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10/02/2013

The Grimm legacy

Si vous aimez la magie, les contes et les mystères, ce livre risque de vous plaire! Ce qui m'a d'abord attirée dans ce roman, c'est sa couverture, je la trouve particulièrement réussie. Qu'en pensez-vous? Le titre lui aussi était intrigant et puis lorsque j'ai lu le résumé... j'étais conquise!

shulman_uk_med.jpegNotre héroïne se prénomme Elizabeth. Et lorsque nous la rencontrons, un de ses professeurs vient de lui décrocher un travail dans une bibliothèque. Et une bibliothèque assez particulière: il ne s'agit pas d'un endroit où l'on emprunte des livres, mais des objets. Dans une pièce secrète se trouve la Grimm collection où reposent des objets magiques et puissants, directement issus des contes des frères Grimm! Mais certains objets commencent à disparaître ou sont remplacés par des faux... Elizabeth et ses nouveaux collègues partent à la recherche du voleur, en ne sachant pas le danger qui les guette.

J'ai aimé énormément de choses dans ce roman qui recèle de bonnes idées. L'héroïne est assez attachante, tout comme le sont les personnages secondaires. On prend un plaisir incroyable à se promener dans les couloirs de cet endroit des plus particuliers, ainsi qu'à rencontrer certains des usagers quelque peu loufoques, mais dans un tel endroit, comment ne pas l'être? J'ai aussi adoré la façon dont se déroulent les emprunts des objets de la Grimm Collection. Point d'argent à laisser ou d'objets précieux, non, il faut y laisser un de ses "talents" ou "habilités". Ainsi, lorsque Elizabeth décide d'y laisser son sens de l'orientation, nous avons droit à quelques situations incongrues. Sans parler des pouvoirs assez intimidants de certains objets! 

Bref, des personnages agréables, une bonne histoire, des idées originales relativement bien exploitées. De quoi passer un très bon moment.

Une suite est prévue, The wells bequest, pour l'été prochain. Je ne manquerai pas le rendez-vous. Tentés?

Polly Shulman, The Grimm legacy, Oxford University press, 2010 (2012 pour cette édition), 325 pages.

19/01/2013

Trains & lovers

alexander mccall smith,littérature écossaise,coups de coeur,in englishJe vous retrouve aujourd'hui pour une chronique littéraire sur mon premier coup de coeur de l'année (et pas le dernier, je peux vous l'assurer). Bon, vous le savez, Alexander McCall Smith est un de mes auteurs favoris, voire même mon écrivain contemporain préféré. Je suis loin encore d'avoir tout lu (ce qui par ailleurs me ravit), mais chaque nouvelle publication est un vrai plaisir, y compris les nouveaux tomes de ses séries, alors même que je ne suis à jour que dans la série Isabel Dalhousie. Mais oui, rien que de découvrir une nouvelle couverture, un nouveau titre (ils sont toujours tellement réussis), c'est toujours un plaisir sans nom pour moi.

Trains & lovers est sorti au mois de novembre dernier, et est bien vite arrivé sur mes étagères. Après mes lectures de saison, je l'ai directement ouvert, sur les chaudes recommendations de Maéva à qui je l'avais offert pour Noël et qui l'avait lu avec beaucoup de plaisir. Bref, que du bonheur en perspective, et je n'allais certainement pas m'en priver.

Et mes chers, mais quel plaisir de lecture! Ce roman est de cette simplicité qui rend les choses particulières, spéciales. Tout le génie de McCall Smith est de pouvoir parler des sentiments humains et de leurs relations avec une finesse et un humour que je trouve uniques.

Trains & lovers nous fait embarquer à bord du train Edinburgh-London, en compagnie de 4 personnes assises en face et à côté les unes des autres pour un voyage d'environ 4 heures. Prenez place à côté d'eux, et laissez vagabonder votre oreille à la découverte de leurs histoires.

Nous rencontrons donc David, Kay, Andrew et Hugh. Chacun nous raconte brièvement des bouts de leur histoire personnelle, souvent en lien avec le coeur. On nous parle du "premier" grand amour, de l'amour né d'un hasard, en passant par l'amour parental et l'amour à sens unique. Chaque tranche de vie est très agréable à suivre. Nous devenons nous-mêmes un personnage du roman, nous écoutons chaque récit, et inconsciemment, on se met en quête nous aussi d'une histoire qui nous a touchés et qui était, de près ou de loin, en rapport avec un train. Car le titre du livre n'a pas seulement avoir avec le fait qu'ils se trouvent effectivement dans un train au moment de la narratation, mais plutôt que chacune de leur histoire a une "connexion ferroviaire" en quelque sorte. C'est très réussi.

C'est aussi bien écrit, simple, un vrai comfort book qui fera un excellent compagnon lors d'un voyage (en train, de préférence, bien évidemment). Du McCall Smith comme on l'aime, et je vous le recommande chaudement. 

Passez un bon samedi mes adorables lecteurs!

Alexander McCall Smith, Trains & lovers, Polygon, 2012, 224 p.

***

Mis à part ça, j'ai pensé à l'éventualité d'organiser un Challenge Alexander McCall Smith, mais je voudrais vous demander votre avis d'abord. Y participeriez-vous? Dites-moi tout dans les commentaires ci-dessous!

12/01/2013

The cookie club

the-christmas-cookie-club.jpgVoici le premier livre de l'année, et 2013 commence plutôt bien car j'ai passé un bon moment avec les héroïnes de "The cookie club". Pour info, ce roman d'Ann Pearlman existe également sous un autre titre "The Christmas cookie club", et c'est précisément pour cette particularité que je l'ai commencé juste avant la nouvelle année, décidant qu'il serait ma dernière lecture de Noël. 

J'ai été agréablement surprise par ce roman, pourtant ce n'était pas forcément gagné car au début, je ne savais pas s'il allait me plaire ou si au contraire, le ton de la narratrice m'insupportait. Finalement c'est la première option qui a prévalu, et je me suis bien plu dans ce petit club gourmand.

Comme le titre du livre l'indique, l'histoire est celle d'un club de biscuits réunissant, le premier lundi de décembre, 12 femmes de tous âges et situations confondus. Chacune d'elle doit amener 13 douzaines de biscuits de son choix, cuisinés maison (bien sûr), et emballés dans un emballage original, sinon attrayant. Le principe est de donner une douzaine de ses biscuits à chacun des membres du club et de laisser le dernier paquet pour une maison de retraite (si je me souviens bien - en tout cas, pour une oeuvre de bienfaisance). Le club existe depuis 16 ans déjà, et est très prisé au sein de cette petite ville américaine (seules 12 personnes sont autorisées à y participer - l'une entre lorsqu'un des membres décide de se retirer ou est exclu pour ne pas avoir respecté les règles). Le choix de l'accès est essentiellement réservé à Marnie, l'instigatrice du club et à son cercle élargi de connaissances. Tous les membres sont soumis à un certain nombre de "règles" afin de s'assurer de la bonne organisation de cette soirée de décembre et de la pérennité du club. Quelques exemples: pas de biscuits aux pépites de chocolat (car une année 5 personnes en avaient faits), interdiction de passer son tour une année, obligation de ramener les recettes afin de les partager,...

Ce que j'ai bien aimé dans ce livre, c'est la façon dont il était divisé: 12 chapitres, chacun consacré à un des membres. C'est certes assez conventionnel, mais ce qui m'a plu, c'était que la voix narrative reste la même, celle de Marnie. A travers ses yeux, nous découvrons ses amies, certaines plus proches que d'autres, certaines de son âge (la cinquantaine bien trempée, si je ne me trompe pas), d'autres plus jeunes, etc. L'auteur n'a pas choisi de s'intéresser à la création du club, mais plutôt à la façon dont celui-ci s'est implanté dans les vies de ces femmes, et ce que cette réunion annuelle leur apporte. Cette année-là, sans doute car elles sont toutes sont à un tournant de leurs vies: en amour, amitié, professionnellement ou simplement au niveau familial. Il y a énormément d'histoires tristes ou en tout cas avec une touche dramatique, peut-être même un peu trop présente. Mais on ressent aisément le besoin et l'effet quelque peu cathartique de cette réunion, comme une mise à plat, une façon de dire les choses et de prendre un nouveau départ, de faire le bilan sous les yeux bienveillants de ses amies. Les personnalités et les vies de chacunes sont agréables à découvrir, on se prend d'amitié pour chacun des personnages, même s'il n'est pas facile de se souvenir immédiatement du nom qui correspond à l'histoire qu'on a lue, ou pas encore.

Avec ce roman, Ann Pearlman dresse des portraits de femmes fortes, se serrant les coudes à travers plusieurs générations. Elles apportent toutes une part d'elles-mêmes; leurs problèmes ne sont pas habillés d'un voile rosé, et c'est assez rare pour être relevé dans ce genre de littérature. Pour autant, on a parfois l'impression que l'auteur a dressé une petite liste de "situations" précises permettant de donner une sorte de parfaite hétéroclicité au groupe (adoption, problème de conception, deuil, confiance, amitié, problèmes d'argent, adultère...). Ce qui m'a un peu dérangée, et je le disais plus haut, c'est le regard que porte Marnie, la narratrice, sur toutes ces situations et la façon dont elle nous les confie. Le ton qu'elle emploie est assez détaché, et je suppose que ce choix est justifié par une volonté d'objectivité, mais ça ne fonctionne pas toujours, et j'ai parfois eu l'impression qu'elle portait des jugements sur ses comparses et leurs choix de vie. Rien qui soit vraiment tranché, ça ressort simplement dans la façon qu'elle a d'évoquer certains membres du club qui donnait à penser qu'elle désapprouvait en quelque sorte. Au début, ça me dérangeait, car je trouvais que ça ruinait un peu l'ambiance du livre et nous amenait nous aussi à porter un jugement sur les personnes qu'on apprenait à connaître, sans nous laisser le choix de notre propre opinion. Mais je suis parvenue à dépasser ça et ai considéré ce ton narratif comme une volonté d'humaniser le narrateur, en nous donnant, à travers ses mots et pensées, une meilleure idée de qui elle est. 

Dans l'ensemble, j'ai trouvé cette lecture très agréable, malgré quelques ressorts trop artificiels et des choix un peu trop stéréotypés. Ce fut malgré ça bien plus plaisant à lire qu'un énième roman de chick-lit mettant en scène une trentenaire maladroite et malheureuse au travail, en quête du parfait fiancé et pour qui se termine toujours bien, ce qui n'est pas le cas ici où tout est laissé en suspens.

Une dernière chose, pour terminer, un point que j'ai beaucoup aimé dans la structure du roman: chaque chapitre commence avec la recette du biscuit préparé par la personne dont il sera question, et se termine ensuite par quelques pages d'informations sur un ingrédient en particulier (à quoi il sert dans la fabrication, son origine, ses bienfaits, le tout souvent rattaché à une anecdote). C'est simple comme idée, mais très bien pensé! 

En bref, un bon roman du genre.

Ann Pearlman, The (Christmas) cookie club, Simon & Schuster, 2009, 274 pages.

03/10/2012

Death comes to Pemberley

book_pemberley.jpgJ'ai lu énormément d'avis assez positifs sur ce roman et je partais assez confiante dans ma lecture, mais j'ai été profondément déçue, comme ça m'arrive peu souvent. 

C'était bien parti, avec un retour à Pemberley qui s'annonçait agréable. Mmmh, que réservait PD James à nos Mr et Mrs Darcy? Je voyais déjà tout à fait Elizabeth sur le terrain à jouer les détectives en herbe, avec ses répliques bien tranchées et une intuition mise à rude épreuve. Je pensais retrouver ces personnages avec lesquels j'ai passé de si bons moments, et les voir nouer de nouvelles relations ou en approfondir d'autres. Et en plus, les faire supporter un meurtre!

Au lieu de quoi, j'ai trouvé un roman très très plat. Je n'ai pas du tout retrouvé l'univers d'Austen. Les personnages sont fades, creux et presque interchangeables. Sincèrement, on aurait tout à fait pu donner d'autres noms aux personnages et faire se dérouler l'intrigue sur un domaine d'un autre nom que Pemberley et le résultat aurait été le même. Alors, pour moi, l'hommage à Austen est loin d'être une réussite. Il y a très peu d'interactions entre les personnages, je pense que si nous assistons à un échange entre Elizabeth et Darcy, ce n'est pas plus de 3 ou 4 fois, et des échanges très courts. Rien qui pourrait nous faire retrouver le ton de leur relation si particulière. Mais encore, il n'y a presque pas d'échange entre Elizabeth et Jane, ni Bingley ou autre. Lorsque la confrontation entre Darcy et Wickham se révèle inévitable, l'auteur nous coupe l'herbe sous le pied et trouve qu'il s'agit là du moment opportun pour placer une ellipse. Pour moi, nous ne retrouvons rien qui a fait et qui fait encore le charme des personnages d'Austen, mis à part leurs patronymes. Elizabeth n'est presque pas présente en fin de compte, et quand elle l'est, c'est pour avertir les bonnes de la terrible nouvelle ou s'assurer que Darcy aille bien, ou pour se préoccuper de ce que ce dernier pourrait penser des prétendants de Georgiana... Bien loin de l'héroïne chère à notre coeur. Il n'y a pas d'humour, pas de rebondissements, aucun jeu d'esprit, ni de remarques piquantes.

Alors ce qu'il y a par contre, c'est un récit multiple des évènements. Franchement, ça pèse sur le roman  d'autant que ce dernier fait seulement 300 pages. Voilà qu'on nous raconte le récit de la fameuse nuit, puis Darcy la raconte au magistrat compétent, puis nous y avons de nouveau droit entre d'autres personnages et si je ne me trompe pas, encore 2 fois au procès. Alors je peux comprendre que l'auteur ait été animée par un souci de réalisme par rapport à la façon dont les procès et les enquêtes se déroulaient à l'époque, mais franchement, ce n'était pas du tout agréable à lire. L'intrigue en elle-même n'était pas non plus des plus brillantes, à peu de choses près, j'avais plus ou moins deviné à la moitié du roman, et pourtant je ne suis pas une fervente lectrice de romans policiers. Et tout est rapidement expédié à la fin, on se demande presque d'où tout cela arrive.

Je pense que j'ai été suffisamment longue, et assez sévère, mais je n'ai vraiment pas été convaincue par ma lecture. L'avez-vous lu? Qu'en avez-vous pensé?

Death comes to Pemberley, P.D. James, Faber & Faber, 310 pages.

27/09/2012

The perks of being a wallflower

J'ai terminé la semaine dernière ce roman magnifique que je vous recommande chaudement. The perks of being a wallflower a connu un succès considérable depuis sa sortie en 1999 et est devenu un must-read de la littérature adolescente américaine. Dernièrement, il a retrouvé les devants de la scène en raison d'une adaptation cinématographique qui sera bientôt sur nos écrans (avec Emma Watson, Logan Lerman, Ezra Miller, Kate Walsh, Paul Rudd...). Avec cette couverture particulièrement réussie, il n'est pas passé inaperçu lors de mes dernières pérégrinations livresques à Londres...!

the-perks-of-being-a-wallflower.jpg

The perks of being a wallflower est un roman épistolaire. Il est composé de lettres écrites par notre héros, Charlie, et envoyées à un correspondant anonyme que Charlie lui-même ne connait pas personnellement. Dans ses lettres, plus ou moins longues, Charlie raconte sa vie d'adolescent, et plus précisément sa vie de nouveau lycéen ou 'freshman'. Il parle aussi beaucoup de sa famille, de ses relations avec ses parents, son frère, sa soeur et sa défunte tante. 

Nous assistons à la naissance de son amitié avec Patrick et Sam, deux lycéens en terminale. Avec eux, Charlie va s'épanouir, et vivre sa vie d'adolescent, 'participer'. Notre héros ne figure pas parmi les adolescents populaires mais ce n'est pas le genre de choses dont il se soucie. Il est plutôt du genre à penser qu'à agir, le nez perdu dans les livres que lui confie avec attention son professeur de littérature. Il s'agit d'un roman d'initiation touchant où nous faisons la connaissance d'un très beau personnage auquel il est bien difficile de ne pas s'attacher. 

Le livre est truffé de réflexions sur la vie, le quotidien, les relations humaines,... Il y a également des tas de références littéraires, musicales ou encore cinématographiques. Un vrai régal.

Je sais qu'il est comparé à L'attrape-coeurs de Salinger mais ne l'ayant pas lu, je ne pourrais vous confirmer cette similitude. Je vous laisse avec quelques extraits qui m'ont particulièrement plu, mais je ne saurais que vous encourager à le découvrir par vous-même.

'It's like he would take a photograph of Sam, and the photograph would be beautiful. And he would think that the reason the photograph was beautiful was because of how he took it. If I took it, I would know that the only reason it's beautiful is because of Sam'. 

'As I was walking up the stairs to my dad's old room, and I was looking at the old photographs, I started thinking that there was a time when these weren't memories. That someone actually took that photograph, and the people in the photograph had just eaten lunch or something'.

'I feel great! I really mean it. I have to remember this for the next time I'm having a terrible week. Have you ever done that? You feel really bad, and then it goes away, and you don't know why'.

'This one time when it's peaceful outside, and you're seeing things move, and you don't want to, and everyone is asleep. And all the books you've read have been read by other people. And all the songs you've loved have been heard by other people. And that girl that's pretty to you is pretty to other people. And you know that if you looked at these facts when you were happy, you would feel great because you are describing "unity".

The perks of being a wallflower, Stephen Chbosky, Pocket Books, 1999, 231 pages.