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25/01/2013

The shop around the corner (Ernst Lubitsch - 1940)

ernst lubitsch, the shop around the corner, films, movies, coups de coeur, james stewart, you've got mailMes chers lecteurs, il y a quelques jours, j'ai vu un film absolument merveilleux. Cela faisait un bon moment que je souhaitais voir The shop around the corner d'Ernst Lubitsch mais ce n'est pas le film le plus facile à se procurer. Et puis, une fois que j'ai mis la main dessus, j'ai retardé mon plaisir.

C'est une bien fâcheuse manie que j'ai (parmi tant d'autres); lorsque j'ai quelque chose en réserve (livre, film ou série) qui, je le sais, va beaucoup me plaire, je le garde au chaud, pour "the perfect moment" et je repousse, je repousse. C'est totalement ridicule et j'essaie de combattre ça au quotidien (avec mon addiction à RA) (chacun ses problèmes, n'est-ce pas). Mais BREF, j'ai enfin trouvé ce film il y a quelques mois et ce n'est que cette semaine que je l'ai (enfin) regardé. 

Et quel coup de coeur!

Je suis certaine que la plupart d'entre vous connait le film You've got mail avec Tom Hanks et Meg Ryan. Et bien pour faire court, disons simplement que ce dernier est un remake moderne de The shop around the corner. L'histoire raconte donc la correspondance entre deux personnes qui en réalité se connaissent et ne savent pas se supporter. Et c'est bien ce qui rend l'ensemble délicieux.

Je n'avais pas idée à quel point You've got mail s'était inspiré de ce film. Je pensais simplement retrouver la même storyline, mais il y a énormément de scènes de ce dernier qui ont été reprises du film de Lubitsch. Tout en reprenant des moments-clés du film, Norah Ephron a su les ajuster à sa sauce. Les dialogues ne sont pas les mêmes, mais les comportements des personnages sont relativement similaires, alors que les acteurs jouent de façon assez différente (Tom Hanks et Meg Ryan ont su, à ce titre, très bien se détacher de leurs acteurs "modèles"). Comment ne pas savourer ces scènes?

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Pour autant qu'il y ait des similitudes, j'ai trouvé l'ambiance des deux films aussi différente que réussie. Dans You've got mail, Norah Ephron nous emmène au coeur des librairies new-yorkaises (et c'est selon moi ce qui fait de ce remake un film des plus réussis) alors que dans ce film-ci, nous nous imprégnons de la petite vie d'une boutique de maroquinerie (ou plus généralement un gift shop) à Budapest (ça nous change, pas vrai?). Et c'est ce qui rend ce film encore plus spécial car la galerie de personnages secondaires est très bien campée. Ma préférence va sans aucun doute à M. Matuschek, le propriétaire de la boutique dont la personnalité et l'histoire se révèlent étonnamment touchante. Je dois dire que la fin du film le concernant m'a beaucoup émue. Et pour en citer encore un autre (il ne faudrait pas que ce billet soit trop long non plus), je citerais Pepi, le livreur en mal de devenir vendeur. Il est très attachant, et ses lignes sont toujours très drôles. 

J'ai toujours beaucoup aimé l'ambiance little shop, et je peux vous dire que c'est très réussi dans le cas présent. Presque l'entièreté du film se passe dans la boutique de M. Matuschek mais pour rien au monde nous ne voudrions être ailleurs. Encore une preuve que lorsqu'un scénario est fait de dialogues bien construits et délicieux, il suffit à faire un film de qualité, pas besoin de cascades ou scènes grandioses. The shop around the corner est donc un film délicieusement bavard (et écouter James Stewart... quel plaisir!). Bien sûr, dans You've got mail, c'était un vrai bonheur d'explorer le New-York de Kathleen Kelly et de Joe Fox. Ici, nous n'avons pas droit à ce genre de scènes, mais ça ne fait pas du tout défaut au film.

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Mais avec tout ça, je ne vous ai pas encore parlé des personnages principaux! Les deux têtes d'affiche sont Margaret Sullavan et James Stewart. La première incarne Klara Novak, une jeune femme cherchant du travail et qui attérit, par force de caractère et de dynamisme dans la boutique de M. Matuschek. James Stewart est quant à lui Alfred Kralik, le plus ancien employé de la boutique, protégé du patron et dirigeant l'équipe de vendeurs. Il est aimé de tous les employés, c'est un personnage qui oscille brillamment entre son côté rêveur et son sens pratique. James Stewart, mes chers, je ne dirais que ça... James Stewart... (je sais, me me répète). Ce grand dadet à l'allure dégingandée est des plus charmants!

En bref, The shop around the corner réunit tout ce qui fait une comédie réussie: de bons acteurs, des dialogues drôles et bien tournés, des moments touchants, le tout dans un endroit donnant à ce merveilleux film la touche de caractère qu'il lui fallait pour être un incontournable.

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L'avez-vous déjà vu? Si oui, j'attends vos avis! Et si pas, je vous souhaite un très bon moment de cinéma :-)

I'll see you soon!

PS: Le film est connu en français sous le titre Rendez-vous.

12/12/2012

Les 5 légendes

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Cet après-midi je suis allée voir Les cinq légendes et c'est un véritable coup de coeur. Il rejoint sans hésitation la pile de mes dessins animés et films d'animation favoris. Pour tout vous dire, j'ai déjà hâte de le revoir l'année prochaine, car ce film est bel est bien un film de saison et je pense que l'avoir vu à ce moment de l'année a contribué à faire naître la magie. Mais au-delà de ça, et peu importe le moment de l'année, je ne peux que vous le conseiller. 

Le film se concentre donc sur 5 personnages principaux, les 5 légendes: le Père Noël, le Lapin de Pâques, la Fée des dents, le Marchant de sable et Jack Frost. L'histoire commence avec la réapparition de Pitch, le croque-mitaine qui est décidé à hanter les enfants et se nourrir de la peur qu'il aura causé. Les légendes doivent alors s'allier pour pouvoir le vaincre, vous devinez la suite.

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Sur un scénario classique vient se greffer une multitude de détails faisant de ce film un objet incroyablement divertissant, qui vous enchantera sans le moindre doute. Il nous fait renouer avec l'enfant en nous et toutes les croyances ayant baigné notre enfance. 

L'esthétique, tout comme l'histoire, sont soignées et colorées. Le scénario est assez bien ficelé, lorsque l'on dépasse l'intrigue manichéenne primaire. Ce qui nous intéresse vraiment ici, ce sont les personnalités de chacun, la façon dont le film s'est approprié ces légendes et ce qu'il en a fait.  Nous sommes avides du moindre détail.  Notre quête de savoir est aussi intense que celle de Jack Frost. L'ensemble est un vrai régal visuel. Ni l'humour, ni l'émotion ne font défaut au film; vous ne manquerez pas de vous attacher à chacun des personnages ni de passer un moment des plus magiques.

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EN-CHAN-TEUR. 

L'avez-vous vu? Qu'en avez-vous pensé?