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31/01/2013

Dis-moi quelle lectrice tu es...

Je vous retrouve aujourd'hui pour un TAG lié à mes habitudes de lectrice. Ca faisait longtemps que je n'avais plus répondu à un tag, mais je dois avouer que je me suis bien amusée à répondre à celui-ci.

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Es-tu une acheteuse compulsive de livres?

Oui, sans aucun doute. J'essaie de faire plus attention à ma consommation littéraire depuis plusieurs mois, surtout en bouquinerie où les petits prix font qu'il est difficile de ne pas se perdre, mais oui, je suis une acheteuse compulsive de livres, pas la peine de me voiler la face :-)

A quelle fréquence achètes-tu tes livres?

C'est très difficile à dire, car c'est très irrégulier. Je peux ne pas en acheter pendant plusieurs semaines, et puis en acheter plusieurs d'un coup. C'est aussi selon les envies et les publications du moment. Ma mère m'offre aussi beaucoup de livres, donc c'est finalement difficile de faire le compte.

As-tu une librairie favorite?

J'ai des librairies que j'aime beaucoup, mais je ne connais malheureusement pas ce lien précieux que peut avoir un lecteur assidu avec son libraire. Mon attachement réside souvent donc dans l'infrastructure de la librairie-même, l'accueil et la richesse des titres en rayon. Il y en a quelques-unes que j'affectionne mais sans prédilection: Filigranes à Bruxelles pour son ambiance (la circulation dans les rayons est souvent problématique au vu du monde), Pax à Liège, Molière à Charleroi, Media livres à Tournai, le Furet du Nord à Lille,...  mais si je dois choisir une librairie de coeur, ça serait Hatchard's à Londres. J'ai envie de faire un billet sur cette très belle librairie, je suis certaine que vous allez adorer!

Fais-tu tes achats livresques seule ou accompagnée?

Le plus souvent, seule. Mais j'ai régulièrement la compagnie de ma mère ainsi que de ma soeur. Je partage aussi très souvent mes quêtes livresques avec Axelle :-)

Librairie ou achats sur le net?

Les deux. Si je peux, j'achète en librairie, mais lisant beaucoup en anglais, je ne pourais pas survivre  littérairement parlant sans les sites en ligne. 

Vers quelle type de livres te tournes-tu en premier?

La fiction est bien sûr mon genre de prédilection. J'aime aussi les beaux livres sur l'art ou compilations de photos de villes que j'affectionne. 

Préfères-tu les livres neufs, d'occasion ou les deux?

Les deux, tant que les seconds ne tombent pas en lambeaux. 

Qu'aimes-tu dans le shopping livresque?

Le calme des personnes qu'on croise dans les librairies (la plupart du temps, et pas en période de fêtes, obviously), le fait de voir quelqu'un pointer ou acheter un titre qu'on a aimé, sourire lorsqu'on retrouve le titre d'un roman évoqué par un client à son libraire, avant celui-ci. Les nouveautés. Les belles couvertures, la surprise d'une réédition, l'odeur de la librairie quand on y entre, cette impression que les livres nous murmurent des choses parfois. Le bonheur de flâner, de prendre et de reposer, de faire une découverte inattendue. Toucher les livres et repartir en pensant aux futurs plaisirs de lecture.

Le shopping en ligne est différent, il met en oeuvre un autre type de confort, comme un fond musical bien choisi, une tasse de thé chaud, pourquoi pas un fauteuil confortable également? La perspective d'avoir presque toujours le titre disponible, d'ajouter ou de supprimer à sa guise les titres dans son panier ou encore de ne pas avoir à porter ses achats jusqu'à chez soi sont autant de petits points positifs que je savoure également. Sans oublier le double bonheur qu'on a: quand on passe la commande et quand on les reçoit. Recevoir un colis, c'est tellement toujours excitant, alors quand il contient des livres, je vous passe les détails de mon euphorie.

Te fixes-tu une limite d'achat par mois?

Pas vraiment. En général, j'ai une bonne capacité à savoir quand je peux craquer et quand je ne peux pas. Les livres, c'est sûr, c'est toujours plus difficile, mais jusqu'ici j'arrive à gérer ça. Je fonctionne beaucoup au feeling et je ne compte pas le nombre de fois où je suis entrée dans une librairie sans rien acheter ou en reposant tout avant de partir. Si la fébrilité n'y est pas, je sais que mes achats ne seront pas forcément opportuns et qu'il vaut mieux revenir un autre jour. C'est donc souvent mon baromètre de lectrice qui arrive à me limiter, et c'est tant mieux, ça diminue (un peu) les frustrations.

A combien de livres s'élève ta wishlist?

Beaucoup, beaucoup de titres. Impossible à compter.

Cite trois livres que tu veux tout de suite

Je vais dire ceux que je viens de commander: The Hobbit de Tolkien, Cold comfort farm de Stella Gibbons (pour l'histoire mais aussi pour la magnifique édition que j'ai choisie) et The diviners de Libba Bray dont j'ai entendu le plus grand bien.

Précommandes-tu tes livres?

En général non. Mais je l'ai fait pour The casual vacancy de JK Rowling.

Pourquoi un tel pseudo/nom de blog?

En raison d'un livre que j'avais lu un peu avant la création de mon précédent blog et que j'avais beaucoup beaucoup aimé. Il fait partie de mes favoris désormais. Il s'agit du livre The lost art of keeping secrets (L'amour comme par hasard en français) d'Eva Rice. Je vous le recommande chaudement.

Je tague Emma, Axelle, Shelbylee et Emjy, si elles en ont envie. 

30/01/2013

Penguin Drop Caps

hischedropcaps.jpgCa y est, je pense que je ne cesserai JAMAIS de baver sur les éditions et les couvertures anglophones. Penguin a lancé un nouveau projet de publication dernièrement, les Penguin Drop Caps. L'ensemble formera une collection de 26 livres, oui 26 comme les lettres de l'alphabet. A chaque livre de la série est attribuée l'initiale du nom de son auteur. Il s'agira essentiellement d'auteurs classiques. 

A ce jour, seuls les 6 premiers ont été publiés. C'est superbe, et original qui plus est. La collection est très colorée et est vouée à former un spectre arc-en-ciel par l'ensemble des volumes. Les illustrations sont de Jessica Hische qui a fait un très beau travail de lettrines.

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Des jeux de couleurs fortes, et des détails uniques à chaque fois, des tranches colorées et des dos joliment travaillés, que demander de plus? Bien sûr, pour rendre l'ensemble plus parfait, les premiers volumes sont Pride & Prejudice de J.Austen et Jane Eyre de C. Brontë. Il va encore être difficile de résister, c'est moi qui vous le dis.

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Qu'en pensez-vous?

27/01/2013

La dame aux camélias

7107.jpgEt voilà la première lecture achevée d'un livre reçu à Noël. Et tout ce que je peux espérer, c'est qu'elles soient toutes du même acabit. Car, La dame aux camélias est un très gros coup de coeur pour moi; il rejoint sans hésitation l'étagère des livres que je chéris le plus. Cette découverte m'encourage à creuser davantage dans les classiques français, à commencer par Dumas père. 

L'histoire de La dame aux camélias est une histoire d'amour entre une courtisane, Marguerite Gautier, et un jeune homme de la petite bourgeoisie, Armand Duval. L'histoire commence alors que l'on apprend la mort de Marguerite et la mise en vente aux enchères de ses biens afin de couvrir ses dettes. Le narrateur  du roman fait alors la connaissance d'un jeune homme qui décide de lui raconter leur histoire. 

La dame aux camélias est un roman qui se lit assez vite, on entre très rapidement dans cette belle histoire, très triste, et teintée de tous les sentiments humains, des plus nobles aux plus amers. Plus qu'une histoire d'amour, c'est une histoire sur l'amour et ce que ce dernier est à même d'engendrer, de guider nos décisions, bonnes ou mauvaises. Nous y trouvons aussi des personnages forts, très forts, à vrai dire. De ceux qui vous touchent et gardent une telle part de mystère que notre imagination ne s'en trouve que plus stimulée. Je trouve par exemple que le titre est un merveilleux exemple entre ce que le lecteur peut déduire de sa rencontre avec Marguerite, mais aussi de tout ce qu'il ne sait pas et ne saura jamais d'elle. Elle reste une figure énigmatique, pleine d'intelligence, et de vivacité malgré sa condition physique. Elle est insaisissable, et c'est bien là tout l'objet du roman.

Autre point, l'auteur évoque habilement le statut des courtisanes de l'époque (Paris, milieu du 19e). Ces femmes qui acceptent de devenir les maîtresses d'hommes de la haute société afin de pouvoir entretenir un certain train de vie. L'auteur, à travers son histoire (car il s'agit en réalité d'un roman très largement autobiographique, retraçant l'amour que Dumas fils a connu pour une courtisane nommée Marie Duplessis), nous retrace parfaitement la situation de ces femmes, comment s'articulent leurs vies et se retrouvent coincées dans un cercle vicieux duquel il est impossible de sortir, pour des raisons financières, ou morales quand celles-ci ne sont pas ailleurs. Nous découvrons également leur quotidien, leurs moeurs, et les codes régissant leurs vies, pourtant souvent dépeintes comme libres de morale ou contraintes sociétales, et guidées uniquement par le plaisir et le luxe.

Durant ma lecture, j'ai évidemment pensé au film Moulin Rouge, réalisé par Baz Luhrmann, que j'aime beaucoup. Après m'être renseignée, j'ai vu qu'il s'agissait en effet d'une adaptation libre. Mis à part ça, je n'ai eu l'occasion de voir aucune "adaptation" du roman de Dumas fils, m'en conseillez-vous une en particulier? Apparemment, La dame aux camélias est un roman qui a été maintes fois adaptés, au cinéma comme au théâtre. Il existe d'ailleurs la pièce de théâtre adaptée par Dumas fils lui-même quelques années après la publication du roman, si je ne me trompe pas. Je suppose que cette dernière vaille la peine qu'on s'y penche, mais j'attends vos suggestions, remarques, avis et conseils!

J'ai toujours du mal à parler de romans classiques, mais j'espère au moins vous avoir donné envie de découvrir celui-ci. Loin de moi l'idée de me lancer dans des considérations analytiques, et à côté de tous les commentaires intellectuels que ce roman a pu générer, et génèrera sans doute encore, il nous procure un plaisir de lecture dont on aurait bien tort de se priver.

Je remercie infiniment Axelle pour me l'avoir offert, et Emma, aussi, pour m'avoir fait part de son enthousiasme!

Passez un excellent dimanche,

Je vous retrouve très bientôt!

Dumas Fils, La dame aux camélias, Folio Classique,  1848, 310 pages.

25/01/2013

The shop around the corner (Ernst Lubitsch - 1940)

ernst lubitsch, the shop around the corner, films, movies, coups de coeur, james stewart, you've got mailMes chers lecteurs, il y a quelques jours, j'ai vu un film absolument merveilleux. Cela faisait un bon moment que je souhaitais voir The shop around the corner d'Ernst Lubitsch mais ce n'est pas le film le plus facile à se procurer. Et puis, une fois que j'ai mis la main dessus, j'ai retardé mon plaisir.

C'est une bien fâcheuse manie que j'ai (parmi tant d'autres); lorsque j'ai quelque chose en réserve (livre, film ou série) qui, je le sais, va beaucoup me plaire, je le garde au chaud, pour "the perfect moment" et je repousse, je repousse. C'est totalement ridicule et j'essaie de combattre ça au quotidien (avec mon addiction à RA) (chacun ses problèmes, n'est-ce pas). Mais BREF, j'ai enfin trouvé ce film il y a quelques mois et ce n'est que cette semaine que je l'ai (enfin) regardé. 

Et quel coup de coeur!

Je suis certaine que la plupart d'entre vous connait le film You've got mail avec Tom Hanks et Meg Ryan. Et bien pour faire court, disons simplement que ce dernier est un remake moderne de The shop around the corner. L'histoire raconte donc la correspondance entre deux personnes qui en réalité se connaissent et ne savent pas se supporter. Et c'est bien ce qui rend l'ensemble délicieux.

Je n'avais pas idée à quel point You've got mail s'était inspiré de ce film. Je pensais simplement retrouver la même storyline, mais il y a énormément de scènes de ce dernier qui ont été reprises du film de Lubitsch. Tout en reprenant des moments-clés du film, Norah Ephron a su les ajuster à sa sauce. Les dialogues ne sont pas les mêmes, mais les comportements des personnages sont relativement similaires, alors que les acteurs jouent de façon assez différente (Tom Hanks et Meg Ryan ont su, à ce titre, très bien se détacher de leurs acteurs "modèles"). Comment ne pas savourer ces scènes?

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Pour autant qu'il y ait des similitudes, j'ai trouvé l'ambiance des deux films aussi différente que réussie. Dans You've got mail, Norah Ephron nous emmène au coeur des librairies new-yorkaises (et c'est selon moi ce qui fait de ce remake un film des plus réussis) alors que dans ce film-ci, nous nous imprégnons de la petite vie d'une boutique de maroquinerie (ou plus généralement un gift shop) à Budapest (ça nous change, pas vrai?). Et c'est ce qui rend ce film encore plus spécial car la galerie de personnages secondaires est très bien campée. Ma préférence va sans aucun doute à M. Matuschek, le propriétaire de la boutique dont la personnalité et l'histoire se révèlent étonnamment touchante. Je dois dire que la fin du film le concernant m'a beaucoup émue. Et pour en citer encore un autre (il ne faudrait pas que ce billet soit trop long non plus), je citerais Pepi, le livreur en mal de devenir vendeur. Il est très attachant, et ses lignes sont toujours très drôles. 

J'ai toujours beaucoup aimé l'ambiance little shop, et je peux vous dire que c'est très réussi dans le cas présent. Presque l'entièreté du film se passe dans la boutique de M. Matuschek mais pour rien au monde nous ne voudrions être ailleurs. Encore une preuve que lorsqu'un scénario est fait de dialogues bien construits et délicieux, il suffit à faire un film de qualité, pas besoin de cascades ou scènes grandioses. The shop around the corner est donc un film délicieusement bavard (et écouter James Stewart... quel plaisir!). Bien sûr, dans You've got mail, c'était un vrai bonheur d'explorer le New-York de Kathleen Kelly et de Joe Fox. Ici, nous n'avons pas droit à ce genre de scènes, mais ça ne fait pas du tout défaut au film.

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Mais avec tout ça, je ne vous ai pas encore parlé des personnages principaux! Les deux têtes d'affiche sont Margaret Sullavan et James Stewart. La première incarne Klara Novak, une jeune femme cherchant du travail et qui attérit, par force de caractère et de dynamisme dans la boutique de M. Matuschek. James Stewart est quant à lui Alfred Kralik, le plus ancien employé de la boutique, protégé du patron et dirigeant l'équipe de vendeurs. Il est aimé de tous les employés, c'est un personnage qui oscille brillamment entre son côté rêveur et son sens pratique. James Stewart, mes chers, je ne dirais que ça... James Stewart... (je sais, me me répète). Ce grand dadet à l'allure dégingandée est des plus charmants!

En bref, The shop around the corner réunit tout ce qui fait une comédie réussie: de bons acteurs, des dialogues drôles et bien tournés, des moments touchants, le tout dans un endroit donnant à ce merveilleux film la touche de caractère qu'il lui fallait pour être un incontournable.

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L'avez-vous déjà vu? Si oui, j'attends vos avis! Et si pas, je vous souhaite un très bon moment de cinéma :-)

I'll see you soon!

PS: Le film est connu en français sous le titre Rendez-vous.

19/01/2013

Trains & lovers

alexander mccall smith,littérature écossaise,coups de coeur,in englishJe vous retrouve aujourd'hui pour une chronique littéraire sur mon premier coup de coeur de l'année (et pas le dernier, je peux vous l'assurer). Bon, vous le savez, Alexander McCall Smith est un de mes auteurs favoris, voire même mon écrivain contemporain préféré. Je suis loin encore d'avoir tout lu (ce qui par ailleurs me ravit), mais chaque nouvelle publication est un vrai plaisir, y compris les nouveaux tomes de ses séries, alors même que je ne suis à jour que dans la série Isabel Dalhousie. Mais oui, rien que de découvrir une nouvelle couverture, un nouveau titre (ils sont toujours tellement réussis), c'est toujours un plaisir sans nom pour moi.

Trains & lovers est sorti au mois de novembre dernier, et est bien vite arrivé sur mes étagères. Après mes lectures de saison, je l'ai directement ouvert, sur les chaudes recommendations de Maéva à qui je l'avais offert pour Noël et qui l'avait lu avec beaucoup de plaisir. Bref, que du bonheur en perspective, et je n'allais certainement pas m'en priver.

Et mes chers, mais quel plaisir de lecture! Ce roman est de cette simplicité qui rend les choses particulières, spéciales. Tout le génie de McCall Smith est de pouvoir parler des sentiments humains et de leurs relations avec une finesse et un humour que je trouve uniques.

Trains & lovers nous fait embarquer à bord du train Edinburgh-London, en compagnie de 4 personnes assises en face et à côté les unes des autres pour un voyage d'environ 4 heures. Prenez place à côté d'eux, et laissez vagabonder votre oreille à la découverte de leurs histoires.

Nous rencontrons donc David, Kay, Andrew et Hugh. Chacun nous raconte brièvement des bouts de leur histoire personnelle, souvent en lien avec le coeur. On nous parle du "premier" grand amour, de l'amour né d'un hasard, en passant par l'amour parental et l'amour à sens unique. Chaque tranche de vie est très agréable à suivre. Nous devenons nous-mêmes un personnage du roman, nous écoutons chaque récit, et inconsciemment, on se met en quête nous aussi d'une histoire qui nous a touchés et qui était, de près ou de loin, en rapport avec un train. Car le titre du livre n'a pas seulement avoir avec le fait qu'ils se trouvent effectivement dans un train au moment de la narratation, mais plutôt que chacune de leur histoire a une "connexion ferroviaire" en quelque sorte. C'est très réussi.

C'est aussi bien écrit, simple, un vrai comfort book qui fera un excellent compagnon lors d'un voyage (en train, de préférence, bien évidemment). Du McCall Smith comme on l'aime, et je vous le recommande chaudement. 

Passez un bon samedi mes adorables lecteurs!

Alexander McCall Smith, Trains & lovers, Polygon, 2012, 224 p.

***

Mis à part ça, j'ai pensé à l'éventualité d'organiser un Challenge Alexander McCall Smith, mais je voudrais vous demander votre avis d'abord. Y participeriez-vous? Dites-moi tout dans les commentaires ci-dessous!

17/01/2013

Pride & Prejudice editions

Non, non, je n'ai pas encore choisi quelle nouvelle édition j'allais ajouter à ma bibliothèque, mais je vous montre aujourd'hui les deux éditions qui sont déjà sur mes étagères.

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La première édition est une Wordworth Classics (que je trouve toujours très réussis). L'avantage est qu'ils ont un prix tout mini: moins de 3 euros normalement. Rien de particulier à ajouter, elle est simple, élégante. J'aime beaucoup de genre de portrait de femme, même si je ne sais pas vraiment comment rattacher celui-ci au livre. Y voyez-vous une Miss Bennet? Physiquement, oui, peut-être, mais la moue ne lui va pas vraiment, si? 

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Mon autre édition est une édition relativement neuve, pour laquelle j'ai craqué il y a quelques mois (uhuh, et oui, il m'en faut encore une). Il s'agit d'une édition américaine de la maison Sterling Publishing, collection "Splinter/Classic Lines" avec en couverture, une aquarelle dans les tons rosés réalisée par Sara Singh. Il s'agit une nouvelle fois d'une édition au prix très démocratique (environ 7/8e).

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Je ne sais pas si ce genre de billets vous plait, mais en ce qui me concerne, j'aime beaucoup voir mes jolies éditions prendre une autre dimension, et venir personnaliser davantage ce blog. Je pourrais donc réitérer ce genre de billets, sauf protestation majeure, bien entendu ;-)

Bonne soirée!

14/01/2013

Pride and Prejudice Publication Anniversary

Voici un bon moyen de commencer la semaine et d'accueillir le lundi!

Ceux et celles qui aiment Jane Austen sont probablement déjà au courant (mais personnellement, je trouve qu'on ne parle jamais assez de ces choses là): au cours de ce mois de janvier (le 28 précisément, si l'on en croit notre cher ami W.), Pride and Prejudice va fêter le bicentenaire de sa publication. Quelle délicieuse nouvelle, et un bon prétexte pour se concocter un programme austenien (même si on n'a jamais besoin d'excuse pour ça).

Personnellement, ça sera l'occasion pour moi de relire le roman, et revoir les adaptations que j'aime tant: la mini-série de la BBC avec Colin Firth et le film de Joe Wright. Mais pourquoi pas aussi lire une oeuvre dérivée de P&P (c'est tout juste, j'ai "Le journal de Mr Darcy" à dévorer grâce à un petit lutin) et revoir "Lost in Austen"? Moi, je vote pour! Et vous?

Et puis, pour fêter dignement cette anniversaire, pourquoi ne pas craquer pour une nouvelle édition du roman? De mon côté, outre ma copie en français, j'ai le roman en 2 exemplaires que j'aime beaucoup (je vous les montrerai dans un autre billet). Voici celles qui me tentent ... 

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Laquelle choisiriez-vous?

12/01/2013

The cookie club

the-christmas-cookie-club.jpgVoici le premier livre de l'année, et 2013 commence plutôt bien car j'ai passé un bon moment avec les héroïnes de "The cookie club". Pour info, ce roman d'Ann Pearlman existe également sous un autre titre "The Christmas cookie club", et c'est précisément pour cette particularité que je l'ai commencé juste avant la nouvelle année, décidant qu'il serait ma dernière lecture de Noël. 

J'ai été agréablement surprise par ce roman, pourtant ce n'était pas forcément gagné car au début, je ne savais pas s'il allait me plaire ou si au contraire, le ton de la narratrice m'insupportait. Finalement c'est la première option qui a prévalu, et je me suis bien plu dans ce petit club gourmand.

Comme le titre du livre l'indique, l'histoire est celle d'un club de biscuits réunissant, le premier lundi de décembre, 12 femmes de tous âges et situations confondus. Chacune d'elle doit amener 13 douzaines de biscuits de son choix, cuisinés maison (bien sûr), et emballés dans un emballage original, sinon attrayant. Le principe est de donner une douzaine de ses biscuits à chacun des membres du club et de laisser le dernier paquet pour une maison de retraite (si je me souviens bien - en tout cas, pour une oeuvre de bienfaisance). Le club existe depuis 16 ans déjà, et est très prisé au sein de cette petite ville américaine (seules 12 personnes sont autorisées à y participer - l'une entre lorsqu'un des membres décide de se retirer ou est exclu pour ne pas avoir respecté les règles). Le choix de l'accès est essentiellement réservé à Marnie, l'instigatrice du club et à son cercle élargi de connaissances. Tous les membres sont soumis à un certain nombre de "règles" afin de s'assurer de la bonne organisation de cette soirée de décembre et de la pérennité du club. Quelques exemples: pas de biscuits aux pépites de chocolat (car une année 5 personnes en avaient faits), interdiction de passer son tour une année, obligation de ramener les recettes afin de les partager,...

Ce que j'ai bien aimé dans ce livre, c'est la façon dont il était divisé: 12 chapitres, chacun consacré à un des membres. C'est certes assez conventionnel, mais ce qui m'a plu, c'était que la voix narrative reste la même, celle de Marnie. A travers ses yeux, nous découvrons ses amies, certaines plus proches que d'autres, certaines de son âge (la cinquantaine bien trempée, si je ne me trompe pas), d'autres plus jeunes, etc. L'auteur n'a pas choisi de s'intéresser à la création du club, mais plutôt à la façon dont celui-ci s'est implanté dans les vies de ces femmes, et ce que cette réunion annuelle leur apporte. Cette année-là, sans doute car elles sont toutes sont à un tournant de leurs vies: en amour, amitié, professionnellement ou simplement au niveau familial. Il y a énormément d'histoires tristes ou en tout cas avec une touche dramatique, peut-être même un peu trop présente. Mais on ressent aisément le besoin et l'effet quelque peu cathartique de cette réunion, comme une mise à plat, une façon de dire les choses et de prendre un nouveau départ, de faire le bilan sous les yeux bienveillants de ses amies. Les personnalités et les vies de chacunes sont agréables à découvrir, on se prend d'amitié pour chacun des personnages, même s'il n'est pas facile de se souvenir immédiatement du nom qui correspond à l'histoire qu'on a lue, ou pas encore.

Avec ce roman, Ann Pearlman dresse des portraits de femmes fortes, se serrant les coudes à travers plusieurs générations. Elles apportent toutes une part d'elles-mêmes; leurs problèmes ne sont pas habillés d'un voile rosé, et c'est assez rare pour être relevé dans ce genre de littérature. Pour autant, on a parfois l'impression que l'auteur a dressé une petite liste de "situations" précises permettant de donner une sorte de parfaite hétéroclicité au groupe (adoption, problème de conception, deuil, confiance, amitié, problèmes d'argent, adultère...). Ce qui m'a un peu dérangée, et je le disais plus haut, c'est le regard que porte Marnie, la narratrice, sur toutes ces situations et la façon dont elle nous les confie. Le ton qu'elle emploie est assez détaché, et je suppose que ce choix est justifié par une volonté d'objectivité, mais ça ne fonctionne pas toujours, et j'ai parfois eu l'impression qu'elle portait des jugements sur ses comparses et leurs choix de vie. Rien qui soit vraiment tranché, ça ressort simplement dans la façon qu'elle a d'évoquer certains membres du club qui donnait à penser qu'elle désapprouvait en quelque sorte. Au début, ça me dérangeait, car je trouvais que ça ruinait un peu l'ambiance du livre et nous amenait nous aussi à porter un jugement sur les personnes qu'on apprenait à connaître, sans nous laisser le choix de notre propre opinion. Mais je suis parvenue à dépasser ça et ai considéré ce ton narratif comme une volonté d'humaniser le narrateur, en nous donnant, à travers ses mots et pensées, une meilleure idée de qui elle est. 

Dans l'ensemble, j'ai trouvé cette lecture très agréable, malgré quelques ressorts trop artificiels et des choix un peu trop stéréotypés. Ce fut malgré ça bien plus plaisant à lire qu'un énième roman de chick-lit mettant en scène une trentenaire maladroite et malheureuse au travail, en quête du parfait fiancé et pour qui se termine toujours bien, ce qui n'est pas le cas ici où tout est laissé en suspens.

Une dernière chose, pour terminer, un point que j'ai beaucoup aimé dans la structure du roman: chaque chapitre commence avec la recette du biscuit préparé par la personne dont il sera question, et se termine ensuite par quelques pages d'informations sur un ingrédient en particulier (à quoi il sert dans la fabrication, son origine, ses bienfaits, le tout souvent rattaché à une anecdote). C'est simple comme idée, mais très bien pensé! 

En bref, un bon roman du genre.

Ann Pearlman, The (Christmas) cookie club, Simon & Schuster, 2009, 274 pages.