Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/01/2013

La dame aux camélias

7107.jpgEt voilà la première lecture achevée d'un livre reçu à Noël. Et tout ce que je peux espérer, c'est qu'elles soient toutes du même acabit. Car, La dame aux camélias est un très gros coup de coeur pour moi; il rejoint sans hésitation l'étagère des livres que je chéris le plus. Cette découverte m'encourage à creuser davantage dans les classiques français, à commencer par Dumas père. 

L'histoire de La dame aux camélias est une histoire d'amour entre une courtisane, Marguerite Gautier, et un jeune homme de la petite bourgeoisie, Armand Duval. L'histoire commence alors que l'on apprend la mort de Marguerite et la mise en vente aux enchères de ses biens afin de couvrir ses dettes. Le narrateur  du roman fait alors la connaissance d'un jeune homme qui décide de lui raconter leur histoire. 

La dame aux camélias est un roman qui se lit assez vite, on entre très rapidement dans cette belle histoire, très triste, et teintée de tous les sentiments humains, des plus nobles aux plus amers. Plus qu'une histoire d'amour, c'est une histoire sur l'amour et ce que ce dernier est à même d'engendrer, de guider nos décisions, bonnes ou mauvaises. Nous y trouvons aussi des personnages forts, très forts, à vrai dire. De ceux qui vous touchent et gardent une telle part de mystère que notre imagination ne s'en trouve que plus stimulée. Je trouve par exemple que le titre est un merveilleux exemple entre ce que le lecteur peut déduire de sa rencontre avec Marguerite, mais aussi de tout ce qu'il ne sait pas et ne saura jamais d'elle. Elle reste une figure énigmatique, pleine d'intelligence, et de vivacité malgré sa condition physique. Elle est insaisissable, et c'est bien là tout l'objet du roman.

Autre point, l'auteur évoque habilement le statut des courtisanes de l'époque (Paris, milieu du 19e). Ces femmes qui acceptent de devenir les maîtresses d'hommes de la haute société afin de pouvoir entretenir un certain train de vie. L'auteur, à travers son histoire (car il s'agit en réalité d'un roman très largement autobiographique, retraçant l'amour que Dumas fils a connu pour une courtisane nommée Marie Duplessis), nous retrace parfaitement la situation de ces femmes, comment s'articulent leurs vies et se retrouvent coincées dans un cercle vicieux duquel il est impossible de sortir, pour des raisons financières, ou morales quand celles-ci ne sont pas ailleurs. Nous découvrons également leur quotidien, leurs moeurs, et les codes régissant leurs vies, pourtant souvent dépeintes comme libres de morale ou contraintes sociétales, et guidées uniquement par le plaisir et le luxe.

Durant ma lecture, j'ai évidemment pensé au film Moulin Rouge, réalisé par Baz Luhrmann, que j'aime beaucoup. Après m'être renseignée, j'ai vu qu'il s'agissait en effet d'une adaptation libre. Mis à part ça, je n'ai eu l'occasion de voir aucune "adaptation" du roman de Dumas fils, m'en conseillez-vous une en particulier? Apparemment, La dame aux camélias est un roman qui a été maintes fois adaptés, au cinéma comme au théâtre. Il existe d'ailleurs la pièce de théâtre adaptée par Dumas fils lui-même quelques années après la publication du roman, si je ne me trompe pas. Je suppose que cette dernière vaille la peine qu'on s'y penche, mais j'attends vos suggestions, remarques, avis et conseils!

J'ai toujours du mal à parler de romans classiques, mais j'espère au moins vous avoir donné envie de découvrir celui-ci. Loin de moi l'idée de me lancer dans des considérations analytiques, et à côté de tous les commentaires intellectuels que ce roman a pu générer, et génèrera sans doute encore, il nous procure un plaisir de lecture dont on aurait bien tort de se priver.

Je remercie infiniment Axelle pour me l'avoir offert, et Emma, aussi, pour m'avoir fait part de son enthousiasme!

Passez un excellent dimanche,

Je vous retrouve très bientôt!

Dumas Fils, La dame aux camélias, Folio Classique,  1848, 310 pages.