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01/02/2013

The Alexander McCall Smith Challenge

Chers lecteurs, 

En ce 1er février, j'ai le plaisir de lancer le Challenge Alexander McCall Smith! Nombreux d'entre vous savent à quel point j'aime cet auteur, et je suis très heureuse d'organiser cet évènement. J'espère qu'il sera, pour nombreux d'entre vous, l'occasion de creuser davantage dans l'écriture de McCall Smith ou tout simplement de faire sa connaissance.

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A propos de l'auteur...

A. McCall Smith s'est fait connaître en tant qu'auteur avec sa série mettant en scène Mma Ramotswe, détective au Botswana. Avant ce succès, il enseignait le droit médical dans les universités du Royaume-Uni ainsi qu'à l'étranger. La renommée des aventures de Precious Ramotswe lui a permis de se consacrer uniquement à l'écriture. Et grand bien lui en a pris! Il est à ce jour l'auteur de très nombreux romans issus de plusieurs séries.

La plus chère à mon coeur, et celle dont je vous ai déjà parlé à de nombreuses reprises (tous les tomes sortis en français sont chroniqués sur ce blog), est celle dont l'héroïne est la merveilleuse Isabel Dalhousie, philosophe de son état et édimbourgeoise jusqu'au bout des ongles. Mais il ne faut pas passer à côté d'une autre série à succès: celle peuplée des habitants du 44 Scotland Street dont les aventures sont d'abord apparues sous forme de chroniques dans The Scotsman, avant d'être compilées en romans. Ces trois séries de livres sont traduites en français (chez 10/18 pour les formats poche).

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Viennent ensuite d'autres séries comme Corduroy Mansions dont le schéma de base se calque sur 44 Scotland Street mais dont les personnages sont des habitants d'un immeuble londonien. Il y a également la série Pr. Von Igelfeld qui m'a l'air délicieusement loufoque. Dernièrement, nous avons également eu droit à un roman ne se plaçant pas dans une série Trains & lovers (dont j'ai parlé ici), mais il y a également eu La's orchestra saves the world. McCall Smith a également écrit pour la jeunesse, et je dois avouer que je suis assez curieuse de voir ce que ça donne. Malheureusement pour les non-anglophones, ces romans ne sont pas (encore?) traduits.

Voilà un peu pour le topo livresque. Si ça vous intéresse, et pour plus de clareté, je peux consacrer un billet-listing de l'ensemble des titres.

Si je devais parler de la plume de McCall Smith, je dirais qu'elle mêle humour et intelligence. Ses livres me rappellent les plaisirs simples de la vie, ils traitent avec drôlerie les travers de chacun, nous dépeignent un art de vivre à la fois anodin et particulier, et surtout, des personnages loufoques, qui vont et qui viennent, qui vivottent, qui nous font rire ou nous agacent. McCall Smith a un don pour capter les interactions sociales du quotidien, celles qu'on estime insignifiantes mais qui sont finalement la vie. Et puis bien sûr, il y a la ville d'Edimbourg qui, dans sa série Isabel Dalhousie et 44 Scotland Street, est un personnage à elle-seule. Il en parle avec tellement d'amour qu'il est impossible de ne pas se languir de la découvrir C'est aussi grâce à ses mots que je suis allée la visiter l'année dernière (il y a 1 an jour pour jour, j'y étais...) et que j'en suis tombée follement amoureuse.

Alors voilà pourquoi ce challenge me tient autant à coeur! Mais ne perdons plus de temps, place aux règles, mes très chers!

Règles du Challenge

1. Le challenge se terminera le 15 mars 2014. Il débute maintenant.

2. J'ai beaucoup réfléchi à l'organisation du challenge sans parvenir à me décider. Comme il s'agit d'un challenge basé sur un auteur, et non pas sur un thème plus large, les lectures sont réduites (même si McCall Smith est prolifique) et me lancer dans plusieurs niveaux n'aurait pas vraiment été pertinent. Je me suis donc arrêtée sur un minimum de 3 romans à découvrir, étalés sur au moins 2 séries. 

Je souhaite mettre en avant l'aspect sériel des écrits de l'auteur, car je trouve que c'est important (en plus d'être chouette) d'entrer dans plusieurs de ses univers pour le découvrir vraiment. De plus, ses romans ne sont en général pas bien épais, de sorte que ça ne rend pas la tâche à accomplir trop fastidieuse, right?

Si vous êtes incroyablement motivés et que la fièvre vous emporte dans un élan de lecture mccallsmith-esques, un système de bonus est mis en place. 5 points par lecture supplémentaire et 10 points s'il s'agit d'une troisième ou quatrième série découverte. Bonus de 20 points pour quiconque serait à jour dans l'une de ses séries (et peu importe si la lecture de 2 romans vous suffit à décrocher le bonus). Au terme du challenge, celui qui l'aura relevé haut la main et qui aura accumulé le plus de points recevra une petite récompense (ne me demandez pas, je ne sais pas du tout ce que je vais concocter!). 

3. Voici les logos. J'espère qu'ils vous plaisent! J'en referai peut-être d'autres en cours d'année, mais pour l'instant, je suis assez contente de ceux-ci. Pour marquer votre participation, apposez un des logos en fin de billet et mettez un lien vers le billet du challenge. 

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4. N'oubliez pas ensuite de m'envoyer le lien de votre billet soit par email, soit dans les commentaires sur un des billets du challenge. J'ajouterai alors un lien à côté de votre nom vers votre chronique dans mon billet/page récapitulatif. 

Rien de bien compliqué en somme, un challenge assez traditionnel et qui, je l'espère, nous procurera beaucoup de plaisir de lecture ensemble.

Les participantes:

- Shelbylee

- Shopgirl: Billet de présentation

- Trillian : Le club des philosophes amateurs ; Amis, amants, chocolat

- Emma

- Maéva

- La plume et la page

- Céline: Billet de présentation

- FondantoChocolat : Une question d'attitude

- Lauranne

- Estellecalim

- Mrs Pepys

- Soukee : Billet de présentation

 

Pour vous inscrire, rien de plus simple:

laissez-moi un petit commentaire ci-dessous!

19/01/2013

Trains & lovers

alexander mccall smith,littérature écossaise,coups de coeur,in englishJe vous retrouve aujourd'hui pour une chronique littéraire sur mon premier coup de coeur de l'année (et pas le dernier, je peux vous l'assurer). Bon, vous le savez, Alexander McCall Smith est un de mes auteurs favoris, voire même mon écrivain contemporain préféré. Je suis loin encore d'avoir tout lu (ce qui par ailleurs me ravit), mais chaque nouvelle publication est un vrai plaisir, y compris les nouveaux tomes de ses séries, alors même que je ne suis à jour que dans la série Isabel Dalhousie. Mais oui, rien que de découvrir une nouvelle couverture, un nouveau titre (ils sont toujours tellement réussis), c'est toujours un plaisir sans nom pour moi.

Trains & lovers est sorti au mois de novembre dernier, et est bien vite arrivé sur mes étagères. Après mes lectures de saison, je l'ai directement ouvert, sur les chaudes recommendations de Maéva à qui je l'avais offert pour Noël et qui l'avait lu avec beaucoup de plaisir. Bref, que du bonheur en perspective, et je n'allais certainement pas m'en priver.

Et mes chers, mais quel plaisir de lecture! Ce roman est de cette simplicité qui rend les choses particulières, spéciales. Tout le génie de McCall Smith est de pouvoir parler des sentiments humains et de leurs relations avec une finesse et un humour que je trouve uniques.

Trains & lovers nous fait embarquer à bord du train Edinburgh-London, en compagnie de 4 personnes assises en face et à côté les unes des autres pour un voyage d'environ 4 heures. Prenez place à côté d'eux, et laissez vagabonder votre oreille à la découverte de leurs histoires.

Nous rencontrons donc David, Kay, Andrew et Hugh. Chacun nous raconte brièvement des bouts de leur histoire personnelle, souvent en lien avec le coeur. On nous parle du "premier" grand amour, de l'amour né d'un hasard, en passant par l'amour parental et l'amour à sens unique. Chaque tranche de vie est très agréable à suivre. Nous devenons nous-mêmes un personnage du roman, nous écoutons chaque récit, et inconsciemment, on se met en quête nous aussi d'une histoire qui nous a touchés et qui était, de près ou de loin, en rapport avec un train. Car le titre du livre n'a pas seulement avoir avec le fait qu'ils se trouvent effectivement dans un train au moment de la narratation, mais plutôt que chacune de leur histoire a une "connexion ferroviaire" en quelque sorte. C'est très réussi.

C'est aussi bien écrit, simple, un vrai comfort book qui fera un excellent compagnon lors d'un voyage (en train, de préférence, bien évidemment). Du McCall Smith comme on l'aime, et je vous le recommande chaudement. 

Passez un bon samedi mes adorables lecteurs!

Alexander McCall Smith, Trains & lovers, Polygon, 2012, 224 p.

***

Mis à part ça, j'ai pensé à l'éventualité d'organiser un Challenge Alexander McCall Smith, mais je voudrais vous demander votre avis d'abord. Y participeriez-vous? Dites-moi tout dans les commentaires ci-dessous!

25/10/2012

Living like Isabel: places #3

Nous revoilà aujourd'hui pour un troisième billet axé sur la vie édimbourgeoise d'Isabel. La ville est cette fois-ci au coeur de notre attention, et je vous garantis une très belle balade!

Je laisse la parole à Maéva qui vous a concocté un très beau billet!

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This was a townscape raised in the teeth of cold winds from the east; a city of winding cobbled streets and haughty pillars; a city of dark nights and candle lights, and intellect”.

("La ville se dressait contre la morsure des vents froids sifflant de l'est, et ses rues pavées de gris s'insinuaient entre des murs imposants. Ville de nuits sombres et de pâles chandelles, ville de recueillement et de méditation...")

Le club des philosophes amateurs

Tout est dit. Cette citation issue du premier tome des aventures d’Isabel fait totalement apparaître les sentiments de notre cher Alexander McCall Smith pour sa ville : la bien-aimée Edimbourg, ou Edinburgh en anglais. Rien que le fait d’avoir deux orthographes, deux façons bien particulières de se prononcer donne un je ne sais quoi de mystérieux à cette ville merveilleuse. Une ville entre mer du Nord et paysages des Highlands, à l’architecture de couleur grise si particulière, riche en musées, cafés, monuments historiques et où il fait toujours bon vivre (au sens figuré du moins car les conditions climatiques écossaises sont ce qu’elles sont)

Aujourd’hui je vous emmène donc visiter les lieux que fréquente Isabel. Une des particularités de la série des Isabel Dalhousie est la description précise des itinéraires de balades d’Isabel dans Edimbourg. Quand j’ai commencé à lire les livres, j’avais toujours mon Lonely Planet pour suivre ses pérégrinations. La vie douce, culturelle et classe d’Isabel est en total accord avec Edimbourg. Alexander McCall Smith ne pouvait trouver accord plus judicieux. Et si je me laissais aller à une explication de texte poussée (mon esprit corrompu par des années d’études universitaires littéraires ne peut s’en empêcher), je dirais qu’Isabel est certainement une personnification de la ville d’Edimbourg. Elle sait apprécier tous les quartiers de sa ville, ne se verrait pas vivre ailleurs. Isabel est un pur produit de sa ville. Je trouve toujours fascinant de voir l’héritage d’un endroit, une région, une ville sur quelqu’un.

Je vous propose un tour du quartier d’Isabel, des rues qu’elle aime visiter, les cafés, musées où elle aime flâner, et nous finirons par quelques excursions hors d’Edimbourg où Isabel et Jamie ont parfois fait quelques escapades.

Quartier de Bruntsfield & The Meadows

Isabel habite une rue qui suit Merchiston Crescent, dans le quartier de Bruntsfield. C’est un quartier résidentiel qui compte de nombreux cafés, épiceries et théatres notamment dans la rue Bruntsfield Place. C’est d’ailleurs ici que le Delicatessen (épicerie fine) de Cat, la nièce d’Isabel se trouve.

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Merchiston Crescent, Brunstfield Place et ses nombreuses boutiques et le King’s Theatre sur Leven Street où Isabel se rend parfois.

Isabel se rend souvent dans le centre ville d’Edimbourg. Elle apprécie le quartier historique du château d’Edimbourg et de Castle Rock, mais elle se rend plus dans le quartier de l’autre côté des Princes Street Gardens qu’on appelle New Town. C’est un quartier de style Géorgien plus récent, mais c’est là que Jamie habite (ceci explique cela). Depuis sa maison de Bruntsfield, Isabel aime marcher donc elle doit traverser The Meadows, un parc qui fait la jonction entre son quartier et le centre ville.

 

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Je ne sais pas vous, mais je trouve ce parc ravissant !!

 

New Town

Jamie habite donc l’autre côté d’Edimbourg dans une rue qui s’appelle Saxe-Coburg Street (très classe et aristocratique comme nom, n’est-ce pas ?)

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Saxe-Coburg Street

Cat quant à elle habite Fettes Row, une rue se trouvant également dans le quartier de New Town. Je trouve intéressant cette séparation entre le quartier d’Isabel qui semble représenter l’ancien Edimbourg et avec cela toutes les valeurs, l’héritage, les traditions et la sagesse philosophique et le quartier plus jeune où résident Jamie et Cat. C’est précisément avec cette opposition qu’Alexander McCall Smith joue. La relation entre Isabel et Jamie détruit cette sépration. C’est encore un cri d’amour pour Edimbourg où les traditions et le neuf se rejoignent sans problème.

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Fettes Row et ses immeubles de style Géorgien

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Howe Street en haut, Gloucester Lane en dessous sont deux rues qu’Isabel emprunte souvent pour retrouver Jamie. Ramsay Garden est une rue qui relie New Town et le château où des amis d’Isabel résident. Elle dîne de temps en temps chez eux.

Cafés, Restaurants, Bars

Isabel aime se poser dans des cafés, pâtisseries ou restaurants pour réfléchir aux nombreuses questions philosophiques qu’elle se pose ainsi qu’aux nombreuses affaires dans lesquelles elle se retrouve impliquée.

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Glass & Thompson sur Dundas Street dans New Town est le café préféré d’Isabel, il est très souvent cité. La pâtisserie Florentin se trouve au coin de St Stephen Street, une rue proche de chez Jamie. Le Café Saint Honoré est situé sur Thistle Street dans New Town également.

Isabel est une fervente consommatrice de whisky en bonne écossaise et elle ne manque pas une occasion de fréquenter les superbes pubs et bars de la ville.

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St Bennet’s Bar sur Home Street, extérieur et intérieur arty et cosy.

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Le bar le plus proche de chez Jamie

Musées

Isabel s’épanouie lorqu’elle visite les musées, théâtres et opéras de sa ville. Elle a de nombreux amis dans le milieu de l’art, et elle n’hésite pas à emmener baby Charlie s’éveiller aux joies des musées.

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La Scottish Gallery sur Dundas Street est très appréciée d’Isabel. Son ami Guy Peploe y travaille. En dessous, admirez la façade de la Scottish National Portrait Gallery.

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La Scottish National Gallery of Modern Art, où Isabel aime aller déjeuner et ensuite parcourir le parc qui l’entoure, longeant la rivière Leith. Et le Scottish Arts Club sur Rutland Square, où Isabel a sa carte de membre.

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Queen’s Hall où Jamie se produit souvent et où Isabel assiste à de nombreuses représentations. Il s’agit d’une ancienne église reconvertie en auditorium d’où son aspect extérieur. A droite, l’intérieur d’Usher Hall où l’intrigue du 1er roman débute.

 

En-dehors d’Edimbourg

Même si Edimbourg est au cœur de la série (et dans le cœur d’Isabel), il y a quelques excursions en dehors de la ville dans les livres. Ne serait-ce que quand Isabel et Jamie emmènent Charlie se promener sur les hauteurs des Pentland Hills qui dominent Edimbourg. Regardez cette merveille !

 

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Dans le troisième tome des aventures d’Isabel, Une question d’attitude, elle se rend à Peebles avec sa cousine Mimi, le mari de celle-ci et Jamie. Ce séjour se révèlera être un tournant dans la relation entre Isabel et Jamie et au vu des photos, je me dis que les environs y ont certainement joué un rôle !

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Enfin, dans le quatrième livre, Le bon usage des compliments, Isabel et Jamie se rendent sur l’île de Jura, dans les Hébrides intérieures.

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Quel magnifique voyage ! De plus, cette enquête sur un peintre au suicide mystérieux est vraiment prenante. Elle a un côté très Agatha Christie !

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Les paysages typiques de l’île de Jura.

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Pour l’anecdote, en haut, le fameux « Corryvreckan », courant dont personne ne réchappe et où le peintre se serait suicidé. Et ci-dessus, Barnhill, où George Orwell à écrit 1984.

J’espère que cette balade vous aura encore plus donné envie d’aller visiter Edimbourg et l’Ecosse, ce pays de mystères, de charmes et de beauté naturelle.

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Je vous retrouve bientôt pour le dernier billet de la série!

Bon après-midi!

23/10/2012

Living like Isabel: her house #2

Nous continuons nos billets dérivés sur l'héroïne de McCall Smith avec aujourd'hui, un aperçu de sa jolie maison.

Isabel vit dans une maison victorienne dans le sud d'Edimbourg, dans le quartier de Bruntsfield, du côté de Merchiston. Vu le niveau de vie d'Isabel, nous avons pensé à une maison isolée. Nous avons trouvé cette jolie maison; elle correspond assez bien au personnage. Qu'en dites-vous?

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L'entrée: un miroir, des bouquets, l'escalier cachant ses trésors. De vrais trésors, car Isabel aime les objets avec une âme, ou tout au moins une histoire. Un meuble de telle époque, ou un siège ayant appartenu à... Nous imaginons très bien la maison d'Isabel comme rassemblant des tas de curiosités. Encombrée, sans être étouffante, une sorte de rangement unique, propre à la personne d'Isabel et à son esprit.

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Le salon, que l'on imagine plein d'élégance, intime aussi, et luxueux sans être tape-à-l'oeil. Isabel est une femme de goût, pas de doute là-dessus! De beaux meubles bien choisis, de riches étoffes d'ameublement, des tapis, des tas de lampes de table... 

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Son bureau, inspirant l'effervescence intellectuelle. Une lumière chaude en soirée, et plus claire en journée... Beaucoup de livres, bien sûr! Un désordre propre à l'image qu'on se fait d'un philosophe à l'esprit constamment occupé. 

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Des fenêtres à bascule, des carreaux, et des boiseries, des coins sombres mais attirant le soleil.  Voilà comme nous nous imaginons l'univers d'Isabel. 

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The music room, avec un piano, bien sûr, où Jamie s'installe souvent pour y jouer quelques notes après le dîner. Jamie a toujours un petit air en tête, et aime aussi composer notamment pour Charlie. C'est adorable. Ils chantent ensemble aussi parfois, comme c'est romantique...!

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La chambre... De la lumière, des meubles en acajou, de belles tapisseries.  "Une fente dans les rideaux laissait passer la faible lueur argentée du clair de lune dans la chambre sombre, comme celle d'un vieux projecteur usé. La pièce, peuplée d'ombres, était dominée par l'armoire gigantesque qui avait appartenu aux parents d'Isabel avec ses vingt tiroirs et ses vastes penderies; la coiffeuse et son haut miroir pivotant sur ses charnières d'acajou semblait dans l'obscurité un insecte étrange aux longues pattes, dont la glace serait la face livide. Sur une chaise gisaient les vêtements de Jamie, pêle-mêle comme toujours. Au pied du lit, l'encombrante chaise longue avait, selon le commissaire priseur, appartenu à feu le Duc d'Argyll".

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Promenons-nous un peu dans le jardin où Isabel étend régulièrement une couverture et y prend ses aises, avec Charlie et Jamie, autour d'un goûter. Il y a une garden house qui semble être un endroit idyllique.

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Je n'en ai pas parlé ici, mais la maison d'Isabel regorge également de trésors de peinture: Peploe, Cadell, McInnes,... J'en reparlerai dans un autre billet :-)

22/10/2012

Les lointains tourments de la jeunesse

Avec quelques jours de retard, je vous parle ce soir du tout dernier tome traduit en français de la série Isabel Dalhousie d'Alexander McCall Smith. J'ai vraiment adoré vous parler de tous ces livres qui, s'ils se ressemblent, apportent tous quelque chose et nous plongent dans un univers très réconfortant. 

Je tiens à remercier la maison d'édition des 2 terres car cette dernière m'a gentiment proposé de découvrir ce roman, venant tout juste de sortir. 

isabel dalhousie,alexander mccall smith,littérature écossaise,les lointains tourments de la jeunesse,the forgotten affairs of youthDans Les lointains tourments de la jeunesse, Isabel vient en aide à une collègue philosophe. Celle-ci essaie de retrouver ses parents biologiques, anciens étudiants édimbourgeois. Isabel fait jouer ses relations afin d'en savoir plus, et aide ainsi sa consoeur. 

Ce qui est agréable dans ce roman-ci, c'est de voir Isabel échanger avec une autre philosophe. C'est l'occasion pour elle de laisser son esprit divaguer, mais en paroles cette fois. Et en plus, cela donne lieu à un joli échange en fin de roman, sur une situation bien réelle, et pas sur des hypothèses, comme c'est souvent le cas avec Isabel. L'éthique est décidément partout!

Dire, ou ne pas dire? Jusqu'à quel point la vérité est-elle nécessaire? Son frein résiderait-il dans les conséquences que sa révélation engendrerait? Doit-on "peser" la vérité? La question est centrale dans ce roman: mentir pour se protéger, mentir pour sa famille, mentir pour ne pas avoir à affronter la réalité de plein fouet? La question reste posée, et c'est absolument délicieux de se laisser porter par ces mille et une interrogations.

Un roman en compagnie d'Isabel n'en serait pas un si nous ne nous promenions pas dans Edimbourg et ne prenions pas part entière à la vie de notre chère héroïne. McCall Smith arrive à garder le même ton dans chacun de ses romans. C'est une série que je trouve très égale, et c'est un vrai bonheur; pas possible d'être déçu par l'ensemble, si d'emblée, vous accrochez avec le premier tome. 

Pour terminer cette série de notes livresques, je ne saurais souhaiter qu'une chose: que je vous aie donné l'envie d'ouvrir Le club des philosophes amateurs et que celui-ci vous séduise autant qu'il m'a séduite. Je vous encourage à venir me livrer vos impressions si vous vous décidez de partir à la rencontre d'Isabel et de son club très privé de philosophes en herbe!

Vous pouvez découvrir le billet de Shopgirl, par ici.

Et demain, guettez le nouveau billet Living like Isabel!

isabel dalhousie,alexander mccall smith,littérature écossaise,les lointains tourments de la jeunesse,the forgotten affairs of youth

Les lointains tourments de la jeunesse, Alexander McCall Smith, Editions Les deux terres, 2012, 298 pages.

19/10/2012

Living like Isabel Dalhousie : her style #1

Rencontrer un personnage sur papier, c'est un des grands plaisirs de la lecture. Si l'auteur donne toujours quelques détails quant à l'allure de son personnage, le reste est l'affaire du lecteur. Quel bonheur! Je ne sais pas vous, mais moi j'ai passé une excellente semaine en compagnie d'Isabel, et ça va être bien difficile de lui dire au revoir, de quitter Edimbourg et la douceur de vivre qui y règne dans les romans de McCall Smith. C'est pourquoi, en collaboration avec Maéva, je vous propose de prolonger le plaisir... Qu'en dites-vous? 

Il n' est pas vraiment question d'aborder les romans dont vous pouvez lire mes avis sur le blog (le dernier devrait arriver demain), mais bien de s'attarder plus longuement au personnage et à sa vie confortable, intellectuelle et arty. Vous nous suivez?

Lorsque l'on rencontre Isabel, on se plait imaginer son style, ce qu'elle pourrait porter, et comment... En écossaise avertie, nous nous sommes dit qu'elle devait être une adepte incontestable du tartan... mais décliné sous toutes ses jolies couleurs. 

Dans nos imaginaires de lectrices et d'amoureuses de la capitale écossaise, voici comment nous avons imaginé le style d'Isabel:

Le tartan élégant, passage obligé!

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Une jupe taille haute, des escarpins élégants, un caban en tissu écossais, une sublime sacoche... Des vieux livres (first editions, of course), et un téléphone rétro, car Isabel n'a pas de portable, bien entendu! 

Une autre association, dans la même veine:

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De jolies jupes et des manteaux classes et confortables, originaux mais pas trop excentriques, à l'image de notre Isabel. Des pièces idéales pour arpenter les rues édimbourgeoises!

 

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Bien entendu, Isabel porte de jolis souliers!

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Les bottes sont parfaites pour les promenades en compagnie de Charlie et Jamie. A porter bien évidemment avec un parfait duffel coat coloré!

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Bien sûr, Isabel porte de jolis sacs:

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Pour ses petits weekends dans les îles écossaises:

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Des accessoires pour agrémenter le tout:

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Enfin, du vernis, le Rouge Noir de Chanel pour de jolis ongles... Je l'imagine tapoter sur son courrier, méditant sur l'attitude à adopter pour confronter ce diabolique Professeur Dove... avec une manucure intemporelle, classe et très féminine. 

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Pour Bébé Charlie... Il ne faut pas l'oublier!

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Je me suis énormément amusée à préparer ce billet, et Maéva tout autant. Je vous préviens déjà, d'autres vont suivre. Nous allons parler des endroits à Edimbourg fréquentés par Isabel, l'allure que nous nous faisons de sa maison mais aussi ses petites habitudes et ses goûts...!

En attendant, pour les adeptes de la série, je suis curieuse de savoir comment vous vous imaginez le style d'Isabel. Plus sobre ou plus excentrique? 

Passez un très bon vendredi soir!

NB: la plupart des articles sélectionnés sont de la marque Ness dont plusieurs magasins sont implantés à Edimbourg (et ailleurs).

18/10/2012

Les charmants travers de nos semblables

Déjà l'avant-dernier tome de la série (en tout cas traduite en français, car le 9e tome a été publié il y a quelques mois en anglais, il s'intitule The uncommon appeal of clouds). Mais comme je l'ai dit dans mon billet précédent, une nouvelle petite série de billets va suivre apportant, je l'espère, un petit plus à la série, et l'envie pour ceux qui ne sont pas (encore, voyez l'optimisme poindre) convaincus. Par ailleurs, je tiens à repréciser que ce derniers tomes vient de sortir en poche chez 10/18.

9782264058973.jpgComme dans chaque roman de la série, Les charmants travers de nos semblables se noue autour de plusieurs petites intrigues. Dans celui-ci, la réputation d'Isabel se confirme: on vient désormais la solliciter. Alors que dans les premiers romans Isabel agit par le biais d'un hasard malencontreux (c'est-à-dire que le mystère à résoudre arrive sur son chemin par coïncidence); dans les trois derniers, on lui demande son aide expressément. J'aime assez cette évolution, qui fait d'Isabel une femme relativement connue dans les beaux milieux d'Edimbourg (pour autre chose que son activité, sa position et son intérêt pour l'art en général), mais qui fait également passer la ville pour un grand village, élément qui est d'ailleurs plusieurs fois évoqué lors de la série, et plus particulièrement dans cet opus. Edimbourg, Edimbourg, Edimbourg, j'écris ton nom. Ici, c'est la femme du directeur administratif d'un pensionnat pour garçons qui demande à Isabel de se renseigner sur trois candidats potentiels pour remplacer le directeur qui part vers d'autres horizons...

Mais ce n'est pas tout! Isabel doit faire face à une intrigue qui la touche bien plus personnellement et qui bouscule quelque peu sa relation avec le charmant Jamie. La confiance au sein d'un couple est si fragile, et Isabel verra ses doutes ressurgir quant à la viabilité de son couple. Ce manque d'assurance est assez touchant, surtout chez une femme si distinguée et sûre d'elle-même dans l'ensemble. J'aime ses réactions spontanées, le fait qu'elle ne puisse pas cacher ses sentiments et l'honnêteté de ses réactions. Isabel, enveloppée dans sa vie assez parfaite (qui me contredira?) n'en est pas moins une personne comme tout le monde et McCall Smith n'a pas son pareil pour transmettre les émotions de son personnage. 

Comme dans chaque roman, un petit détour par les âffres de la direction de la revue philosophique, avec de nouveau cet affreux Christopher Dove et le professeur Lettuce qui n'ont pas fini de tourmenter Isabel. Des lettres aussi piquantes que polies aux injonctions dissimulées par une plume affinée, Isabel ne se laisse certes pas faire, mais tout ça soulève de nombreuses questions éthiques et la met dans des positions parfois délicates: poor Isabel!

Ne manquez pas le billet de Shopgirl, par ici.

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Les charmants travers de nos semblables, Alexander McCall Smith, 10/18, 2011, 262 pages.

16/10/2012

L'importance d'être reconnaissant

Me voici de retour avec le sixième tome des aventures d'Isabel, et oui, déjà! En tout cas, c'est bien mon sentiment.

Ces derniers jours, plusieurs idées ont mûri dans mon esprit, et avec la collaboraiton d'une très chère amie et ex-colocataire londonienne, admiratrice, elle-aussi, de notre Isabel, je compte vous préparer quelques billets toujours sur le thème Isabel Dalhousie, mais ne traitant pas des livres directement. Surprise, surprise! Mais ce n'est pas tout, je compte organiser un petit concours et faire gagner quelques exemplaires, j'en reparle très vite!

isabel dalhousie,alexander mccall smith,littérature écossaiseSans surprise, je me suis de nouveau laissée envelopper dans ce roman, comme on s'envelopperait d'une couverture bien moëlleuse. Je l'ai dégusté avidement, comme une bonne tasse de thé; rapidement pour pas qu'elle ne refroidisse trop, mais par petites gorgées bien dosées. Lire cette série, c'est une petite dose de bonheur quotidienne. Je le dis, je le redis, et je le redirai encore...

Ce tome-ci est construit autour de deux petites intrigues, un peu comme à chaque fois; l'une reliée à la revue de philosophie qu'Isabel dirige, et l'autre, à l'entourage (très lointain) d'Isabel. Nous retrouvons d'ailleurs un personnage du premier tome et le moins qu'on puisse dire est que le tout est assez bien ficelé! J'adore les tours que nous joue McCall Smith en nous présentant des protagonistes dont les personnalités nous foulent aux pieds.

Pour faire un peu les choses différemment, je vous propose une petite sélection de passages que j'ai repérés et particulièrement aimés durant ma lecture. L'écriture de McCall Smith est tellement succulente que ça serait bien malheureux de ne pas en lire quelques passages avec vous.

"Le lendemain matin, quand elle se leva pour s'occuper de Charlie, elle retrouva son univers habituel: elle était toujours Isabel Dalhousie, avec un enfant, une maison et une revue à gérer, propriétaire d'un jardin un peu indiscipliné, avec massifs de rhododendrons et renard familier, conduisant une voiture suédoise verte, et pourvue d'une nièce lunatique et imprévisible". (p.96) 

"Elle se rendit à l'espace dédié aux revues philosophiques, à l'étage. Il y avait peu de monde à ce niveau: elle ressentit l'impression étrange que l'on a en se retrouvant seul ou presque dans une pièce très vaste, sentiment encore accentué ici par les rangées de livres s'étendant à l'infini. Les livres ne sont pas muets, songea-t-elle en rêvassant, ils ont des choses à se dire tout bas. Dans cette salle, aucun mur ne vient étouffer leurs chuchotements". (p.103-104)

"Le monde extérieur voit l'Edimbourg officielle, les élégantes places géorgiennes, l'alignement des drapeaux flottants sur Princes Street, les orchestres, les spectacles, tout en ignorant ces cours arrière, les petites allées, les rues où vivent les gens ordinaires. Mais il est tout à fait possible d'aimer à la fois l'Ecosse romantique des affiches touristiques et l'Ecosse sans fard de la vie quotidienne. Elle els aimait toutes deux et n'avait pas honte, contrairement à beaucoup, de la vision romancée. Le mythe peut être aussi nourrissant que la réalité, et parfois même plus. Elle quitta le bassin et se dirigea vers Lothian Road. Comme cela se voit souvent dans les grandes villes, Edimbourg peut changer du tout au tout d'une rue à l'autre". (p.218)

Vous pouvez lire l'avis de Shopgirl sur ce tome par ici

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L'importance d'être reconnaissant, Alexander McCall Smith, 10/18, 2010, 298 pages.