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19/01/2013

Trains & lovers

alexander mccall smith,littérature écossaise,coups de coeur,in englishJe vous retrouve aujourd'hui pour une chronique littéraire sur mon premier coup de coeur de l'année (et pas le dernier, je peux vous l'assurer). Bon, vous le savez, Alexander McCall Smith est un de mes auteurs favoris, voire même mon écrivain contemporain préféré. Je suis loin encore d'avoir tout lu (ce qui par ailleurs me ravit), mais chaque nouvelle publication est un vrai plaisir, y compris les nouveaux tomes de ses séries, alors même que je ne suis à jour que dans la série Isabel Dalhousie. Mais oui, rien que de découvrir une nouvelle couverture, un nouveau titre (ils sont toujours tellement réussis), c'est toujours un plaisir sans nom pour moi.

Trains & lovers est sorti au mois de novembre dernier, et est bien vite arrivé sur mes étagères. Après mes lectures de saison, je l'ai directement ouvert, sur les chaudes recommendations de Maéva à qui je l'avais offert pour Noël et qui l'avait lu avec beaucoup de plaisir. Bref, que du bonheur en perspective, et je n'allais certainement pas m'en priver.

Et mes chers, mais quel plaisir de lecture! Ce roman est de cette simplicité qui rend les choses particulières, spéciales. Tout le génie de McCall Smith est de pouvoir parler des sentiments humains et de leurs relations avec une finesse et un humour que je trouve uniques.

Trains & lovers nous fait embarquer à bord du train Edinburgh-London, en compagnie de 4 personnes assises en face et à côté les unes des autres pour un voyage d'environ 4 heures. Prenez place à côté d'eux, et laissez vagabonder votre oreille à la découverte de leurs histoires.

Nous rencontrons donc David, Kay, Andrew et Hugh. Chacun nous raconte brièvement des bouts de leur histoire personnelle, souvent en lien avec le coeur. On nous parle du "premier" grand amour, de l'amour né d'un hasard, en passant par l'amour parental et l'amour à sens unique. Chaque tranche de vie est très agréable à suivre. Nous devenons nous-mêmes un personnage du roman, nous écoutons chaque récit, et inconsciemment, on se met en quête nous aussi d'une histoire qui nous a touchés et qui était, de près ou de loin, en rapport avec un train. Car le titre du livre n'a pas seulement avoir avec le fait qu'ils se trouvent effectivement dans un train au moment de la narratation, mais plutôt que chacune de leur histoire a une "connexion ferroviaire" en quelque sorte. C'est très réussi.

C'est aussi bien écrit, simple, un vrai comfort book qui fera un excellent compagnon lors d'un voyage (en train, de préférence, bien évidemment). Du McCall Smith comme on l'aime, et je vous le recommande chaudement. 

Passez un bon samedi mes adorables lecteurs!

Alexander McCall Smith, Trains & lovers, Polygon, 2012, 224 p.

***

Mis à part ça, j'ai pensé à l'éventualité d'organiser un Challenge Alexander McCall Smith, mais je voudrais vous demander votre avis d'abord. Y participeriez-vous? Dites-moi tout dans les commentaires ci-dessous!

22/10/2012

Les lointains tourments de la jeunesse

Avec quelques jours de retard, je vous parle ce soir du tout dernier tome traduit en français de la série Isabel Dalhousie d'Alexander McCall Smith. J'ai vraiment adoré vous parler de tous ces livres qui, s'ils se ressemblent, apportent tous quelque chose et nous plongent dans un univers très réconfortant. 

Je tiens à remercier la maison d'édition des 2 terres car cette dernière m'a gentiment proposé de découvrir ce roman, venant tout juste de sortir. 

isabel dalhousie,alexander mccall smith,littérature écossaise,les lointains tourments de la jeunesse,the forgotten affairs of youthDans Les lointains tourments de la jeunesse, Isabel vient en aide à une collègue philosophe. Celle-ci essaie de retrouver ses parents biologiques, anciens étudiants édimbourgeois. Isabel fait jouer ses relations afin d'en savoir plus, et aide ainsi sa consoeur. 

Ce qui est agréable dans ce roman-ci, c'est de voir Isabel échanger avec une autre philosophe. C'est l'occasion pour elle de laisser son esprit divaguer, mais en paroles cette fois. Et en plus, cela donne lieu à un joli échange en fin de roman, sur une situation bien réelle, et pas sur des hypothèses, comme c'est souvent le cas avec Isabel. L'éthique est décidément partout!

Dire, ou ne pas dire? Jusqu'à quel point la vérité est-elle nécessaire? Son frein résiderait-il dans les conséquences que sa révélation engendrerait? Doit-on "peser" la vérité? La question est centrale dans ce roman: mentir pour se protéger, mentir pour sa famille, mentir pour ne pas avoir à affronter la réalité de plein fouet? La question reste posée, et c'est absolument délicieux de se laisser porter par ces mille et une interrogations.

Un roman en compagnie d'Isabel n'en serait pas un si nous ne nous promenions pas dans Edimbourg et ne prenions pas part entière à la vie de notre chère héroïne. McCall Smith arrive à garder le même ton dans chacun de ses romans. C'est une série que je trouve très égale, et c'est un vrai bonheur; pas possible d'être déçu par l'ensemble, si d'emblée, vous accrochez avec le premier tome. 

Pour terminer cette série de notes livresques, je ne saurais souhaiter qu'une chose: que je vous aie donné l'envie d'ouvrir Le club des philosophes amateurs et que celui-ci vous séduise autant qu'il m'a séduite. Je vous encourage à venir me livrer vos impressions si vous vous décidez de partir à la rencontre d'Isabel et de son club très privé de philosophes en herbe!

Vous pouvez découvrir le billet de Shopgirl, par ici.

Et demain, guettez le nouveau billet Living like Isabel!

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Les lointains tourments de la jeunesse, Alexander McCall Smith, Editions Les deux terres, 2012, 298 pages.

18/10/2012

Les charmants travers de nos semblables

Déjà l'avant-dernier tome de la série (en tout cas traduite en français, car le 9e tome a été publié il y a quelques mois en anglais, il s'intitule The uncommon appeal of clouds). Mais comme je l'ai dit dans mon billet précédent, une nouvelle petite série de billets va suivre apportant, je l'espère, un petit plus à la série, et l'envie pour ceux qui ne sont pas (encore, voyez l'optimisme poindre) convaincus. Par ailleurs, je tiens à repréciser que ce derniers tomes vient de sortir en poche chez 10/18.

9782264058973.jpgComme dans chaque roman de la série, Les charmants travers de nos semblables se noue autour de plusieurs petites intrigues. Dans celui-ci, la réputation d'Isabel se confirme: on vient désormais la solliciter. Alors que dans les premiers romans Isabel agit par le biais d'un hasard malencontreux (c'est-à-dire que le mystère à résoudre arrive sur son chemin par coïncidence); dans les trois derniers, on lui demande son aide expressément. J'aime assez cette évolution, qui fait d'Isabel une femme relativement connue dans les beaux milieux d'Edimbourg (pour autre chose que son activité, sa position et son intérêt pour l'art en général), mais qui fait également passer la ville pour un grand village, élément qui est d'ailleurs plusieurs fois évoqué lors de la série, et plus particulièrement dans cet opus. Edimbourg, Edimbourg, Edimbourg, j'écris ton nom. Ici, c'est la femme du directeur administratif d'un pensionnat pour garçons qui demande à Isabel de se renseigner sur trois candidats potentiels pour remplacer le directeur qui part vers d'autres horizons...

Mais ce n'est pas tout! Isabel doit faire face à une intrigue qui la touche bien plus personnellement et qui bouscule quelque peu sa relation avec le charmant Jamie. La confiance au sein d'un couple est si fragile, et Isabel verra ses doutes ressurgir quant à la viabilité de son couple. Ce manque d'assurance est assez touchant, surtout chez une femme si distinguée et sûre d'elle-même dans l'ensemble. J'aime ses réactions spontanées, le fait qu'elle ne puisse pas cacher ses sentiments et l'honnêteté de ses réactions. Isabel, enveloppée dans sa vie assez parfaite (qui me contredira?) n'en est pas moins une personne comme tout le monde et McCall Smith n'a pas son pareil pour transmettre les émotions de son personnage. 

Comme dans chaque roman, un petit détour par les âffres de la direction de la revue philosophique, avec de nouveau cet affreux Christopher Dove et le professeur Lettuce qui n'ont pas fini de tourmenter Isabel. Des lettres aussi piquantes que polies aux injonctions dissimulées par une plume affinée, Isabel ne se laisse certes pas faire, mais tout ça soulève de nombreuses questions éthiques et la met dans des positions parfois délicates: poor Isabel!

Ne manquez pas le billet de Shopgirl, par ici.

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Les charmants travers de nos semblables, Alexander McCall Smith, 10/18, 2011, 262 pages.

16/10/2012

L'importance d'être reconnaissant

Me voici de retour avec le sixième tome des aventures d'Isabel, et oui, déjà! En tout cas, c'est bien mon sentiment.

Ces derniers jours, plusieurs idées ont mûri dans mon esprit, et avec la collaboraiton d'une très chère amie et ex-colocataire londonienne, admiratrice, elle-aussi, de notre Isabel, je compte vous préparer quelques billets toujours sur le thème Isabel Dalhousie, mais ne traitant pas des livres directement. Surprise, surprise! Mais ce n'est pas tout, je compte organiser un petit concours et faire gagner quelques exemplaires, j'en reparle très vite!

isabel dalhousie,alexander mccall smith,littérature écossaiseSans surprise, je me suis de nouveau laissée envelopper dans ce roman, comme on s'envelopperait d'une couverture bien moëlleuse. Je l'ai dégusté avidement, comme une bonne tasse de thé; rapidement pour pas qu'elle ne refroidisse trop, mais par petites gorgées bien dosées. Lire cette série, c'est une petite dose de bonheur quotidienne. Je le dis, je le redis, et je le redirai encore...

Ce tome-ci est construit autour de deux petites intrigues, un peu comme à chaque fois; l'une reliée à la revue de philosophie qu'Isabel dirige, et l'autre, à l'entourage (très lointain) d'Isabel. Nous retrouvons d'ailleurs un personnage du premier tome et le moins qu'on puisse dire est que le tout est assez bien ficelé! J'adore les tours que nous joue McCall Smith en nous présentant des protagonistes dont les personnalités nous foulent aux pieds.

Pour faire un peu les choses différemment, je vous propose une petite sélection de passages que j'ai repérés et particulièrement aimés durant ma lecture. L'écriture de McCall Smith est tellement succulente que ça serait bien malheureux de ne pas en lire quelques passages avec vous.

"Le lendemain matin, quand elle se leva pour s'occuper de Charlie, elle retrouva son univers habituel: elle était toujours Isabel Dalhousie, avec un enfant, une maison et une revue à gérer, propriétaire d'un jardin un peu indiscipliné, avec massifs de rhododendrons et renard familier, conduisant une voiture suédoise verte, et pourvue d'une nièce lunatique et imprévisible". (p.96) 

"Elle se rendit à l'espace dédié aux revues philosophiques, à l'étage. Il y avait peu de monde à ce niveau: elle ressentit l'impression étrange que l'on a en se retrouvant seul ou presque dans une pièce très vaste, sentiment encore accentué ici par les rangées de livres s'étendant à l'infini. Les livres ne sont pas muets, songea-t-elle en rêvassant, ils ont des choses à se dire tout bas. Dans cette salle, aucun mur ne vient étouffer leurs chuchotements". (p.103-104)

"Le monde extérieur voit l'Edimbourg officielle, les élégantes places géorgiennes, l'alignement des drapeaux flottants sur Princes Street, les orchestres, les spectacles, tout en ignorant ces cours arrière, les petites allées, les rues où vivent les gens ordinaires. Mais il est tout à fait possible d'aimer à la fois l'Ecosse romantique des affiches touristiques et l'Ecosse sans fard de la vie quotidienne. Elle els aimait toutes deux et n'avait pas honte, contrairement à beaucoup, de la vision romancée. Le mythe peut être aussi nourrissant que la réalité, et parfois même plus. Elle quitta le bassin et se dirigea vers Lothian Road. Comme cela se voit souvent dans les grandes villes, Edimbourg peut changer du tout au tout d'une rue à l'autre". (p.218)

Vous pouvez lire l'avis de Shopgirl sur ce tome par ici

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L'importance d'être reconnaissant, Alexander McCall Smith, 10/18, 2010, 298 pages.

14/10/2012

La douce tranquillité des samedis

J'ai lu ce roman presque d'une traite jeudi dernier lors d'une journée passée à Bruxelles. Chaque nouveau roman de la série à une saveur particulière, je trouve. A les lire d'affilée, il est facile de les mélanger, je suis donc contente d'écrire mes pensées au fur et à mesure que je les lis. 

La-douce-tranquillite-des-samedis.jpgJ'ai de nouveau adoré mon incursion dans la vie d'Isabel. Je suis de plus en plus familière de son quotidien, mais le plaisir de lecture reste intact. Il est même à chaque fois plus grand. 

Dans cet épisode, Isabel est sollicitée par une femme qui l'appelle à la rescousse pour l'aider à sortir son mari de la déprime. Selon elle, les accusations portées à son égard ne sont que le résultat d'une machination, et comme vous pouvez l'imaginer, l'injustice ne fait pas partie du vocabulaire de notre chère philosophe.

De nouveau, ces pérégrinations sont secondaires. La vie d'Isabel évolue doucement, confortablement. On se sent de plus en plus proche d'elle, on aime sa simplicité et sa perspicacité. Sa vie est douce, normale sans vraiment l'être, avec les quelques petits soucis du quotidien. Charlie est toujours aussi charmant, tout comme l'est son paternel! Les moments entre Isabel et Jamie sont attendrissants, mais pas mièvres. 

Ce que j'ai bien aimé dans ce tome est la part un peu plus grande qui est accordée à Eddie, l'employé de Cat, la nièce d'Isabel. Il y a un côté qu'Isabel n'arrive pas à cerner chez le jeune homme. Elle se doute que quelque chose lui est arrivé par le passé sans savoir mettre le doigt dessus. Et c'est bien notre cas aussi. Je me demande quand Alexander McCall Smith nous dévoilera ce qu'il en est!

En bref, mon enthousiasme ne diminue pas! Shopgirl l'a lu également, vous pouvez lire son avis ici

Je reviens tout à l'heure pour papoter un peu!

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La douce tranquillité des samedis, Alexander McCall Smith, 10/18,  2010, 283 pages.

13/10/2012

Le bon usage des compliments

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Ce quatrième tome figure parmi mes préférés, on y sent une réelle évolution dans la série, et dans la vie d'Isabel. Elle reste elle-même mais beaucoup de choses changent. Ici, il n'y a pas vraiment d'intrigue particulière qui occupe Isabel comme dans les tomes précédents; le petite histoire qui se greffe est en rapport avec un tableau qui a séduit notre philosophe passionnée d'art écossais, qu'elle souhaite acquérir mais qui ne sait trop pourquoi, éprouve un sentiment étrange à son égard. Mmmh, quelque chose cloche, et Isabel veut savoir ce qu'il en est, as usual!

Comme à chaque fois, des réflexions sur la vie et des vers du poète Auden, mais on apprend également mieux à connaître Isabel. Avec l'arrivée de Charlie, nous assistons à une jolie évolution du personnage qui reste pourtant fidèle à lui-même. Ses prises de bec avec Grace sont assez attendrissantes, tout comme l'est sa relation avec le charmant Jamie. C'est mignon, mais pas niais, juste dans le bon ton. C'est là tout l'art de McCall Smith je pense. Il arrive à faire évoluer sa série avec finesse, humour et le tout sonne juste. Isabel est une personne très humaine, en qui je me retrouve beaucoup, malgré la différence d'âge, oui, oui.  Elle est de nature indépendante, mais recherche la compagnie. C'est une femme forte mais qui a besoin d'être rassurée. Même si elle vit beaucoup par la pensée, elle sait aussi agir, et j'ai beaucoup aimé le tour de force qu'elle met en place pour faire un pied de nez à ce petit vicieux de Christopher Dove! Well done, Isabel!

Ce que j'aime ces romans.

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Le bon usage des compliments, Alexander McCall Smith, 10/18,  2009, 295 pages.

12/10/2012

Une question d'attitude

Les aventures d'Isabel continuent sur The lost art, avec ce troisième tome. Voici encore une lecture que j'ai beaucoup appréciée.

9782264044020.jpgDans Une question d'attitude, Isabel accueille à Edimbourg sa cousine Mimi qui lui fera quelques révélations sur le passé de sa mère. Ces évènements permettront de remettre certains éléments du quotidien de notre philosophe adorée en perspective, notamment ses sentiments pour Jamie, son ami musicien d'enciron 10 ans son cadet. Isabel fera enfin face à ses sentiments, mais vaincra-t-elle ses préjugés? Par de nombreux aspects, ce roman est un roman charnière de la série; il va, en un tour de bras, faire basculer la vie d'Isabel et lui faire prendre une autre dimension, et franchement, c'est assez réjouissant.

Pour le reste, nous retrouvons tout ce que l'on aime dans la série: l'ambiance arty et intellectuelle d'Edimbourg, le café de Cat, les amours farfelues de celle-ci, le délicieux Jamie tellement attendrissant, les réflexions toujours très parlantes d'Isabel, sa tendance à se mêler de ce qui ne la regarde pas, une petite intrigue secondaire,... Le tout, mis en scène par la plume pétillante d'A. McCall Smith. Rien à redire, et encore plus envie de continuer!

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J'ai lu il y a déjà un bout de temps, mais je ne vous en avais pas encore parlé, honte à moi! Shopgirl l'a fait, elle, et vous pouvez lire son avis ici. Rendez-vous demain pour le tome 4!

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Une question d'attitude, Alexander McCall Smith, 10/18, 2007, 250 pages.

11/10/2012

Amis, Amants, Chocolat

Aujourd'hui, je vous parle du second tome des aventures d'Isabel, mais ne vous en faites pas, pas de spoilers en vue! De nouveau, l'histoire se greffe autour d'une petite enquête menée par notre philosophe adorée. 

Amis-amants-chocolat.jpgAlors que son entourage (Jamie, Cat et Grace, son amie et gouvernante) lui demande de mettre fin à ses travers de curieuse invétérée, Isabel n'en fait qu'à sa tête, même si elle ne cesse de se répéter qu'elle devrait se mêler de ce qui la regarde. Mais rien à faire, quand Ian, un homme récemment transplanté du coeur l'aborde dans l'épicerie de Cat, sa nièce, et lui parle de son problème, Isabel ne peut résister! Depuis qu'il a subi sa greffe, Ian est hanté par le visage d'un homme qui apparait soudainement. Il avance pour expliquer le phénomène la théorie sur la mémoire cellulaire mais Isabel est loin d'être convaincue. Elle préfère trouver une explication rationnelle au mystère en enquêtant sur la mort potentiellement étrange du donneur...


Mais parlons un peu plus d'Isabel, que je ne vous ai que vaguement présentée dans la chronique précédente... Miss Dalhousie est une femme d'âge mûr, indépendante et accomplie. Ce qui est génial avec ce personnage, c'est qu'elle est capable de développer une réflexion sur tout et n'importe quoi. Elle déplore d'ailleurs cette façon de faire, issue de sa condition de philosophe et rêve, l'espace d'un instant, d'agir sans trop réfléchir. Au fil des pages, Isabel évoque différentes questions, sur des petites choses du quotidien et qui nous paraissent comme allant de soi. Depuis son divorce, elle est célibataire. Elle nourrit cependant un petit faible pour Jamie, l'ex-petit ami de sa nièce Cat, avec lequel elle a noué une amitié précieuse. Ce qui la retient malheureusement, c'est leur différence d'âge qu'Isabel considère comme un obstacle, trop soucieuse (à mon goût) des "qu'en dira-t-on?" En attendant, Cat joue les entremetteuses avec un italien d'âge mûr désireux de visiter les environs...


Alexander McCall Smith fait passer à travers ses mots son grand amour pour l'Ecosse et sa capitale, au point de faire renoncer un musicien talentueux au poste de ses rêves dans un orchestre londonnien pour rester à Edimbourg! On retrouve aussi quelques clins d'oeil à sa profession de juriste autour de quelques anecdotes. En fait, c'est tout simplement dé-li-cieux! 

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Shopgirl, qui participe elle-aussi à la semaine consacrée à Isabel, a elle-aussi lu ce tome il y a un petit bout de temps, vous pouvez lire son avis par ici.

PS: Envoyez-moi des ondes positives, je passe un deuxième entretien pour le poste que je convoite, Fingers crossed!

Amis, amants, chocolat, Alexander McCall Smith, 10/18,  2007, 256 pages.