05/03/2013

Une saison à Long Island

Voici mon avis sur le deuxième volet des aventures de nos 20's girls! Comme de coutume lorsqu'il s'agit d'un second tome, difficile de ne pas évoquer le premier, donc ceux qui souhaitent éviter tout spoiler sur le premier tome, je vous suggère de vous arrêter ici. Pour ceux qui ont lu le premier, je ne vais rien vous révéler de l'intrigue, donc vous êtes safe!

anna godbersen,une saison à long island,bright young things,beautiful days,albin michel wizUne saison à Long Island reprend un peu plus loin de là où Tout ce qui brille s'était arrêté. Cordélia et Charlie font face à leur deuil, Astrid se prépare à la nouvelle vie qui l'attend, et Letty profite d'avoir retrouvé sa meilleure amie en rêvant d'une carrière à Broadway sans bien savoir par où commencer. 

Une saison à Long Island fait honneur à son prédécesseur. Il y a cette même ambiance, cette effervescence autour de la vie de nos héroïnes qui nous fait lire le roman d'un bout à l'autre sans nous ennuyer un instant. Je trouve toujours que les filles manquent un peu de consistance et que parfois l'auteur les fait agir de façon un peu bizarre mais rien au point de gâcher son plaisir de lecture. Ce que j'apprécie vraiment dans cette série jusqu'ici, c'est le ton léger que parvient à garder l'auteur, tout en abordant des situations pas forcément légères, et en alternant de façon assez brillante plusieurs aspects de la vie des filles: leur amitié, leurs amours, leur vie en tant que femmes souhaitant se faire leurs places. Elles existent par et pour elles-mêmes et ces destins, mêlés à une époque où il est particulièrement agréable de se balader (NY 1929 pour rappel), font selon moi la force de la série. Je pense qu'Astrid est le personnage que je préfère; le fait que ce soit celle avec qui on partage le plus de pensées ne doit pas y être étranger. J'aime aussi Cordélia, même si c'est un personnage qui est difficile à saisir et parfois crispant. Letty est trop effacée, naïve, et molle aussi. J'ai souvent eu du mal à croire à son histoire, mais peut-être sortira-t-elle de sa chrysalide dans le tome suivant? 

Par ailleurs, nous apprenons à connaître un peu mieux les personnages masculins dans ce tome-ci: Charlie (qu'on ne voit finalement pas tant que ça, mais qui m'attendrit toujours malgré ses (gros) défauts), Grady (je n'ai pas trop aimé la situation finale sur laquelle nous laisse l'auteur, ça a un côté trop artificiel, "prévu" pour une suite dans le tome prochain), et puis nous faisons la connaissance de l'inimitable Max Darby! Ahh comme je l'ai aimé celui-ci! J'ai hâte de lire le tome suivant (d'ailleurs si quelqu'un a des infos concernant la publication française, je suis preneuse, car je sais que le tome 3 est sorti en anglais) rien que pour passer un peu plus de temps en sa compagnie. Le dernier instant où on le croise est par-fait ;-) !

Pour résumer, une agréable lecture, tout comme le premier tome. Une série sympathiquement divertissante dont on aurait tort de se priver.

Anna Godbersen, Une saison à Long Island, Albin Michel Wiz, 2012, 345 pages

16/02/2013

L'école de la nuit

Voici aujourd'hui mon billet sur L'école de la nuit (Shadow of the night pour le titre original) de Deborah Harkness. J'ai republié mon billet sur le premier tome avant-hier, vous pouvez le lire juste en dessous. Je vais essayer de faire un billet sans spoilers, en tout cas pour ceux qui ont déjà lu le premier volet. Je pense qu'il est toujours difficile de parler d'un second tome sans évoquer le premier alors si ceux qui n'ont encore rien lu de la série souhaitent garder une surprise totale, je vous suggère de vous arrêter là :-) Enfin si, juste une dernière chose: j'ai totalement a-do-ré ce second tome!

ecole_10.jpgL'histoire reprend là où nous l'avions laissée et nous nous retrouvons propulsés, avec Diana et Matthew, en pleine angleterre élizabéthaine. Là, nos tourtereaux espèrent pouvoir évoluer en paix, afin de laisser le temps à Diana d'apprendre à maîtriser ses pouvoirs, et d'en découvrir l'étendue, mais aussi d'en savoir plus sur ce fameux manuscrit. 

Pour moi, ce second tome est une version améliorée du premier. L'auteur en a gommé les petits défauts, tout en gardant son style inimitable. L'école de la nuit est aussi dense que son prédécesseur, pour autant, il ne s'y passe pas énormément de choses au niveau action. Nous nous installons en Angleterre sous le règne d'Elizabeth en compagnie de Matthew et Diana, et nous vivottons à leurs côtés. Quand bien même, pour moi, Deborah Harkness fait preuve d'une virtuosité de maîtrise de son récit et de ses personnages. Son écriture a quelque chose de très impressionnant. C'est vivant, bien écrit, exhaustif. Elle a le don en plus de mêler les petites histoires aux grandes histoires, de nous dresser des portraits de personnages uniques et d'étoffer leurs histoires personnelles. Je pense particulièrement à l'histoire de Matthew ici qui est davantage développée, notamment grâce à la connaissance d'un membre de sa famille que nous n'avions pas eu l'occasion de rencontrer jusqu'ici. Mais tous les autres personnages secondaires que nous rencontrons sont tous excellents, eux aussi. On ressent une vraie effervescence à ce niveau dans cet opus, et c'est un véritable régal.

Autre très bon point, les passages entre Diana et Matthew sont beaucoup plus réussis que précédemment. Nous les sentons s'installer dans leur vie de couple, avec toutes les tensions et désaccords que ça implique. Leurs liens n'en sont d'ailleurs que plus forts et il est impossible de ne pas se prendre d'affection pour ce couple "insolite", et plus du tout mièvre. Pour moi, c'est une très grande avancée par rapport au premier tome. Je pourrais encore dire des tas de choses sur ce roman, mais pour éviter les spoilers, il vaut mieux que je m'en tienne là. 

Je suis impatiente de lire la troisième et dernière partie de l'histoire. Il y a pas mal d'éléments qui viennent se greffer à l'intrigue, et on referme le roman en nous demandant ce qu'il a bien pu se passer dans le présent pendant que Diana et Matthew étaient dans le passé. A ce titre, j'ai beaucoup aimé les chapitres qui entrecoupent le récit et qui nous donnent quelques informations sur le présent de nos héros. Je me demande vraiment ce qu'il en sera dans le dernier volet. J'ai hâââââtee! Mais aucune date n'est encore annoncée, donc patience!

Je vous renvoie vers l'avis de Shopgirl qui devrait bientôt être en ligne.

 

Deborah Harkness, L'école de la nuit, Orbit, 2012, 552 pages.

15/02/2013

Le livre perdu des sortilèges

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En prévision de ma lecture commune de L'école de la nuit avec Shopgirl, je vous propose aujourd'hui la republication de mon billet sur le premier tome de la série écrite par Deborah Harkness

Je comptais publier ce billet plus tôt cette semaine, mais ça a été une semaine assez folle dans l'ensemble, donc me voici ce soir, en quatrième vitesse car mon billet sur le deuxième tome est prévu pour demain. J'ai lu Le livre perdu des sortilèges il y a à peu près un an et je l'avais beaucoup aimé. Voici l'avis que j'avais publié alors (bien que légèrement modifié).

Diana Bishop est la dernière d’une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé dpuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous – démons, sorcières et vampires – le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu’énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au coeur de la toumente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.

Voici mon avis découpé en quelques points:

- L’ancrage de l’histoire, le fond historique, les mythes… sont ultra-travaillés. On se sent « pris en charge » et en confiance. L’auteur parsème son histoire de zones d’ombre et de questions sans réponse définitive mais elle n’accumule pas les incompréhensions et abreuve son lecteur d’informations, de détails dont on sait qu’ils auront leur importance à un moment ou à un autre. On peut déplorer parfois des répétitions, mais je dois avouer qu’il y a tellement d’informations que ce n’est pas forcément un défaut, et ce n’est pas une mauvaise chose de se voir rappeler certains faits pour garder en tête les éléments importants. Bien entendu, j’ai lu ce livre sur une période assez longue, alors les personnes qui l’ont dévoré ne l’ont peut-être pas entendu de la même façon.

- J’ai adoré la façon dont l’auteur a créé le mythe des familles de vampires: leur mode de fonctionnement, la façon dont s’organisent leurs familles, les règles à respecter, etc… J’ai aussi apprécié découvrir les familles de sorciers mais l’auteur reste encore assez floue, sans doute car l’héroïne, Diana, est elle-même  novice dans le domaine car elle s’est volontairement détachée de ce monde-là. Et puis, je pense aussi qu’il y a beaucoup d’éléments importants propre à l’histoire des sorciers qui entrent en ligne de compte pour la résolution de l’intrigue principale de l’histoire. Les informations sont donc assez diluées. Par contre, j’aurais aimé en savoir plus sur les démons, ils ont l’air fascinant, mais chaque chose en son temps…

- Je veux la même maison que les Bishop! Ohlala, j’ai eu un tel coup de coeur pour cette maison et ses petits tours de passe-passe absolument adorables, et si imaginatifs! Dignes de JK Rowling! Ceux qui ont lu, sauront de quoi je parle!

- L’histoire entre Diana et Matthew est touchante et j’ai beaucoup aimé l'évolution de leur relation, bien que parfois certains dialogues sont un peu trop niais. Ca ne me dérange pas du tout dans l’absolu, c’est juste que ça ne colle pas vraiment avec le ton du roman qui se veut sérieux, et exhaustif. 

- J’aime les lieux que l’auteur a utilisés: la grande bibliothèque bodléienne d’Oxford (le rêve!), le campus, la petite ville américaine, le château en France… On voyage beaucoup, et les différents endroits rythment très agréablement le récit. Ils permettent aussi d'entrer davantage dans la vie de tel ou tel personnage, selon le lien qu'il a avec le lieu où nous nous trouvons.

- Le style de l’auteur est fluide, et ne rend pas le roman indigeste, ce qui aurait très bien pu être le cas, vu de sa densité.

Bien sûr, je peux encore dire des tas de choses sur ce roman, mais j'espère vous avoir déjà donné envie de vous y plonger! A savoir qu'il est disponible en poche, si ce n'est pas beau tout ça! Je vous retrouve dimanche pour mon billet sur L'école de la nuit, suite et deuxième volet de la trilogie All Souls.

Bonne soirée, et passez un excellent weekend!

 

Deborah Harkness, Le livre perdu des sortilèges, Orbit,  2011, 528 pages

10/02/2013

The Grimm legacy

Si vous aimez la magie, les contes et les mystères, ce livre risque de vous plaire! Ce qui m'a d'abord attirée dans ce roman, c'est sa couverture, je la trouve particulièrement réussie. Qu'en pensez-vous? Le titre lui aussi était intrigant et puis lorsque j'ai lu le résumé... j'étais conquise!

shulman_uk_med.jpegNotre héroïne se prénomme Elizabeth. Et lorsque nous la rencontrons, un de ses professeurs vient de lui décrocher un travail dans une bibliothèque. Et une bibliothèque assez particulière: il ne s'agit pas d'un endroit où l'on emprunte des livres, mais des objets. Dans une pièce secrète se trouve la Grimm collection où reposent des objets magiques et puissants, directement issus des contes des frères Grimm! Mais certains objets commencent à disparaître ou sont remplacés par des faux... Elizabeth et ses nouveaux collègues partent à la recherche du voleur, en ne sachant pas le danger qui les guette.

J'ai aimé énormément de choses dans ce roman qui recèle de bonnes idées. L'héroïne est assez attachante, tout comme le sont les personnages secondaires. On prend un plaisir incroyable à se promener dans les couloirs de cet endroit des plus particuliers, ainsi qu'à rencontrer certains des usagers quelque peu loufoques, mais dans un tel endroit, comment ne pas l'être? J'ai aussi adoré la façon dont se déroulent les emprunts des objets de la Grimm Collection. Point d'argent à laisser ou d'objets précieux, non, il faut y laisser un de ses "talents" ou "habilités". Ainsi, lorsque Elizabeth décide d'y laisser son sens de l'orientation, nous avons droit à quelques situations incongrues. Sans parler des pouvoirs assez intimidants de certains objets! 

Bref, des personnages agréables, une bonne histoire, des idées originales relativement bien exploitées. De quoi passer un très bon moment.

Une suite est prévue, The wells bequest, pour l'été prochain. Je ne manquerai pas le rendez-vous. Tentés?

Polly Shulman, The Grimm legacy, Oxford University press, 2010 (2012 pour cette édition), 325 pages.

07/02/2013

Victoria Rêve

product_9782070649860_244x0.jpgJe vous retrouve aujoud'hui pour un court billet sur un petit ouvrage jeunesse que j'ai lu fin 2012 et qui m'avait beaucoup plu. Je n'avais encore rien lu de Timothée de Fombelle jusqu'ici, et je dois avouer que sa plume fut une bonne surprise. 

Victoria voulait une vie d'aventures, une vie folle, une vie plus grande qu'elle.

Timothée de Fombelle nous fait rencontrer Victoria, une enfant qui vit dans ses livres, adorant faire fonctionner son imagination et partir à la conquête de terres lointaines et inconnues grâce à ses livres qu'elle chérit tant. Mais un jour, Victoria remarque que certains de ses précieux livres ont disparu de ses étagères. Et en même temps, elle décèle chez son père un comportement étrange, que se passe-t-il? Notre héroïne va donc enquêter afin de résoudre ces incongruités, et croyez-moi, l'imagination débordante y a bien sa place! Victoria Rêve est un joli récit où nous faisons la connaissance d'une petite fille ma foi fort intéressante et attachante. J'ai trouvé l'histoire particulièrement dans l'air du temps, touchante et attendrissante. A conseiller, pour petits et grands enfants.

Un extrait que j'ai aimé:

Victoria, au fond de la salle, écoutait tout ce petit monde s'échanger des gaufres à gorge déployée. Elle se demandait pourquoi, en cours d'anglais, on ne lisait pas plutôt des histoires de détectives fouillant des hangars à la recherche d'un tueur fou, ou les passions d'une veuve de vingt ans au bord de la mer, des histoires d'orphelins, de rois, de chiens jouant du piano dans les bars, de pilotes de guerre pendant le bombardement de Londres. Peu importait. Mais tout, oui, TOUT sauf l'amour éperdu de Charlotte pour une gaufre, ou celui de cet imbécile de Bill pour une fille qui ne le méritait pas (pp. 38-39).

Le livre est quant à lui un bel objet et la couverture est des plus réussies. Le dos ainsi que les "couvertures intérieures" sont parfaites, parsemées d'illustrations de couvertures de livres. Chaque début de chapitre est joliment décoré. Le tout par François Place.

timothée de fombelle,victoria rêve,littérature jeunesse,littérature française

"Le nouveau roman de Timothée de Fombelle dit la force de la lecture et de l'imaginaire aujourd'hui, envers et contre tout. C'est un petit livre sur les grands livres qui nous habitent." 

Bonne fin d'après-midi!

Timothée de Fombelle, Victoria rêve, Gallimard Jeunesse, 2012, 112 pages.

02/02/2013

Tout ce qui brille

Que diriez-vous, en ce début de weekend, de partir à la conquête de New-York... au cours de l'année 1929? Ne me dites rien, je sais que vous êtes tentés!

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En avril dernier, Albin Michel Wiz sortait le premier tome de la nouvelle série d'Anna Godbersen, auteure de la série The Luxe dont j'avais beaucoup aimé les deux premiers volets (il faut que je m'y remette). Tout ce qui brille (Bright young things dans sa version originale) a pour objet les aventures de trois héroïnes, jeunes et belles, et décidées à mettre New-York à leurs pieds.

L'histoire commence dans l'Ohio, où nous faisons la connaissance de Cordélia et de Letty, deux jeunes filles aux grands yeux remplis de rêves d'ailleurs. Elles ne se sentent pas à leur place dans leur petite campagne étouffante, et qui n'a rien de bien folichon à leur offrir. Un évènement dans la vie de Cordélia va déclencher la fuite que les deux jeunes femmes préparent depuis un bon moment. Elles embarquent dans un train pour New-York, fébriles, confiantes et sans regrets. A New-York, il y a Astrid, jeune femme suivant les pérégrinations maritales de sa croqueuse de diamants de mère. Contrairement à Letty et Cordélia, a ce qu'on pourrait appeler une vie confortable, elle évolue dans l'insouciance des soirées des années folles comme un poisson dans l'eau, même si sa relation avec le fils du trafiquant d'alcool du coin (figures respectées à l'époque) lui cause quelques tourments.

La lecture de ce roman m'a fait redécouvrir avec plaisir la plume très vivante d'Anna Godbersen. Elle a vraisemblablement une prédisposition pour les personnages féminins relativement forts, même si je dois avouer que j'ai eu un peu de mal à m'y attacher. J'ai suivi sans déplaisir leur nouveau quotidien, mais il est parfois difficile de capter la logique des décisions de certains personnages. Cependant, on sent très bien que ce premier tome est une installation de ce qui va arriver ensuite. Nos héroïnes sont sans cesse confrontées à une nouvelle donne, et j'avoue avoir très envie de savoir quelles cartes sortiront lors du prochain tome. Par ailleurs, j'ai trouvé les personnages masculins assez intéressants, en particulier Charlie dont j'attends l'évolution avec impatience.

J'ai bien aimé me promener à New-York en cette année 1929, même si la ville reste en arrière-plan, contrairement à ce que l'on pourrait penser. Mais l'auteure nous donne une approche relativement bonne de l'ambiance de l'époque, sans trop en faire et écraser ses personnages: les fêtes, les bars clandestins (speakeasies), les situations qui évoluent très rapidement, dans le bon comme dans le mauvais sens. A. Godbersen manie très bien cet art de faire monter l'adrénaline pour mieux la faire chuter ensuite, et nos héroïnes avec. Des moments de gloire qui sont autant d'éclats éphémères qu'un rayon de soleil flirtant avec les paillettes d'une robe. En bref, une bonne lecture, et je poursuivrai la série avec grand plaisir.

Anna Godbersen, Tout ce qui brille, Albin Michel Wiz,  372 pages,  2010 (2012 pour la traduction)

01/02/2013

The Alexander McCall Smith Challenge

Chers lecteurs, 

En ce 1er février, j'ai le plaisir de lancer le Challenge Alexander McCall Smith! Nombreux d'entre vous savent à quel point j'aime cet auteur, et je suis très heureuse d'organiser cet évènement. J'espère qu'il sera, pour nombreux d'entre vous, l'occasion de creuser davantage dans l'écriture de McCall Smith ou tout simplement de faire sa connaissance.

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A propos de l'auteur...

A. McCall Smith s'est fait connaître en tant qu'auteur avec sa série mettant en scène Mma Ramotswe, détective au Botswana. Avant ce succès, il enseignait le droit médical dans les universités du Royaume-Uni ainsi qu'à l'étranger. La renommée des aventures de Precious Ramotswe lui a permis de se consacrer uniquement à l'écriture. Et grand bien lui en a pris! Il est à ce jour l'auteur de très nombreux romans issus de plusieurs séries.

La plus chère à mon coeur, et celle dont je vous ai déjà parlé à de nombreuses reprises (tous les tomes sortis en français sont chroniqués sur ce blog), est celle dont l'héroïne est la merveilleuse Isabel Dalhousie, philosophe de son état et édimbourgeoise jusqu'au bout des ongles. Mais il ne faut pas passer à côté d'une autre série à succès: celle peuplée des habitants du 44 Scotland Street dont les aventures sont d'abord apparues sous forme de chroniques dans The Scotsman, avant d'être compilées en romans. Ces trois séries de livres sont traduites en français (chez 10/18 pour les formats poche).

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Viennent ensuite d'autres séries comme Corduroy Mansions dont le schéma de base se calque sur 44 Scotland Street mais dont les personnages sont des habitants d'un immeuble londonien. Il y a également la série Pr. Von Igelfeld qui m'a l'air délicieusement loufoque. Dernièrement, nous avons également eu droit à un roman ne se plaçant pas dans une série Trains & lovers (dont j'ai parlé ici), mais il y a également eu La's orchestra saves the world. McCall Smith a également écrit pour la jeunesse, et je dois avouer que je suis assez curieuse de voir ce que ça donne. Malheureusement pour les non-anglophones, ces romans ne sont pas (encore?) traduits.

Voilà un peu pour le topo livresque. Si ça vous intéresse, et pour plus de clareté, je peux consacrer un billet-listing de l'ensemble des titres.

Si je devais parler de la plume de McCall Smith, je dirais qu'elle mêle humour et intelligence. Ses livres me rappellent les plaisirs simples de la vie, ils traitent avec drôlerie les travers de chacun, nous dépeignent un art de vivre à la fois anodin et particulier, et surtout, des personnages loufoques, qui vont et qui viennent, qui vivottent, qui nous font rire ou nous agacent. McCall Smith a un don pour capter les interactions sociales du quotidien, celles qu'on estime insignifiantes mais qui sont finalement la vie. Et puis bien sûr, il y a la ville d'Edimbourg qui, dans sa série Isabel Dalhousie et 44 Scotland Street, est un personnage à elle-seule. Il en parle avec tellement d'amour qu'il est impossible de ne pas se languir de la découvrir C'est aussi grâce à ses mots que je suis allée la visiter l'année dernière (il y a 1 an jour pour jour, j'y étais...) et que j'en suis tombée follement amoureuse.

Alors voilà pourquoi ce challenge me tient autant à coeur! Mais ne perdons plus de temps, place aux règles, mes très chers!

Règles du Challenge

1. Le challenge se terminera le 15 mars 2014. Il débute maintenant.

2. J'ai beaucoup réfléchi à l'organisation du challenge sans parvenir à me décider. Comme il s'agit d'un challenge basé sur un auteur, et non pas sur un thème plus large, les lectures sont réduites (même si McCall Smith est prolifique) et me lancer dans plusieurs niveaux n'aurait pas vraiment été pertinent. Je me suis donc arrêtée sur un minimum de 3 romans à découvrir, étalés sur au moins 2 séries. 

Je souhaite mettre en avant l'aspect sériel des écrits de l'auteur, car je trouve que c'est important (en plus d'être chouette) d'entrer dans plusieurs de ses univers pour le découvrir vraiment. De plus, ses romans ne sont en général pas bien épais, de sorte que ça ne rend pas la tâche à accomplir trop fastidieuse, right?

Si vous êtes incroyablement motivés et que la fièvre vous emporte dans un élan de lecture mccallsmith-esques, un système de bonus est mis en place. 5 points par lecture supplémentaire et 10 points s'il s'agit d'une troisième ou quatrième série découverte. Bonus de 20 points pour quiconque serait à jour dans l'une de ses séries (et peu importe si la lecture de 2 romans vous suffit à décrocher le bonus). Au terme du challenge, celui qui l'aura relevé haut la main et qui aura accumulé le plus de points recevra une petite récompense (ne me demandez pas, je ne sais pas du tout ce que je vais concocter!). 

3. Voici les logos. J'espère qu'ils vous plaisent! J'en referai peut-être d'autres en cours d'année, mais pour l'instant, je suis assez contente de ceux-ci. Pour marquer votre participation, apposez un des logos en fin de billet et mettez un lien vers le billet du challenge. 

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4. N'oubliez pas ensuite de m'envoyer le lien de votre billet soit par email, soit dans les commentaires sur un des billets du challenge. J'ajouterai alors un lien à côté de votre nom vers votre chronique dans mon billet/page récapitulatif. 

Rien de bien compliqué en somme, un challenge assez traditionnel et qui, je l'espère, nous procurera beaucoup de plaisir de lecture ensemble.

Les participantes:

- Shelbylee

- Shopgirl: Billet de présentation

- Trillian : Le club des philosophes amateurs ; Amis, amants, chocolat

- Emma

- Maéva

- La plume et la page

- Céline: Billet de présentation

- FondantoChocolat : Une question d'attitude

- Lauranne

- Estellecalim

- Mrs Pepys

- Soukee : Billet de présentation

 

Pour vous inscrire, rien de plus simple:

laissez-moi un petit commentaire ci-dessous!

31/01/2013

Dis-moi quelle lectrice tu es...

Je vous retrouve aujourd'hui pour un TAG lié à mes habitudes de lectrice. Ca faisait longtemps que je n'avais plus répondu à un tag, mais je dois avouer que je me suis bien amusée à répondre à celui-ci.

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Es-tu une acheteuse compulsive de livres?

Oui, sans aucun doute. J'essaie de faire plus attention à ma consommation littéraire depuis plusieurs mois, surtout en bouquinerie où les petits prix font qu'il est difficile de ne pas se perdre, mais oui, je suis une acheteuse compulsive de livres, pas la peine de me voiler la face :-)

A quelle fréquence achètes-tu tes livres?

C'est très difficile à dire, car c'est très irrégulier. Je peux ne pas en acheter pendant plusieurs semaines, et puis en acheter plusieurs d'un coup. C'est aussi selon les envies et les publications du moment. Ma mère m'offre aussi beaucoup de livres, donc c'est finalement difficile de faire le compte.

As-tu une librairie favorite?

J'ai des librairies que j'aime beaucoup, mais je ne connais malheureusement pas ce lien précieux que peut avoir un lecteur assidu avec son libraire. Mon attachement réside souvent donc dans l'infrastructure de la librairie-même, l'accueil et la richesse des titres en rayon. Il y en a quelques-unes que j'affectionne mais sans prédilection: Filigranes à Bruxelles pour son ambiance (la circulation dans les rayons est souvent problématique au vu du monde), Pax à Liège, Molière à Charleroi, Media livres à Tournai, le Furet du Nord à Lille,...  mais si je dois choisir une librairie de coeur, ça serait Hatchard's à Londres. J'ai envie de faire un billet sur cette très belle librairie, je suis certaine que vous allez adorer!

Fais-tu tes achats livresques seule ou accompagnée?

Le plus souvent, seule. Mais j'ai régulièrement la compagnie de ma mère ainsi que de ma soeur. Je partage aussi très souvent mes quêtes livresques avec Axelle :-)

Librairie ou achats sur le net?

Les deux. Si je peux, j'achète en librairie, mais lisant beaucoup en anglais, je ne pourais pas survivre  littérairement parlant sans les sites en ligne. 

Vers quelle type de livres te tournes-tu en premier?

La fiction est bien sûr mon genre de prédilection. J'aime aussi les beaux livres sur l'art ou compilations de photos de villes que j'affectionne. 

Préfères-tu les livres neufs, d'occasion ou les deux?

Les deux, tant que les seconds ne tombent pas en lambeaux. 

Qu'aimes-tu dans le shopping livresque?

Le calme des personnes qu'on croise dans les librairies (la plupart du temps, et pas en période de fêtes, obviously), le fait de voir quelqu'un pointer ou acheter un titre qu'on a aimé, sourire lorsqu'on retrouve le titre d'un roman évoqué par un client à son libraire, avant celui-ci. Les nouveautés. Les belles couvertures, la surprise d'une réédition, l'odeur de la librairie quand on y entre, cette impression que les livres nous murmurent des choses parfois. Le bonheur de flâner, de prendre et de reposer, de faire une découverte inattendue. Toucher les livres et repartir en pensant aux futurs plaisirs de lecture.

Le shopping en ligne est différent, il met en oeuvre un autre type de confort, comme un fond musical bien choisi, une tasse de thé chaud, pourquoi pas un fauteuil confortable également? La perspective d'avoir presque toujours le titre disponible, d'ajouter ou de supprimer à sa guise les titres dans son panier ou encore de ne pas avoir à porter ses achats jusqu'à chez soi sont autant de petits points positifs que je savoure également. Sans oublier le double bonheur qu'on a: quand on passe la commande et quand on les reçoit. Recevoir un colis, c'est tellement toujours excitant, alors quand il contient des livres, je vous passe les détails de mon euphorie.

Te fixes-tu une limite d'achat par mois?

Pas vraiment. En général, j'ai une bonne capacité à savoir quand je peux craquer et quand je ne peux pas. Les livres, c'est sûr, c'est toujours plus difficile, mais jusqu'ici j'arrive à gérer ça. Je fonctionne beaucoup au feeling et je ne compte pas le nombre de fois où je suis entrée dans une librairie sans rien acheter ou en reposant tout avant de partir. Si la fébrilité n'y est pas, je sais que mes achats ne seront pas forcément opportuns et qu'il vaut mieux revenir un autre jour. C'est donc souvent mon baromètre de lectrice qui arrive à me limiter, et c'est tant mieux, ça diminue (un peu) les frustrations.

A combien de livres s'élève ta wishlist?

Beaucoup, beaucoup de titres. Impossible à compter.

Cite trois livres que tu veux tout de suite

Je vais dire ceux que je viens de commander: The Hobbit de Tolkien, Cold comfort farm de Stella Gibbons (pour l'histoire mais aussi pour la magnifique édition que j'ai choisie) et The diviners de Libba Bray dont j'ai entendu le plus grand bien.

Précommandes-tu tes livres?

En général non. Mais je l'ai fait pour The casual vacancy de JK Rowling.

Pourquoi un tel pseudo/nom de blog?

En raison d'un livre que j'avais lu un peu avant la création de mon précédent blog et que j'avais beaucoup beaucoup aimé. Il fait partie de mes favoris désormais. Il s'agit du livre The lost art of keeping secrets (L'amour comme par hasard en français) d'Eva Rice. Je vous le recommande chaudement.

Je tague Emma, Axelle, Shelbylee et Emjy, si elles en ont envie.