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15/02/2013

Le livre perdu des sortilèges

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En prévision de ma lecture commune de L'école de la nuit avec Shopgirl, je vous propose aujourd'hui la republication de mon billet sur le premier tome de la série écrite par Deborah Harkness

Je comptais publier ce billet plus tôt cette semaine, mais ça a été une semaine assez folle dans l'ensemble, donc me voici ce soir, en quatrième vitesse car mon billet sur le deuxième tome est prévu pour demain. J'ai lu Le livre perdu des sortilèges il y a à peu près un an et je l'avais beaucoup aimé. Voici l'avis que j'avais publié alors (bien que légèrement modifié).

Diana Bishop est la dernière d’une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé dpuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous – démons, sorcières et vampires – le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu’énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au coeur de la toumente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.

Voici mon avis découpé en quelques points:

- L’ancrage de l’histoire, le fond historique, les mythes… sont ultra-travaillés. On se sent « pris en charge » et en confiance. L’auteur parsème son histoire de zones d’ombre et de questions sans réponse définitive mais elle n’accumule pas les incompréhensions et abreuve son lecteur d’informations, de détails dont on sait qu’ils auront leur importance à un moment ou à un autre. On peut déplorer parfois des répétitions, mais je dois avouer qu’il y a tellement d’informations que ce n’est pas forcément un défaut, et ce n’est pas une mauvaise chose de se voir rappeler certains faits pour garder en tête les éléments importants. Bien entendu, j’ai lu ce livre sur une période assez longue, alors les personnes qui l’ont dévoré ne l’ont peut-être pas entendu de la même façon.

- J’ai adoré la façon dont l’auteur a créé le mythe des familles de vampires: leur mode de fonctionnement, la façon dont s’organisent leurs familles, les règles à respecter, etc… J’ai aussi apprécié découvrir les familles de sorciers mais l’auteur reste encore assez floue, sans doute car l’héroïne, Diana, est elle-même  novice dans le domaine car elle s’est volontairement détachée de ce monde-là. Et puis, je pense aussi qu’il y a beaucoup d’éléments importants propre à l’histoire des sorciers qui entrent en ligne de compte pour la résolution de l’intrigue principale de l’histoire. Les informations sont donc assez diluées. Par contre, j’aurais aimé en savoir plus sur les démons, ils ont l’air fascinant, mais chaque chose en son temps…

- Je veux la même maison que les Bishop! Ohlala, j’ai eu un tel coup de coeur pour cette maison et ses petits tours de passe-passe absolument adorables, et si imaginatifs! Dignes de JK Rowling! Ceux qui ont lu, sauront de quoi je parle!

- L’histoire entre Diana et Matthew est touchante et j’ai beaucoup aimé l'évolution de leur relation, bien que parfois certains dialogues sont un peu trop niais. Ca ne me dérange pas du tout dans l’absolu, c’est juste que ça ne colle pas vraiment avec le ton du roman qui se veut sérieux, et exhaustif. 

- J’aime les lieux que l’auteur a utilisés: la grande bibliothèque bodléienne d’Oxford (le rêve!), le campus, la petite ville américaine, le château en France… On voyage beaucoup, et les différents endroits rythment très agréablement le récit. Ils permettent aussi d'entrer davantage dans la vie de tel ou tel personnage, selon le lien qu'il a avec le lieu où nous nous trouvons.

- Le style de l’auteur est fluide, et ne rend pas le roman indigeste, ce qui aurait très bien pu être le cas, vu de sa densité.

Bien sûr, je peux encore dire des tas de choses sur ce roman, mais j'espère vous avoir déjà donné envie de vous y plonger! A savoir qu'il est disponible en poche, si ce n'est pas beau tout ça! Je vous retrouve dimanche pour mon billet sur L'école de la nuit, suite et deuxième volet de la trilogie All Souls.

Bonne soirée, et passez un excellent weekend!

 

Deborah Harkness, Le livre perdu des sortilèges, Orbit,  2011, 528 pages

Commentaires

En fait, je n'ai qu'une seule chose à reprocher à ce bouquin que j'ai beaucoup aimé (merci de ma l'avoir prêté :p... je ne l'aurai sans doutes pas acheter) c'est la relation Diana et Matthew qui comme tu le dis ne colle pas vraiment avec le reste. L'auteur ne doit pas être très à l'aise avec la construction de couples et d'idylles.

Écrit par : Axl | 16/02/2013

@ Axl, oui, c'est bien ce qui m'avait déçue aussi. Le tome 2 est bien meilleur à ce niveau là, donc tant mieux :-)

Écrit par : Emy | 17/02/2013

Je viens de vérifier : ce roman -qui me tentait déjà pas mal, surtout depuis sa sortie en format poche- est disponible à la bibliothèque. Donc, je retiens, pour une prochaine lecture, car tes deux billets confirment qu'il s'agit d'une série livresque à découvrir et à suivre. Je vais attendre le moment idéal pour me plonger dans cette ambiance qui me séduit déjà et partir à la découverte de cette étrange maison (comme j'aime les histoires qui savent mettre en scène des lieux forts, pleins de personnalité !).
Mais ce sera après "Le Maître des illusions" bien entendu ;)

Écrit par : Emma | 18/02/2013

@ Emma, ahhh j'ai hâte d'avoir ton avis! J'espère qu'il te plaira car je sais que ce roman a aussi son lot de lecteurs déçus. Et oui, Le maître des illusions avant!

Écrit par : Emy | 18/02/2013

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