperçu de sa jolie maison.

Isabel vit dans une maison victorienne dans le sud d'Edimbourg, dans le quartier de Bruntsfield, du côté de Merchiston. Vu le niveau de vie d'Isabel, nous avons pensé à une maison isolée. Nous avons trouvé cette jolie maison; elle correspond assez bien au personnage. Qu'en dites-vous?

Sans titre 11.jpg

Sans titre 13.jpg

Sans titre 7.jpg

L'entrée: un miroir, des bouquets, l'escalier cachant ses trésors. De vrais trésors, car Isabel aime les objets avec une âme, ou tout au moins une histoire. Un meuble de telle époque, ou un siège ayant appartenu à... Nous imaginons très bien la maison d'Isabel comme rassemblant des tas de curiosités. Encombrée, sans être étouffante, une sorte de rangement unique, propre à la personne d'Isabel et à son esprit.

Screen-Shot-2011-11-15-at-10.10.15-AM_large.png

tumblr_laf2b8j4qI1qczsxfo1_500.jpg

Le salon, que l'on imagine plein d'élégance, intime aussi, et luxueux sans être tape-à-l'oeil. Isabel est une femme de goût, pas de doute là-dessus! De beaux meubles bien choisis, de riches étoffes d'ameublement, des tapis, des tas de lampes de table... 

Pimpernel_Wallpaper_-Morris-Co_el_19mar12_pr_b_426x639_large.jpg

Brown_and_pink_living_Room_idea_1319096705_large.jpg

tumblr_mc06c5Q8bl1rzx3umo1_500_large.jpg

tumblr_masxes4zeN1qev340o1_500_large.jpg

Son bureau, inspirant l'effervescence intellectuelle. Une lumière chaude en soirée, et plus claire en journée... Beaucoup de livres, bien sûr! Un désordre propre à l'image qu'on se fait d'un philosophe à l'esprit constamment occupé. 

4247560423_690d3eb79d_z_large.jpgtumblr_l68zhfaOQ31qzpjzjo1_400.jpg

smith-1.lori_large.jpg

Des fenêtres à bascule, des carreaux, et des boiseries, des coins sombres mais attirant le soleil.  Voilà comme nous nous imaginons l'univers d'Isabel. 

tumblr_lrpzzmQoNO1qdoiigo1_500_large.jpg

The music room, avec un piano, bien sûr, où Jamie s'installe souvent pour y jouer quelques notes après le dîner. Jamie a toujours un petit air en tête, et aime aussi composer notamment pour Charlie. C'est adorable. Ils chantent ensemble aussi parfois, comme c'est romantique...!

tumblr_m5kvlcrTXA1qfb46yo1_500_large.jpg

125556_0_8-1399-traditional-living-room_large-1.jpg

La chambre... De la lumière, des meubles en acajou, de belles tapisseries.  "Une fente dans les rideaux laissait passer la faible lueur argentée du clair de lune dans la chambre sombre, comme celle d'un vieux projecteur usé. La pièce, peuplée d'ombres, était dominée par l'armoire gigantesque qui avait appartenu aux parents d'Isabel avec ses vingt tiroirs et ses vastes penderies; la coiffeuse et son haut miroir pivotant sur ses charnières d'acajou semblait dans l'obscurité un insecte étrange aux longues pattes, dont la glace serait la face livide. Sur une chaise gisaient les vêtements de Jamie, pêle-mêle comme toujours. Au pied du lit, l'encombrante chaise longue avait, selon le commissaire priseur, appartenu à feu le Duc d'Argyll".

tumblr_lqnhcv65vC1qezodeo1_500.jpg

lovely-old-wardrobe_large.png

Promenons-nous un peu dans le jardin où Isabel étend régulièrement une couverture et y prend ses aises, avec Charlie et Jamie, autour d'un goûter. Il y a une garden house qui semble être un endroit idyllique.

e4dab7d979ef2a669c8ff9625706d425_large.jpg

tumblr_ll2pfsGOyt1qd6f29o1_500.jpg

tumblr_lt0i78GxR01qfx0vvo1_500.jpg

12facade.jpg

Je n'en ai pas parlé ici, mais la maison d'Isabel regorge également de trésors de peinture: Peploe, Cadell, McInnes,... J'en reparlerai dans un autre billet :-)

22/10/2012

Les lointains tourments de la jeunesse

Avec quelques jours de retard, je vous parle ce soir du tout dernier tome traduit en français de la série Isabel Dalhousie d'Alexander McCall Smith. J'ai vraiment adoré vous parler de tous ces livres qui, s'ils se ressemblent, apportent tous quelque chose et nous plongent dans un univers très réconfortant. 

Je tiens à remercier la maison d'édition des 2 terres car cette dernière m'a gentiment proposé de découvrir ce roman, venant tout juste de sortir. 

isabel dalhousie,alexander mccall smith,littérature écossaise,les lointains tourments de la jeunesse,the forgotten affairs of youthDans Les lointains tourments de la jeunesse, Isabel vient en aide à une collègue philosophe. Celle-ci essaie de retrouver ses parents biologiques, anciens étudiants édimbourgeois. Isabel fait jouer ses relations afin d'en savoir plus, et aide ainsi sa consoeur. 

Ce qui est agréable dans ce roman-ci, c'est de voir Isabel échanger avec une autre philosophe. C'est l'occasion pour elle de laisser son esprit divaguer, mais en paroles cette fois. Et en plus, cela donne lieu à un joli échange en fin de roman, sur une situation bien réelle, et pas sur des hypothèses, comme c'est souvent le cas avec Isabel. L'éthique est décidément partout!

Dire, ou ne pas dire? Jusqu'à quel point la vérité est-elle nécessaire? Son frein résiderait-il dans les conséquences que sa révélation engendrerait? Doit-on "peser" la vérité? La question est centrale dans ce roman: mentir pour se protéger, mentir pour sa famille, mentir pour ne pas avoir à affronter la réalité de plein fouet? La question reste posée, et c'est absolument délicieux de se laisser porter par ces mille et une interrogations.

Un roman en compagnie d'Isabel n'en serait pas un si nous ne nous promenions pas dans Edimbourg et ne prenions pas part entière à la vie de notre chère héroïne. McCall Smith arrive à garder le même ton dans chacun de ses romans. C'est une série que je trouve très égale, et c'est un vrai bonheur; pas possible d'être déçu par l'ensemble, si d'emblée, vous accrochez avec le premier tome. 

Pour terminer cette série de notes livresques, je ne saurais souhaiter qu'une chose: que je vous aie donné l'envie d'ouvrir Le club des philosophes amateurs et que celui-ci vous séduise autant qu'il m'a séduite. Je vous encourage à venir me livrer vos impressions si vous vous décidez de partir à la rencontre d'Isabel et de son club très privé de philosophes en herbe!

Vous pouvez découvrir le billet de Shopgirl, par ici.

Et demain, guettez le nouveau billet Living like Isabel!

isabel dalhousie,alexander mccall smith,littérature écossaise,les lointains tourments de la jeunesse,the forgotten affairs of youth

Les lointains tourments de la jeunesse, Alexander McCall Smith, Editions Les deux terres, 2012, 298 pages.

19/10/2012

Living like Isabel Dalhousie : her style #1

Rencontrer un personnage sur papier, c'est un des grands plaisirs de la lecture. Si l'auteur donne toujours quelques détails quant à l'allure de son personnage, le reste est l'affaire du lecteur. Quel bonheur! Je ne sais pas vous, mais moi j'ai passé une excellente semaine en compagnie d'Isabel, et ça va être bien difficile de lui dire au revoir, de quitter Edimbourg et la douceur de vivre qui y règne dans les romans de McCall Smith. C'est pourquoi, en collaboration avec Maéva, je vous propose de prolonger le plaisir... Qu'en dites-vous? 

Il n' est pas vraiment question d'aborder les romans dont vous pouvez lire mes avis sur le blog (le dernier devrait arriver demain), mais bien de s'attarder plus longuement au personnage et à sa vie confortable, intellectuelle et arty. Vous nous suivez?

Lorsque l'on rencontre Isabel, on se plait imaginer son style, ce qu'elle pourrait porter, et comment... En écossaise avertie, nous nous sommes dit qu'elle devait être une adepte incontestable du tartan... mais décliné sous toutes ses jolies couleurs. 

Dans nos imaginaires de lectrices et d'amoureuses de la capitale écossaise, voici comment nous avons imaginé le style d'Isabel:

Le tartan élégant, passage obligé!

tumblr_mc1pai3pHK1qkcy9zo1_500.jpg

Une jupe taille haute, des escarpins élégants, un caban en tissu écossais, une sublime sacoche... Des vieux livres (first editions, of course), et un téléphone rétro, car Isabel n'a pas de portable, bien entendu! 

Une autre association, dans la même veine:

top.jpgcardigan.jpg

img-thing.jpegskirt.jpg

De jolies jupes et des manteaux classes et confortables, originaux mais pas trop excentriques, à l'image de notre Isabel. Des pièces idéales pour arpenter les rues édimbourgeoises!

 

Coat.jpg2792_15.jpg

 

 

Bien entendu, Isabel porte de jolis souliers!

shoes4-1.JPG

shoes 2.jpg

Les bottes sont parfaites pour les promenades en compagnie de Charlie et Jamie. A porter bien évidemment avec un parfait duffel coat coloré!

2791_10-1.jpg

Bien sûr, Isabel porte de jolis sacs:

shoulder-bag-laxdale.jpg

22278F069004_3_2.jpg

Pour ses petits weekends dans les îles écossaises:

Brown-Centre-Strap-Hand-Bag_Main_main.jpg

Des accessoires pour agrémenter le tout:

hat.jpgsimon_carter_tweed_Gloves.jpg

Enfin, du vernis, le Rouge Noir de Chanel pour de jolis ongles... Je l'imagine tapoter sur son courrier, méditant sur l'attitude à adopter pour confronter ce diabolique Professeur Dove... avec une manucure intemporelle, classe et très féminine. 

tumblr_m851x7Auzs1ryvld9o1_500.jpg

Pour Bébé Charlie... Il ne faut pas l'oublier!

tartan-baby-bib-BF1054.jpgbaby-tartan-baseball-bootees-BT1555.jpg

Je me suis énormément amusée à préparer ce billet, et Maéva tout autant. Je vous préviens déjà, d'autres vont suivre. Nous allons parler des endroits à Edimbourg fréquentés par Isabel, l'allure que nous nous faisons de sa maison mais aussi ses petites habitudes et ses goûts...!

En attendant, pour les adeptes de la série, je suis curieuse de savoir comment vous vous imaginez le style d'Isabel. Plus sobre ou plus excentrique? 

Passez un très bon vendredi soir!

NB: la plupart des articles sélectionnés sont de la marque Ness dont plusieurs magasins sont implantés à Edimbourg (et ailleurs).

18/10/2012

Les charmants travers de nos semblables

Déjà l'avant-dernier tome de la série (en tout cas traduite en français, car le 9e tome a été publié il y a quelques mois en anglais, il s'intitule The uncommon appeal of clouds). Mais comme je l'ai dit dans mon billet précédent, une nouvelle petite série de billets va suivre apportant, je l'espère, un petit plus à la série, et l'envie pour ceux qui ne sont pas (encore, voyez l'optimisme poindre) convaincus. Par ailleurs, je tiens à repréciser que ce derniers tomes vient de sortir en poche chez 10/18.

9782264058973.jpgComme dans chaque roman de la série, Les charmants travers de nos semblables se noue autour de plusieurs petites intrigues. Dans celui-ci, la réputation d'Isabel se confirme: on vient désormais la solliciter. Alors que dans les premiers romans Isabel agit par le biais d'un hasard malencontreux (c'est-à-dire que le mystère à résoudre arrive sur son chemin par coïncidence); dans les trois derniers, on lui demande son aide expressément. J'aime assez cette évolution, qui fait d'Isabel une femme relativement connue dans les beaux milieux d'Edimbourg (pour autre chose que son activité, sa position et son intérêt pour l'art en général), mais qui fait également passer la ville pour un grand village, élément qui est d'ailleurs plusieurs fois évoqué lors de la série, et plus particulièrement dans cet opus. Edimbourg, Edimbourg, Edimbourg, j'écris ton nom. Ici, c'est la femme du directeur administratif d'un pensionnat pour garçons qui demande à Isabel de se renseigner sur trois candidats potentiels pour remplacer le directeur qui part vers d'autres horizons...

Mais ce n'est pas tout! Isabel doit faire face à une intrigue qui la touche bien plus personnellement et qui bouscule quelque peu sa relation avec le charmant Jamie. La confiance au sein d'un couple est si fragile, et Isabel verra ses doutes ressurgir quant à la viabilité de son couple. Ce manque d'assurance est assez touchant, surtout chez une femme si distinguée et sûre d'elle-même dans l'ensemble. J'aime ses réactions spontanées, le fait qu'elle ne puisse pas cacher ses sentiments et l'honnêteté de ses réactions. Isabel, enveloppée dans sa vie assez parfaite (qui me contredira?) n'en est pas moins une personne comme tout le monde et McCall Smith n'a pas son pareil pour transmettre les émotions de son personnage. 

Comme dans chaque roman, un petit détour par les âffres de la direction de la revue philosophique, avec de nouveau cet affreux Christopher Dove et le professeur Lettuce qui n'ont pas fini de tourmenter Isabel. Des lettres aussi piquantes que polies aux injonctions dissimulées par une plume affinée, Isabel ne se laisse certes pas faire, mais tout ça soulève de nombreuses questions éthiques et la met dans des positions parfois délicates: poor Isabel!

Ne manquez pas le billet de Shopgirl, par ici.

isa1.jpeg

 

Les charmants travers de nos semblables, Alexander McCall Smith, 10/18, 2011, 262 pages.

16/10/2012

L'importance d'être reconnaissant

Me voici de retour avec le sixième tome des aventures d'Isabel, et oui, déjà! En tout cas, c'est bien mon sentiment.

Ces derniers jours, plusieurs idées ont mûri dans mon esprit, et avec la collaboraiton d'une très chère amie et ex-colocataire londonienne, admiratrice, elle-aussi, de notre Isabel, je compte vous préparer quelques billets toujours sur le thème Isabel Dalhousie, mais ne traitant pas des livres directement. Surprise, surprise! Mais ce n'est pas tout, je compte organiser un petit concours et faire gagner quelques exemplaires, j'en reparle très vite!

isabel dalhousie,alexander mccall smith,littérature écossaiseSans surprise, je me suis de nouveau laissée envelopper dans ce roman, comme on s'envelopperait d'une couverture bien moëlleuse. Je l'ai dégusté avidement, comme une bonne tasse de thé; rapidement pour pas qu'elle ne refroidisse trop, mais par petites gorgées bien dosées. Lire cette série, c'est une petite dose de bonheur quotidienne. Je le dis, je le redis, et je le redirai encore...

Ce tome-ci est construit autour de deux petites intrigues, un peu comme à chaque fois; l'une reliée à la revue de philosophie qu'Isabel dirige, et l'autre, à l'entourage (très lointain) d'Isabel. Nous retrouvons d'ailleurs un personnage du premier tome et le moins qu'on puisse dire est que le tout est assez bien ficelé! J'adore les tours que nous joue McCall Smith en nous présentant des protagonistes dont les personnalités nous foulent aux pieds.

Pour faire un peu les choses différemment, je vous propose une petite sélection de passages que j'ai repérés et particulièrement aimés durant ma lecture. L'écriture de McCall Smith est tellement succulente que ça serait bien malheureux de ne pas en lire quelques passages avec vous.

"Le lendemain matin, quand elle se leva pour s'occuper de Charlie, elle retrouva son univers habituel: elle était toujours Isabel Dalhousie, avec un enfant, une maison et une revue à gérer, propriétaire d'un jardin un peu indiscipliné, avec massifs de rhododendrons et renard familier, conduisant une voiture suédoise verte, et pourvue d'une nièce lunatique et imprévisible". (p.96) 

"Elle se rendit à l'espace dédié aux revues philosophiques, à l'étage. Il y avait peu de monde à ce niveau: elle ressentit l'impression étrange que l'on a en se retrouvant seul ou presque dans une pièce très vaste, sentiment encore accentué ici par les rangées de livres s'étendant à l'infini. Les livres ne sont pas muets, songea-t-elle en rêvassant, ils ont des choses à se dire tout bas. Dans cette salle, aucun mur ne vient étouffer leurs chuchotements". (p.103-104)

"Le monde extérieur voit l'Edimbourg officielle, les élégantes places géorgiennes, l'alignement des drapeaux flottants sur Princes Street, les orchestres, les spectacles, tout en ignorant ces cours arrière, les petites allées, les rues où vivent les gens ordinaires. Mais il est tout à fait possible d'aimer à la fois l'Ecosse romantique des affiches touristiques et l'Ecosse sans fard de la vie quotidienne. Elle els aimait toutes deux et n'avait pas honte, contrairement à beaucoup, de la vision romancée. Le mythe peut être aussi nourrissant que la réalité, et parfois même plus. Elle quitta le bassin et se dirigea vers Lothian Road. Comme cela se voit souvent dans les grandes villes, Edimbourg peut changer du tout au tout d'une rue à l'autre". (p.218)

Vous pouvez lire l'avis de Shopgirl sur ce tome par ici

isabel dalhousie,alexander mccall smith,littérature écossaise

L'importance d'être reconnaissant, Alexander McCall Smith, 10/18, 2010, 298 pages.

14/10/2012

La douce tranquillité des samedis

J'ai lu ce roman presque d'une traite jeudi dernier lors d'une journée passée à Bruxelles. Chaque nouveau roman de la série à une saveur particulière, je trouve. A les lire d'affilée, il est facile de les mélanger, je suis donc contente d'écrire mes pensées au fur et à mesure que je les lis. 

La-douce-tranquillite-des-samedis.jpgJ'ai de nouveau adoré mon incursion dans la vie d'Isabel. Je suis de plus en plus familière de son quotidien, mais le plaisir de lecture reste intact. Il est même à chaque fois plus grand. 

Dans cet épisode, Isabel est sollicitée par une femme qui l'appelle à la rescousse pour l'aider à sortir son mari de la déprime. Selon elle, les accusations portées à son égard ne sont que le résultat d'une machination, et comme vous pouvez l'imaginer, l'injustice ne fait pas partie du vocabulaire de notre chère philosophe.

De nouveau, ces pérégrinations sont secondaires. La vie d'Isabel évolue doucement, confortablement. On se sent de plus en plus proche d'elle, on aime sa simplicité et sa perspicacité. Sa vie est douce, normale sans vraiment l'être, avec les quelques petits soucis du quotidien. Charlie est toujours aussi charmant, tout comme l'est son paternel! Les moments entre Isabel et Jamie sont attendrissants, mais pas mièvres. 

Ce que j'ai bien aimé dans ce tome est la part un peu plus grande qui est accordée à Eddie, l'employé de Cat, la nièce d'Isabel. Il y a un côté qu'Isabel n'arrive pas à cerner chez le jeune homme. Elle se doute que quelque chose lui est arrivé par le passé sans savoir mettre le doigt dessus. Et c'est bien notre cas aussi. Je me demande quand Alexander McCall Smith nous dévoilera ce qu'il en est!

En bref, mon enthousiasme ne diminue pas! Shopgirl l'a lu également, vous pouvez lire son avis ici

Je reviens tout à l'heure pour papoter un peu!

isa1.jpeg

La douce tranquillité des samedis, Alexander McCall Smith, 10/18,  2010, 283 pages.

13/10/2012

Le bon usage des compliments

bon-usage-des-compliment-09.jpg

Ce quatrième tome figure parmi mes préférés, on y sent une réelle évolution dans la série, et dans la vie d'Isabel. Elle reste elle-même mais beaucoup de choses changent. Ici, il n'y a pas vraiment d'intrigue particulière qui occupe Isabel comme dans les tomes précédents; le petite histoire qui se greffe est en rapport avec un tableau qui a séduit notre philosophe passionnée d'art écossais, qu'elle souhaite acquérir mais qui ne sait trop pourquoi, éprouve un sentiment étrange à son égard. Mmmh, quelque chose cloche, et Isabel veut savoir ce qu'il en est, as usual!

Comme à chaque fois, des réflexions sur la vie et des vers du poète Auden, mais on apprend également mieux à connaître Isabel. Avec l'arrivée de Charlie, nous assistons à une jolie évolution du personnage qui reste pourtant fidèle à lui-même. Ses prises de bec avec Grace sont assez attendrissantes, tout comme l'est sa relation avec le charmant Jamie. C'est mignon, mais pas niais, juste dans le bon ton. C'est là tout l'art de McCall Smith je pense. Il arrive à faire évoluer sa série avec finesse, humour et le tout sonne juste. Isabel est une personne très humaine, en qui je me retrouve beaucoup, malgré la différence d'âge, oui, oui.  Elle est de nature indépendante, mais recherche la compagnie. C'est une femme forte mais qui a besoin d'être rassurée. Même si elle vit beaucoup par la pensée, elle sait aussi agir, et j'ai beaucoup aimé le tour de force qu'elle met en place pour faire un pied de nez à ce petit vicieux de Christopher Dove! Well done, Isabel!

Ce que j'aime ces romans.

isa1.jpeg

Le bon usage des compliments, Alexander McCall Smith, 10/18,  2009, 295 pages.